‹ Maison rustique du XIXe siècle ... Rédigé et professé par une réunion d'agronomes et de praticiens appartenant aux sociétés agricoles de France sous la direction du Dr. Alexandre BixioChapitre 156 sur 295 · PO PRE · texte numérisé non relu

PO PRE

fermer Me. EN

quer le trop plein; À, ligne ponctuée indiquant le niveau de l’eau ou du vin dans la

chaudière e, quand on distiile; ?, tubulure adaptée sur la chaudière e; on la tient hermétiquement fermée à l’aide d'un couvercle bridé qu'on n’ouvre que lorsqu'on veut nettoyer l’intérieur de la chaudière; 4, robinet d'épreuve pour la distillation du vin; {, chaudière supérieure superposée; m, robinet de vidange de la chaudière L'n, tuyau courbe portant robinet, et établissant la communication entre les deux chaudières e, L; 0, robinet du trop plein de la chaudière !; p, ligne ponctuée indiquant, dans le chaudière {, la superficie du liquide à distiller; g, fond qui sépare les deux chaudières e, l;r, tuyau principal ajusté verticalement au centre du fond 4 ; 1l est ouvert des deux bouts, et s'élève vers le collet de la chaudière [; $, cylindre creux ouvert par le bas, et fermé à son extrémité supérieure; il sert d’enveloppe au tuyau r; son bord inférieur repose sur 3 pieds d’un pouce de hauteur, soudés sur le fond g, ie fond de ce cylindre ne touche pas tout-à-fait le bord supérieur du tuyau r; t, 3e cylindre creux dont le bord inférieur est soudé sur le fond gq; ce cylindre, qui enveloppe les 2 précédens, est ouvert par le haut, et son bord supérieur s'élève d'environ 15lignes au-dessus du cylindre s; u, 4 cylindre creux, ouvert par le bas, fermé par le haut, et enveloppant le 3e cylindre t. Le bord inférieur de ce cylindre est, comme celui du cylindre s, porté sur 3 pieds d’un pouce de haut, soudés sur le fond q; son fond supérieur s'élève d’un demi-pouce audessus du bord du cylindre ft; v, 5€ et dernier cylindre creux, servant d’enveloppe à tous les autres; son bora inférieur est soudé sur le fond g, et le fond supérieur du tube uw, agrandi, sert aussi à le boucher par le haut. Ces 5 cylindres sont placés les uns dans les autres, comme le représente la fig. 246, de manière que la vapeur puisse aisément les parcourir successivement. L’intervalle qui sépare chacun de ces cylindres de son voisin, est d'environ un pouce; æ, lubes placés à égale distance autour de la partie supérieure qui bouche les 4€ et 5e cylindres, w, v; ils sont courbés obliquement, et descendent jusqu'à 2 pouces du fond g, qui sépare les chaudières. La fig. 246 ne laisse voir que 2 de ces tubes; il faut supposer qu'il y en a un 3e après la partie qui est enlevée : y, tube de sûreté pour empêcher l'absorption de la substance contenue dans la chaudière supérieure par les 3 tubes plongeurs æ. Ce tube traverse le collet de la chaudière Z, son extrémité supérieure, qui a la forme d’un entonnoir, est en contact avec l’atmosphère, et son autre extrémité communique avec l’espace cylindrique formé entre les 2 cylindres #, v. Ce tube est recourbé de manière à ce qu’il touche par le milieu, à peu près, de sa longueur la superficie de la matière renfermée dans la chaudière L; il est interrompu, dans sa moitié qui s'approche du centre de lappareil, par un renflement z, formant un cylindre creux qui peut contenir environ 2 litres d’eau, introduits par l’entonnoir.

