CONTENANT
MPa
Dour unes
de tubes courbés sous un angle aigu et au sommet de l’angle desquels est un anneau qui s'accroche à des clous à crochet placés à différentes hauteurs dans la bâche à eau froide. Les extrémités ouvertes de ces tubes, qui sortent en dehors des parois de cette bâche, sont réunies de deux en deux par des bouts de tuyaux courbes, comme on le voit en À A, et afin de placer un plus grand nombre de tuyaux dans le cuvier, on ne les met pas les uns au-dessus des autres, mais on les dispose en zig-zag, comme le représente la série des nes dans la fig. 241.
Nous renvoyons à l’article bière pour la description d’un réfrigérant fort ingénieux de l'invention de M. Nicuozs, et qui, avec de légères modifications, peut être adapté à la condensation des vapeurs alcooliques.
On calcule ordinairement qu’un condenseur, quand la distillation marche avec régularité et l’eau de condensation, qu’on renouvelle, étant à la température moyenne de 10° C., doit présenter une surface de condensation égale à peu près au double de celle de la partie de la chaudière exposée au feu.
Une pièce, qui fait aussi partie des appareils distillatoires, est le bassiot ou baquet O( fig. 237), petit baquet à double fond, dout le supérieur est percé de 2 trous. L'un R recoit l’eau-de-vie et la verse dans l’intérieur, on lui donne la forme d’un entounoir; l’autre S sert à laisser échapper l’air à mesure que le bassiot se remplit et à puiser de la liqueur quand on veut essayer son degré de spirituo-
APPARFILS DISCONTINUS.
des tonneaux. Dans les grands appareils on
emploie des tonneaux pour recevoir l’eau-devie ou l’alcool.
1° Distillation des vins.
Une fois qu’on a fait choix du vin qu’on veut distiller dans un appareil à feu nu, on procède de la manière suivante.
On commence d’abord par laver la chaudière avec le plus grand soin; cette opération préliminaire est de la plus haute importance. « Une extrême propreté, dit M. S. LeENoRMAND dans son art du distillateur, doit présider à toutes les opérations du bouilleur. Il doit visiter souvent et avec soin tous les vases qu'il emploie dans la brülerie, ne pas permetire qu’on remplisse les chaudières sans être assuré qu’elles ne renferment aucune partie couverte de vert-de-gris ; c’est un des points les plus importans. Pour y parvenir d’une manière plus assurée, il doit, aussitôt qu’une chauffe est terminée et dès l’instant qu’il a fait couler la vinasse ou résidu de l'opération qui vient de finir ou tout au moins à la fin de la Journée et au moment de quitter les travaux, y verser de l’eau par la douille supérieure, l'y laisser séjourner en l’agitant avec un écouvillon, la faire couler ensuite au dehors et y passer une seconde eau pour enlever tous les résidus. La chaudière est propre lorsque l’eau sort limpide.
« Ce n’est pas tout encore, et le bouilleur doit souvent ôter le chapiteau ou les pièces qui surmontent la chaudière, et ouvrir celle-ci pour éviter la formation ou enlever une croûte qui se forme sur les parois intérieures par la précipitation du tartre de la lie, de l’extractif et des sels à base calcaire que les eaux dont il se sert tiennent souvent en dissolution. Cette croûte entraîne la prompte destruction de la chaudière et communique d’ailleurs à leaude-vie le goût de feu ou de brülé quinuit beaucoup à sa bonne qualité. On remédie à cet inconvénient sans nuire, dit-on, à la bonte des produits, en versant dans la chaudière, par hectolitre de vin qu’elle contient, 125 gram. de fécule, transformée en empois avec de l’eau tiède, puis étendu de 2 litres de vin.On verse l'empois dans la chaudière, dont le liquide est déjà chaud, et en même temps on agite avec un bâton, afin que le mélange soit complet. On suit avec avantage ce procédé et la croûte ne se forme pas.
« Ce que nous avons dit de la chaudière est applicable à tous les autres vases. Le chapiteau, le condenseur doivent souvent être nettoyés et continuellement visités.
« Une seconde condition importante, c’est
w’il nese fasse aucune fuite par les jointures des différentes pièces. On ne saurait apporter trop de soin à cet égard, parce qu’un appareil qui fuit donne lieu à des pertes qui, en se renouvelant sans cesse, finissent par devenir notables. Plusieurs pièces des grands appareils actuels sont terminées par des collets que l’on assujétit par des pinces ou griffes en fer, qui prennent entre leurs lames les collets de 2 pièces contiguës. On interpose entre les collets des rondelles de papier gris frit dans l’huile, ou des feuilles minces de plomb. Quelques coups de inarleau sur les griffes suffisent pour operer
sité. Quand le bassiot est plein on le vide dans | ue fermeture exacte. Dans tous les cas, tou-
tes Les jointures des appareils doivent être lutées avec le plus grand soin, au moyen de bandes de linge trempées dans des blancs d'œufs etsaupoudrées avec un mélange de chaux vive, éteinte avec un peu d’eau et mélangée d’un tiers de son poids de craie en poudre fine.
