‹ Maison rustique du XIXe siècle ... Rédigé et professé par une réunion d'agronomes et de praticiens appartenant aux sociétés agricoles de France sous la direction du Dr. Alexandre BixioChapitre 131 sur 295 · D 10 GE À D · texte numérisé non relu

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La densité du sucre sec est de... 1600

Rien n’est plus facile , au moyen de cette table, que de connaître la densité d’un mont. En effet, on plonge l’aréomètre dans le liquide

LEV. IV

ramené à la température de 10° R., ce qui est toujours possible, soit, par un temps plus froid , en le chauffant, soit, par une température plus chaude , en le plongeant quelques momens dans une eau de puits ou de source, et on observe le point ou degré auquel l’instrument descend dans le moüt. On consulte ensuite la table pour connaître la densité qui correspond à ce degré de l'instrument. Ainsi un moût où l’aréomètre plonge jusqu’au 10° degré a pour densité 1075.

Les mouûts les plus denses ne dépassent guère 15 à 17 ne nous avons poussé néans moins notre table jusqu’à 54°; notre intention, en lui donnant cette étendue, a été de mettre à même ceux qui achètent des sirops de sucre de raisin ou de dextrine de s’assurer de leurs densités avec l’aréomètre. Ces sirops sont quelquefois si épais, que leur viscosité embarrasse la marche de l'instrument. Dans ce cas,on pourrait leur rendre un peu de fluidité en les chauffant, mais l’élévation de tem-

érature rendrait les indications fautives et Pon doit au contraire ne pas élever les liquides au-dessus de 10° R., température pour laquelle la table a été calculée. Pour éviter de faire dans ce cas des corrections toujours longues et difficiles, il suffit de prendre un décilitre ou un volume quelconque de sirop à essayer, que l’on dissout dans un volume égal d’eau de pluie ou de rivière filtrée; on plonge l’aréomètre dans ce mélange, et on observe le degré auquel il s’enfonce. Je suppose qu’il s'arrête à 24 degrés; je consulte la table, et je vois que la densité correspondante est de 1200; je multiplie par deux les chiffres qui suivent l'unité, c’est-à-dire 200, ce qui me donne 400, ou 1400 pour la densité du sirop ; je cherche dans la table le degré qui correspond approximativement à cette pesanteur spécifique, et Je trouve que mon sirop pèse 41 degrés 1/2 à peu près.

Il ne suffit pas de connaître, comme nous l'avons dit , la densité d’un moût de raisin ou

| d’un sirop pour apprécier leur valeur ou leur

mérite comme liquides propres à fournir de l'alcool, il faut évaluer le poids réel de matière sucrée qu'ils renferment . litre ou par hectolitre de liquide. C’est dans le but d'obtenir ce résultat que j'ai inventé un pèse-moût (fig. 205), auquel j'ai donné le nom de mustimètre, dérivé de mustum, moûtou vin doux, afin quil

| ne soit pas confondu avec le gleuco-ænomètre

qui n’a d’autres rapports avec lui que la forme, et dont les indications sont aussi inexactes que sa dénomination est impropre.

Le mustimètre n’est autre chose qu'un aréomètre ordinaire ou pèse-sirops, Mais gradué avec soin et donnant pour chaque degré la densité ou pesanteur spécifique du moût dans lequel il est plongé. Les principales divisions ont été vérifiées avec des liquides dont la densité a été prise avec une balance très sensible et par la double pesée. Le zéro correspond à la densité de l’eau pure ou distillée; elle est exprimée par 1000 ; les autres divisions inférieures de 5 en 5 jusqu’à 20 donnent la pesanteur spécifique d’un liquide plus lourd que l’eau; les degrés au-dessus de zéro indiquent des liquides ph légers. Au lieu de placer dans la tige de l'instrument deux échelles qui auraient donné d’un seul

cap. 9°.

coup d'œil tous les résultats désirés , nous avons préféré donner une {able qui sera collée sur une planche, et que l’on couvrira d’un vernis à l’alcooi pour la

préserver de lhumidité.

Pour essayer un moût

de raisins, on le passe à travers un linge, une chausse de laine, ou tout simplement on le filtre à travers du papies sans colle, après ’avoir laissé reposer, pour le séparer, autant ue possible, des corps étrangers qui ne sont que suspendus. On le verse ainsi dépuré dans uue éprouvette, et l'on plonge dedans le mustimètre. Le degré auquel il s'arrête indique sa densité. Je suppose que l'instrument se fixe à 10 degrés; je consulte la table ci-après, et je vois que la pesanteur spécifique du moût est égale à 1075, c’est-à-dire qu'un litre d’eau pesant 1000 grammes, un litre de moût à 1 degrés pèsera 1075 grammes ; un hectolitre sera du poids de 107 kil. 500 grammes, et donnera par l’évaporation à siccité un réside de 20 kilogram.

Cet essai doit être fait à une température de + 15° C. (12° de R.) Nous ne donnons pas de table de correction, parce qu’il est facile de ramener le moût à la température voulue; celle des cuveries, à moins que la saison ne soit très froide , approche beaucoup de 15°.

L'erreur commise pour une différence d’un ou deux degrés est insignifiante dans un travail en grand comme celui de la vendange.

Pour ceux qui voudraient vérifier les nombres qui sont indiqués dans la seconde colonne, ou calculer les quantités de matière sucrée contenue dans un sirop d’une densité supérieure à celle de 20 degrés, nous donnerons la formuie suivante dont nous avons fait usage, et qu’on doit à M. DUBRUNFAUT.

et qui se traduit ainsi en langage ordinaire. La densité du moût (D) diminuée du nombre 1000, et le reste multiplié par 1900, puis divisé par 1600, densité du sucre solide diminuée de 1000,exprime la quantité réelle de sucre (Q), en volume, contenue dans ce moût.

Ainsi un moût marque 5° et a 1036 (D) pour densité, je retranche de 1036 le nombre 1000, il reste 36qui, multiplié par 1000, donne un produit de 36,000, que je divise par 1600, moins 1000 ou 600, le quotient est 60 qui exprime la quantité de centimètres cubes de sucre conteaus dans un litre de moût à 5° aréométriques, ou la quantité de décimètres cubes contenus dans unhectolitre.

Nous n’avons par ce moyen que la quantité de sucre en volume, Pour lavoir en poids,

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