ABEILLES
2 ou 3 boites sans fond mises les unes derrière les autres, avec destrous à chaque boite pour la cômmunication.
3° Sur la largeur, c’est la ruche de GELYÉt.
modifiée par Huger, Bosc. puis par 7n0fméme. C’est une boîte (7. 168) coupée en 2 parties égales sur la Fig. 168.
largeur ; chaque partie a a une cloison avec des ouvertures de communication. Bosc en a retranché les cloisons; Huger, au lieu de 2 |l parties, en a fait autant D eu qu'il a désiré de rayons de cire. Ainsi, chaque segment représente un cadre dont le bois a 15 lignes 1/4 de large; c’est une mesure qu'il faut élablir pour les ruches coupées sur la largeur; il faut autant de fois 15 lignes sur la largeur, plus 4 lignes, qu’on y veut de rayons; on ajoute 4 lignes, parce qu’il a 9 ou 11 passages sur 8 où 10 rayons.
J'ai modifié cette ruche (#2. 169), 1° en supprimant le fond; Fig. 169.
2° en rétrécissant sa partie supérieure d’un tiers sur la profondeur, et en augmentant sa base d’un tiers, ce qui double la
rofondeur du
as de la ruche; 3° en donnant à la couverture assez de pente pour ess ne l'écoulement des eaux de pluie au dehors et de celles produites par la condensation des vapeurs dans l’intérieur. Ilsuffit à ceteffet d’élever le derrière plus quele devantde la ruche. On maintient l’écartement du devant et du derrière des 2 parties de la ruche au moyen d'une tringle de 6 lignes qui traverse les planches, el qu’on y assujétit avec un petit coin. On met la tringle à 4 ou 6 pouces de hauteur,avec l'attention de la placersousunrayon, non sous un sentier, pour qu’elle ne bouche pas le passage des abeilles. On cloue ure autre tringle à angle droit, sur cette tringle pour soutenir les rayons. On peut faire un trou à chaque partie de la couverture pour y placer un vase de verre. On nomme cette ruche la ruche perfectionnée, pour la distinguer de ceile de Bosc dont je lui avais donné primitivement le nom. On en réunit les parties comme on l’a dit pour lesruches à hausse. Les ruches du même rucher doivent avoir les mêmes dimensions.
La fig. 170 représente la ruche à expériences, divisée en 8 segmens sur la largeur ; elle est fermée sur les côtés par un châssis vitré, recouvert d’un volet silaruche est dans un ru-
cher couvert; si elle est en plein air, il ne faut pas de volet, mais onrecouvre la ruche d’une boite aux côtés de laquelle on place des planchettes à coulisse pour inspecter la ru-
a SES che sans déranger la boite.
Il faut dans les ruches divisées sur la largeur, diriger le premier travail des abeilles
our n'être pas exposé à briser des rayons
orsqu’on écarte les deux parties de la ruche. A cet effet, on suspend à chaque partie de lacouverture, à 2 lignes des points de jonction, un morceau de rayon d’un pouce de hauteur sur 4 à 5 de longueur ; on l'y maintient avec du fil de laiton recuit. On a l'attention, en plaçant ces morceaux, de les mettre dans leur position naturelle, de manière que le bord des alvéoles soit plus élevé que le fond. Les abeilles prolongent perpendiculairement ces morceaux de rayon. Cette précaution n’est nécessaire que pour les ruches entières qui n'ont pas servi, car il suffit qu'un côté d’une ruche soit plein ou même ait servi pour que la propolis employée à attacher des rayons dirige le placement des nouveaux rayons à construire.
Si on désire une ruche pour les expériences, on peut prendre la ruche perfectionnée, la diviser en autant de segmens qu’on veut de rayons, maintenir la partie inférieure de chaque segment avec une tringle, et remplacer les planches des côtés par des châssis vitrés recouverts d’un volet si la ruche est dans un rucher; si elle est en plein air, il ne faut pas de volets, mais on recouvre la ruche d'une boite, comme nous l'avons dit ci-dessus.
Toutes les ruches doivent étre pesées et numérotées avant de s’en servir.