On prépare aussi un bon lut avec parties égales de farine de seigle et de craie en poudre très fine; ou bien 1 partie de cette farine avec autant de sablon tres fin. On délaie ce mélange dans des blancs d'œufs pour en former une bouiilie épaisse qu'on applique sur les bandes de toile dont on recouvre jes jointures.
Du moment que la chaudière est bien nettoyee on y verse le vin; on la remplit à peu près aux 3/4, ce qu'on reconnait facilement au moyen d’une petite jauge en bois, qu’on plonge dans le liquide. ès que la chaudière est remplie on s'occupe de mettre en train ou de donner le coup de feu. À cet effet on allume un feu vif dans le fourneau pour hâter l’ébullition ; on placele bassiot pour recevoir les produits ; on ferme l'ouverture du chapiteau avec son bouchon à vis; on verse de l’eau dans l'anneau qui Pentoure et on lute avec soin toutes les autres jointures.
Dès que la chaleur commence à pénétrer, il se dégage beaucoup d’air par l’extrémité inférieure du condenseur, et peu à peu les vapeurs s'élèvent. On juge du chemin qu’elles font dans toutes les capacités de l’appareil par Ja chaleur que prennent successivement tous les conduits qu’elles parcourent. 11 passe d’abord un alcool qui n’a ni goût ni odeur agréable. On sépare ce 1°" produit pour le distiller une seconde fois. L'alcool qui succède est très concentré et de bonne qualité; il se nomme eau-de-vie première, et on en détermine letitre par l’alcoomètre en établissant à demeure cet instrument à l’ouverture du bassiot, ce qui permet de juger du degré de l'alcool pendant tout le temps de l'opération.
L’alcoomètre se maintient à peu près au même degré pendant quelque temps; mais peu à peu l’eau-de-vie perd de sa force. Lorsqu'il est tombé au-dessous de 50° de l’alcoomètre ( 19° Cartier ) on ne recueille plus que de.leau-de-vie mêlée de plus ou moins d’eau, qu’on nomme cau-de-vie seconde ou petites eaux. Quand cette eau-de-vie a passé pendant quel-
[ue temps et ne contient presque plus rien de spiritueux, on ouvre de temps à autre le petit robinet placé sur la chaudière et on présente une allumette enflammée aux vapeurs qui en sortent en renouvelant cet essai jusqu’à ce que les vapeurs ne s’enflamment plus. Dès ce moment l’opération est terminée; on couvre le feu pour faire écouler la vinasse, nettoyer lachaudière et la remplir de nouveau.
La quantité de bonne eau-de-vie qu’on recueille est d'autant plus considérable qu’on a mieux ménagé le feu et qu’on a entretenu le même degré de fraicheur à l’eau des condenseurs.
On peut ménager le combustible et le temps enplaçant entre l’alambic et le condenseur un baquet de la contenance de la chaudière, qu'on remplit de vin, qu'on chauffe pendant le cours de la distillation précédente jusqu’à »s ou 60° C.,par un tour de serpentin qui circule dans le baquet avant de se rendre au
LIVe LV condenseur. De cette manière la distillation recommence presque aussitôt.
Les distillateurs appellent chauffe une opération entière, c’est-a-dire depuis l’instant où ils chargent l'appareil jusqu’à celui où ils font écouler la vinasse.
On redistille séparément Y'eau-de-vie seconde, à un feu doux, pour l'obtenir en totalité à un plus haut point de concentration. Cette opération s’appelle repasse. On mêle quelquefois la repasse avec le vin pour en opérer de nouveau la distillation.
À mesure que les bassiots qui reçoivent l’eau-de-vie sont pleins, on les vide dans des futailles de bois de chêne qu’on tient dans le cellier pour éviter l’évaporation. Le séjour que fait l’eau-de-vie dans le bois neuf lui fait acquérir une couleur Jaunâtre qui n’altère pas sa qualité. L’eau-de-vie en vieillissant perd 1e sois de feu qu’elle a souvent quand elle est
raiche ; elle devient plus agréable et plus suaye.
