RARE
dron de forme cylindrique fermé par 2 fonds convexes et qui porte des rebords par lesquels il s'appuie sur la maçonnerie du fourneau dans lequel il est noyé. Au niveau de son fond part un gros tube B, fermé par un robinet qui sort au dehors du massif du fourneau et sert, après une chauffe, à faire évacuer les marcs et la vinasse. Cette chaudière porte un robinet æ pour l'essai des vapeurs, et sur son fond supérieur une gorge qui en rétrécit l'ouverture.
2 Le chapiteau D, ou couvercle de la chaudière cylindrique, qui porte par le bas une gorge qui entre juste dans celle de la chaudière, et est fermé en haut par une calotte sphérique soudée en bb au-dessous de son bord supérieur, ce qui forme un anneau qu’on remplit d’eau pour opérer une fermeture hermélique. Au milieu de cette calotte est une ouverture E qu’on ferme avec un bouchon en métal et qui sert à charger le moût dans la chaudière. Sur le côté de ce cylindre est soudé un gros tuyau G légèrement conique, qu’on nomme bec du chapiteau.
3° Le réfrigérant ou condenseur H dans lequel les vapeurs alcooliques, après s’être élevées de la chaudière, être montées dans le chapiteau et en avoir traversé le bec, viennent se condenser par le refroidissement qu'on leur fait éprouver.
Le réfrigérant le plus en usageest celui qui est connu sous le nom de serpentin, et qui consiste en un long tube II, contourné en hélice, qui, par son orifice supérieur F, s’ajuste avec le bec du chapiteau, et qui, par l'inférieur, verse la liqueur condensée dans le vase destiné à la recevoir. Ce serpentin est enfermé dans une cuve MN OP remplie d’eau, qu'on renouvelle continuellement. Cette eau, fournie par un réservoir supérieur, est versée dans l’entonnoir L, coule par le tube qu'il surmonte et entre par la partie inférieure de la cuve. À mesure qu’elle s’échauffe elle s'élève à la surface, où un tuyau de trop plein M la conduit hors de l'atelier. H est un robinet par lequel on vide entièremeut l’eau de la cuve.
M. Geppa a inventé un condenseur (fig. 238) qui se compose de? cônes, AA, BB, tronqués,
Le
ARTS AGRICOLES : FABRICATION DES EAUX-DE-VIE. Fig. 238.
renyersés , ajustés l’un à l’autre et réunis par les 2bouts.
Ces cônes laissent entre eux un intervalle e e, où se fait la condensation, et qui est ferme en haut et en bas par des anneaux soudés aux parois des cônes.
Voici les proportions relatives de ce réfrigérant. En désignant par D le Rire diamètre du cône extérieur À à la partie supérieure,lahauteur de ce cône sera 2 1f2 D, le diamètre supérieur du cône intérieur 7/10 D, les diamètres inférieurs de ces cônes 4/7 D et 1/2 D. Ainsi l'espace entre les 2 cônes est supérieurement
| 3/10 D et inférieurement 1/14 D. Gest le tube
qui recoit le bec du chapiteau, II les pieds qui sont au nombre de 3 et KK la cuve remplie d’eau froide. Les plus grands condenseurs de ce genre ont environ 2 mètres de hauteur et servent pour des alambics d'environ 3 mètres cubes de capacité.
Ce condenseur présente dans un petit espace une grande surface pour la condensation, mais il a, comme le serpentin, l’inconvénient de ne pouvoir étre nettoyé facilement. De plus les vapeurs, s’y condensant promptement dans la partie supérieure, tombent aussitôt à l’état fluide dans le fond, où elles s’écoulent dans le récipient sans être suffisamment refroidies.
On a cherché à perfectionner cet appareil en le combinant avec le serpentin ou en élevant sa partie supérieure au-dessus de la cuve à
eau froide, afin que les vapeurs, refroidies seulement par le contact de lair, se déposent en un liquide qui coule lentement et se refroidit ensuite le long des parois.
Un condenseur plus commode est celui qui est représenté dans la fig. 239 et qui se com-
Fig. 239.
pose de 3 tubes cylindriques AB, CD, EF, d’un mètre chacun de longueur, soudés l’un à l’autre sous un certain angle et se communi-uant sans interruption. Le tube AB a un’.
iamètre égal à celui du chapiteau; par l’autre extrémité il est uni avec l'extrémité D du tuyau CD en bec deflite. Les 2 parties assemblées sont soudées à un bout de tuyau cylindrique G qui porte un pas de vis extérieur. Ce tuyau est fermé par une boite ou couvercle H taraudée intérieurement pour s’ajuster sur le tuyau G. On place un cuir entre cette boite et l’embase du tuyau, afin de fermer her-
cuaAP. 10°.
métiquement les 2 tuyaux à la fois; les 2 tubes CD, EF sont ajustés de même. Tout l’appareil est soudé aux points À, G, I, F dans une bâche de cuivre ou de zinc M, L de 20 à 24 cent. de largeur, et remplie d’eau froide qui se renouvelle par le fond pendant la distillation.
Les vapeurs entrent par le tube À B; là elles se condensent ; le liquide coule lentement dans le tube DC, qui est un peu incliné, de là dans le tube EF, où elles tombent refroidies dans le récipient par le bec F.Si l’on craignait qu'un trajet de 2 mètres ne fût pas assez long pour refroidir entièrement laliqueur, on pourrait ajouter 2 tubes de plus.
Cette disposition donne la facilité de nettoyer les tuyaux lorsqu'on a distillé ; il suffit pour cela de dévisser les obturateurs H et I, et, à l’aide d’une brosse en crin et d’eau, de frotter l’intérieur des tuyaux.
C'est d’après ce principe, mais d’une manière plus simple, qu'est construit le condenseur de M. KoELLE, représenté dans les fig. 240, 241, et qui se compose d’une série
Fig. 241. Fig. 240.
TL