On place ces ruches sans fond sur des plateaux composés de planches, de plâtre coulé, d’ardoise épaisse, ou de pierre. La surface doit en être unie. Ces plateaux, de l’épaisseur d’un à 2 pouces, ont 2 pouces de large et 5 de long de plus que les ruches. On y creuse sur le devant, au milieu, un passage en pente douce de 2 1/2 pouces de large sur un pouce de profondeur au bord du plateau, profondeur qui se réduit à zéro dans l’intérieur de la ruche et qui a au moins 7 à 8 lignes au point d'entrée et de sortie des abeilles, c’est-à-dire à 2 pouces du bord.Ces plateaux, qui sont soutenus par 4 pieux de bois d'autant plus longs que le terrain est plus humide, ont ordinairement 3 1/2 pieds. On enfonce la partie inférieure de ces supports, qui est terminée en pointe, d'environ 1/2 pied en terre; ceux de devant le sont de 10 à :2 lignes plus que les autres, afin de donner un peu de pente au plateau pour l'écoulement des eaux. Il faut que le plateau déborde les supports d'un pouce eu moins. On fera bien de consolider ces plateaux au moyen de quatre chevilles qui lestraverseront et quientreront dans les sup-
Fig. 170,
ports. On peut remplacer ceux-ci par une ierre, un tronc d'arbre, ou un cône ou cyindre de terre cuite rempli de terre.
Lesruchessontcouvertes,au moins dansles pays pluvieux, par un surtout où chemise, ordinairement de paille de seigle dont on coupe les épis, qu’on lie fortement dans la partie supérieure, et qu’on ouvre pour le placer sur la ruche en donnant plus d'épaisseur du côté d’où viennent les pluies. On peut le maintenir au moyen d’un cerceau sur lequel on le fixe. Dans les pays chauds, on doit augmwenter l'épaisseur de la couverture des ruches si on ne se sert pas de surtouts, parce que le bois s’échauffant, pourrait, s’il était mince, amollir beaucoup la propolis et détacher les rayons lorsqu'ils sont remplis de miel ou de couvain.
$ III. — Des ruchers.
1° Ruchers en plein air.
Un rucher en plein air est un terrain sur lequel on place les ruches à une petite distance de l’habitation, du côté opposéà la cour des volailles lesquelles mangent les abeilles qui viennent y boire ou se poser sur le fumier. $1 le terrain est grand, on peut mettre beaucoup de distance entre les ruches, et garnir les intervalles d’arbrisseaux el de plantes qui produisent beaucoup de nectar.
Si l’espace est petit, on plante enavant des ruches, et on met celles-ci (g. 171 et 172) sur ?
Fig. 171 et 172.
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rangs, à 5 à6 pieds de distance entre les rangs et 3 pieds entre les ruches, à l'exposition du levant ou du midi, en les abritant par un mur Q du côté du nord ou de l’ouest. On ne laisse pousser aucune plante sous les ruches ni à 2 pieds, et si le sol est humide, on enlève dans cette partie 6 pouces de terre qu'on remplace par du gros sable. Quand on a un courant d’eau, on établit un bassin supérieur O, soutenu par un talus en gazon À et un bassin#inférieur N, qui recoit les eaux du
! bassin supérieur par 2? ou 3 filets très-minces
caap. 8°.
II, courant sur le terrain et où les abeilles ne peuvent se noyer. À défaut de courant d’eau dans le rucher ou aux environs, on
CULTURE DES ABEILLES
petite croisée et une porte à une de leurs extrémilés, mais seulement une croisée à l’au tre. On fait sur le devant un petit passage
enfonce un ou deux baquets rez-terre. On y | pour les abeilles de chaque ruche, et on y
jette 6 pouces de’terre pour y planter du | met une
cresson d’eau, et on les remplit d'eau. Enfin, on détruit autant que possible tous les insectes et les petits oiseaux dans le rucher, lequel doit être clos de murs, d’un treillis ou au moins d’une forte palissade. Si la température du canton étaittrès-humide, il faudrait placer les ruches sur des arbres, et à défaut dans des greniers.
2 Ruchers abrités et couverts.
Dans les lieux où les forts coups de vent, les orages, les pluies prolongées et la grêle sont fréquens, on établit son rucher sous des appentis longs et ouverts, ou seulement fermés du côté d’où viennent ces météores; c’est ce qu’on nomme ruchers abrités( fig. 173);
Fig. 173.