20 Distillation des marcs de raisins.
Les marcs de raisins qu’on destine à la distillation sont d'autant plus propres à cet usage qu'ils sont restés plus long-temps en contact avec le vin; ils fournissent alors plus d’alcool, et cette quantité, dans les années favorables, peut aller du 10° au 8, tandis que des vins pressés aussitôt après la récolte on n’en peut extraire au-delà du 12° au 10°.
Quand on ne distille pas les marcs de suite, il faut les préserver du contact de l'air qui les ferait tourner à l’aigre et détruirait l'alcool. Pour cela, après qu’ils ont été pressés, on les entasse dans des cuves où ils sont foulés avec les pieds de manière à les condenser le plus possible. Les cuves étant pleines, on les recouvre d’une couche de terre molle. Alors il s’opère, au bout de 15 jours, une nouvelle fermentation qui augmente encore la richesse alcoolique des marcs. Dans des vases peu poreux ils peuvent se conserver plus long-temps sans altération et même pendant une partie de l’année.
Lorsqu'on veut commencer la distillation, on enlève le chapeau de terre ainsi que la surface du marc qui est ordinairement moisie, desséchée ou aigre, et toul ce qui se trouvealtéré; et chaque fois que l’on puise pour charger la chaudière on recouvre le reste d’une étoffe quelconque. La chaudière est chargée de manière que les marcs et le liquide qu’on y introduit laissent entre le chapiteau un espace pour lébullition et les vapeurs. On met ordinairement un seau d’eau pour 2 seaux de marc. Cette quantité de liquide est nécessaire pour empêcher les maxcs de s’attacher à la chaudière. Quand on a des vins faibles ou gàtés , des vins de grains, de fécule, ou tous autres liquides pouvant donner de lalcool, il est avantageux de les employer, au lieu d’eau, à cette distillation. Le feu doit être toujours égal et conduit avec beaucoup de soin, un coup de feu pouvant déterminer de suite la bralure au fond de la chaudière.
Dans quelques parties de l'Allemagne les chaudières qui servent à distiller les marcs de grains ou de raisins portent un agitateur qu'on met en mouvement de temps à autre,
cap. 10°.
APPAREILS DISCONTINUS
surtout au commencement de l'opération , | lation que la propreté paraît être une condi-
pour empêcher les matières épaisses de toucher le fond et les tenir en suspension dans le liquide.
3° Distillation des moûts de grains et de fécule.
Pour procéder à la distillation des moûts de grains avec le marc, on les agile pendant quel-
ue temps, puis on les transporte dans la chaudière w’on remplit au 2/3 de sa hauteur. On alee, feu, qu'on répartit aussi également que possible sous la chaudière, et en même temps le bouilleur, de moment en moment, brasse le moût avec un agitateur pour empécher les parties épaisses de se rassembler au fond et de brûler. Arrivé au point d’ébullition et après le dégagement du gaz acide carbonique, on ferme le chapiteau , on dispose le condenseur et on lute toutes les ouvertures. Des que la distillation commence on soutient le feu et on l’entretient de‘manière que l’opération marche avec activité et régularité. On ‘continue ainsi jusqu’à ce que les portions qui passent ne marquent plus que quelques degrés à l’'aréomètre; on fait alors écouler les marcs qu’on donne aux bestiaux.
Le liquide qu'on obtient ainsi, et qu'on nomme flègme, est une eau-de-vie étendue d’eau qui ne marque pas plus de 15 à 20° de l'alcoomètre (12 à 13° Cart). Outre lie goût d’empyreume qu’il possède, il contient souvent une certaine quantité d'acide acétique; aussi, exposé à l’air, il ne tarderait pas à être converti en vinaigre si on ne le soumettait à la cohobation ou rectification. Dans ce but, on le remet dans le même appareil, où mieux on le transporte dans un autre plus petit, où on le distille à un feu doux. La liqueur qui passe d'abord est de l’eau-de-vie 1° qu’on recueille à part; celle qui coule ensuite est plus faible, et en fractionnant les produits on finit par obtenir un liquide peu alcoolique qu’on redistille, avec les flègmes, à l'opération suivante.
Quand on distille des eaux-de-vie destinées pour boisson, telle que celle dite geniévre, il faut arrêter la distillation dès que les flègmes ne marquent plus que quelques degrés centésimaux, parce que c’est vers la fin que les acides et les huiles empyreumatiques, qui altérent leur qualité, passent à la distilla- Uon. Aussi les derniers jets, lorsqu'on pousse opération jusqu’à ce que le liquide ne marque plus rien, sont-ils infects et nauséabonds, et est-on obligé, dans ce cas, lorsqu'on procède à la rectification ou à une nouvelle opération, de placer un godet sous l’orifice du serpentin pour recueillir et rejeter une certaine quanfité d’eau acidule et infecte qui précède le véritable produit de la distillation.
Pour empêcher la déperdition notable d’alcool qu'on éprouverait si le jet était à l'air libre, on enveloppe d’une caisse en fer-blanc.
qui s'ouvre par un volet, l'issue du serpentin et l'entonnoir, et on ajoute dans celui-ci un morceau de flanelle qui sert de filtre et sépare une matière floconneuse qui contient de l’oxide de cuivre provenant de l'appareil et empêche les corps étrangers d’obstruer le tuyau conducteur.
A la fin de chaque opération on nettoie tous les appareils, car c’est dans ce genre de distil-
AGR
tion des plus importantes.
4° Distillation des mélasses de betteraves.
Les mélasses qu’on recueille dans la fabrication des sucres, mises en fermentation, donnent un volume égal au leur de bonne eau-devie. Il arrive quelquefois qu’au moment où la cuve où on les dépose après les avoir mises en levain semble marcher convenablement, la fermentation cesse subitement sans qu'il soit possible de la rétablir. M. Tirroy conseille alors de battre dans une chaudière 150 kilog. de mélasse avec 2 fois autant d’eau et d'y ajouter peu à peu 76,5 d’acide sulfurique préalablement étendu d’eau. On brasse fortement le mélange, on fait bouillir une demi-heure, puis on fait écouler dans une cuve dans laquelle on verse 5 à 6 fois autant d’eau qu’on a employé de mélasse. On délaie dans ce liquide une quantité convenable de levure et la fermentation marche régulièrement. La quantité d'acide varie suivant la composition de la masse; le mélange doit seulement être légèrement acide. Une fois la fermentation alcoolique terminée, on distille comme pour le vin.
La plupart des autres matières sucrées et fermentées se distillent les unes comme les vins, les autres comme les grains, les marcs ou les mélasses.
$ IL. — Appareil discontinu à feu nu avec rectification simultanée à la vapeur.
L’alambic ordinaire présente plusieurs vices inhérens à l’appareil lui-même. D'abord il faut modérer le feu avec assez d’habileté pour ne faire monter que les parties alcooliques; un coup de feu trop fort fait monter une masse de fluides aqueux et ne donne qu’une eau-de-vie faible qu’on est obligé de distiller une seconde fois pour la porter au degré convenable. En second lieu il est difficile d’extraire les dernières portions d’eau-de-vie contenues dansle vin sans qu’elles soient chargées d'une immense quantité de parties aqueuses.
L’eau-de-vie a souvent un goût de brülé et est rarement très limpide; la condensation y étant imparfate, il y a déperdition de vapeurs alcooliques qui se répandent en pure perte dans l'atelier. Enfin on consomme une quantité considérable de combustible eton nepeut obtenir d'alcool 3/6 ou autre que par une nouvelle distillation.
C’est surtout dans la distillation des moûts de grains et des marcs que ces défauts sont le plus sensibles. La nécessité de laisser refroidir les flègmes avant de les soumettre à la rectification, puis de les réchauffer pour cette opération, occasionne une dépense énorme de combustible et une déperdition fort considérable en alcool dans les transvasemens.
On a cherché de bien des manières à remédier à ces défauts et à s'opposer à ces pertes ; nous ne pouvous donner ici toutes les combinaisons qui ont été inventées; mais avant de passer à la description des grands appareils employés de nos jours, nous ferons connaître un appareil simple inventé par M. Pisrorius et employe avec beaucoup de succès pour les moûts de grain qu'il distille et rectifie en
r. Ti — 30.
même temps. Voici la description de cet appareil. | Li
Entre un alambic ordinaire M (fig. 242) et
rectificateur A.muni d’un appareil séparé de condensation C. La chaudière A est plate; son diamètre est 6 à 7 fois plus grand que sa hau-
son réfrigérant N, on place un auire alambic | teur et sa capacité la moitié de celle de la Fig. 242.
TT PME SR
à ER TS = — chaudière M. Une enveloppe de cuivre BB, sorte de chaudière cylindrique, entoure la chaudière qui sy trouve suspendue à 5 ou 6 centimètres tant des parois que du fond au moyen des rebords de son couvercle qui sont soudés sur la paroi intérieure de l'enveloppe. Celle-ci reçoit d’un côté dans une douille le bec D du chapiteau et de l’autre elle porte près de son fond un tuyau E qui entre dans l'ouverture supérieure du serpentin. Ce tuyau est un peu incliné pour favoriser l'écoulement des liquides qui serassemblent entre la chaudière À et son enveloppe. L’intervalle entreles 2 vases À et Bforme déjà une sorte de condenseur où une grande partie des vapeurs soulevées dans l’alambic M viennent se liquéfier.
Cette condensation donne lieu àun dégagement de calorique qui chauffe les flègmes qu'on a versés dans la chaudière A et qui distillent aiusi à une douce chaleur. Afin d'éviter encore la perte du calorique, on peut adapter au tuyau E un bout de tuyau à robinet F par lequel onsoutire les flègmes peu alcoolisés qui se sont condensés entre les 2 fonds, et qu’on verse encore bouillans dansla chaudière à rectification.
Au moyen de cette disposition on diminue beaucoup la perte en alcool; on obtient par le robinet O du réfrigérant une eau-de-vie presque rectifiée, et par le serpentin C un produit infiniment plus pur et d’un degré supérieur à celui recueilli par les procédés ordinaires.
On peut disposer l'appareil d’une manière encore plus avantageuse; pour cela il n’y a qu'à donner au fond de l'enveloppe de la chaudière A (fig. 243) la forme d’une calotte sphé-
Fig. 243.
rique, et souder au point le plus bas un tuyau R en forme d’S de 12 millimètres de diamètre intérieur. Ce tuyau se relève et pénètre dans la chaudière à travers le couvercle. Lorsqu'il s’est assemblé une certaine quantité de flègmes sur le fond sphérique, on ferme le robinet H; la pression qui s'établit dans l'appareil, dès qu’elle équivaut à peu près à celle d’une colonne d’eau de 20 à 24centime-
RES ORÉEERT D
RTE RSS SO PT RTE De em er CE tres de hauteur, suffit pour faire monter ces
flègmes dans la chaudière à rectification.
FM
$ IL. — Appareil au bain-marie, de M. Cæaussewor.
Cet appareil, qui marche au bain-marie et avec diminution dela pression atmosphérique, peut s'appliquer avec succès à la distillation des eaux-de-vie et liqueurs d un goût délicat, et surtout à celle des eaux aromatiques. L’auteur s’occupe de simplifier encore sa construction, tout en ménageant les moyens de graduer à volonté les progrès de la condensation des vapeurs. Dans l’état actuel il se compose des pièces suivantes.
A (fig. 244), chaudière contenant le liquide
Fig. 244.
à distiller; elle plonge dans un bain-marie, chauffé par le foyer du fourneau C. Un tube à double courbure EE met en communication la capacité de la chaudière A avec celle d’un vase et récipient condenseur F.
Celui-ci, plongé dans une enveloppe G qui recoit de l’eau froide par un entonnoir H, se remplit complètement, et laisse passer l’eau par un tube dans la double enveloppe K du tube à double courbure E; enfin, un trop plein EL, porte au dehors l'excès du liquide réfrigérant.
Conduite de l'appareil. L'appareil étant ainsi monté et la chaudière À remplie aux 2/3 de la substance à distiller (vin ou mélange d’eau et d’une substance aromatique), on allume le feu dans le foyer €, et dès que le bain-marie est chauffé à 40° environ, on remplit de vapeur d’eau toutes les capacités F,E, À, à l’aide d’un petit bouilleur N, qui s’adapte pendant quelques instants au robinet M. La vapeur en excès sort bientôt avec un sifflement par le
cxaAP. 10°,
robinet O. (Ces 2 derniers robinets sont constamment plongés dans l’eau que maintient autour d'eux une petite capsule qui s’y trouve adaptée; cette ingénieuse disposition
arantit la fermeture hermétique qui est innl Dès qu’on est certain que tout l’espace précité est bien rempli de vapeurs, on ferme à la fois les deux robinets, et l’on démonte le petit bouilleur.
Le vide commence à s'établir; on l’entretient en faisant couler de l’eau froide par l’entonnoir H dans le fond de la double enveloppe G du récipient. Celle-ci s’échauffe peu à peu en s’élevant autour de ses parois, et de
lus en plus en montant ensuite dans l’enveoppe K par le tube I; puis elle sort, après avoir utilisé toute sa faculté réfrigérante, par le trop plein L. Le vide incomplet établi de cette manière dans toutesles capacités A, E,F, détermine une distillation active à une température de 40 à 50°, et comme celle-ci est donnée par l'intermédiaire du bain-marie, elle est également répartie, et ne saurait caraméliser aucune des substances distillées. Aussi obtient-on dans cet appareil des eaux aromatiques (de roses, de fleurs d'oranger, etc.) ou des eaux-de-vie plus suaves que par aucun autre procédé.
Fig. 246.