a’, robinet d’épreuve de la chaudière supérieure; Ÿ’,tubulure pratiquée sur la chaudière { de la même manière que l’est la tubulure à sur la chaudière inférieure e; elle s'ouvre aussi lorsqu'on veut netloyer l'intérieur de la chau-

dière supérieure; ©, bassin circulaire placé sur le collet de la chaudière supérieure et formant réfrigérant ; d’, tuyau à robinet conduisant l’eau du bassin réfrigérant € dans la chaudière inférieure; e’, vase de forme ellipüque réuni au collet de la chaudière supérieure par les brides et boulons f; g, deux tuyaux plongeant dans un petit vase ou godel, et servant à l'écoulement du liquide aqueux qui retombe dans Ja chaudière inférieure; À, tuyau à robinets et à double branche pour conduire à volonté les liquides aqueux du vase elliptique e’ dans l’une ou autre chaudière; ?, tube qui s'élève vertialement dans Pintérieur du vase e° jusqu'à la distance d’un pouce à peu près de la paroi supérieure de ce vase; il est bien bouché en haut par un fond, et tout près de ce fond le tube ? est percé horizontalement de plusieurs petits trous; À, cylindre creux qui recouvre et enveloppe le tube ©’; il est muni en haut d’un fond qui repose sur le tube 2’, et son bord inférieur descend jusqu’à un pouce de distance du fond du vase elliptique & ; ?, tubulure pratiquée sur le vase elliptique pour permettre de le nettoyer intérieurement; elle se ferme avec un bouchon en bois ; m, bassin placé sur le vase e”; 1l sert de réfrigérant; on vide ce bassin au moyen du tube à robinet »’. 0,p,q;,r,S$, 0, Six compartimens, ou diaphragmes rectificateurs montés les uns sur les autres, et formant par leur réunion une colonne cylindrique. Ces compartimens communiquent l’un à l’autre au moyen des 6 petits tubes ?, disposés dans leurs cases chacun de la même manière que le tube ? l’est dans le vase elliptique €. Ils sont, comme ce dernier, enveloppés chacun d’un cylindre en forme de chapeau, et leur extrémité supérieure est percée d'une grande quantité de pelits trous. Le fond de chaque compartiment f a, comme le montre la figure, un petit tuyau logé dans un godet et servant à écouler les petites eaux condensées qui descendent d’un compartiment dans l’autre et finissent par se rendre dans le vase elliptique e’, lequel à son tour les conduit dans l’une ou l’autre des 2 chaudières par les 2 branches du tuyau à robinets k’. Ce passage de la condensation s’effectue en même temps que les vapeurs alcooliques s'élèvent et parcourent, en se rectifiant, les 6 compartlimens et les doubles tuyaux qui se trouvent dans chacun d’eux ; w, long cylindre vertical enveloppant les 6 compartiments ?, et laissant entre ces compartimens et lui un intervalle annulaire de 6 pouces. Ce cylindre, au moyen du liquide qu'on y introduit, sert de réfrigérant. Le liquide est évacué par le gros tuyauv’, qui le fait passer à volonté dans la chaudière supérieure. æ, cylindre formé de deux pièces assemblées à charnière, s’ouvrant et se fermant à volonté; on le tient fermé par des loquets y’, (fig. 245), que l’on ouvre quand on veut. L'espace ouvert par le haut et compris entre cette enveloppe et le cylindre w peut servir à recevoir le grain qu'on veut sécher après qu’on l’a fait germer. La surface de cette enveloppe est criblée de pelits trous qui livrent passage aux vapeurs humides qui s’échappent du grain, et sa base repose sur un rebord saillant soudé au cylindre w et qui lui sert en même temps de fond. ?;’, 2 ouvertures

1De,

ratiquées à la base de l'enveloppe +, par D illes on retire le grain lorsqu'on le juge à propos.

a tube recourbé à angle droit; l’un de ses bouts est en communication avec l’intérieur du cylindreréfrigérant w’, et dans l’autre bout, qui a la forme d'un godet, est logée l’extrémité d’un tube conique b? en verre, qui sert à indiquer la hauteur du liquide dans le cylindre w’; &, tuyau à robinet, servant à introduire la substance qu’on veut distiller dans le cylindre réfrigérant w’.Quel que soit le liquide qu'on y introduise, il s’y prépare, en augmentant de température, pour descendre ensuite dans la chaudière supérieure; si c’est une substance farineuse, elle reste dans cette chaudière pour y être distillée, et si c’est du vin on le fait descendre dans la chaudière inférieure en ouvrant le robinet h’. d?, tuyau à robinet servant à introduire le vin lorsqu'on veut en distiller dans le cylindre w’; e?, tube par lequel on introduit de l’eau dans le cylindre formé par les compartimens f pour nettoyer dans toute son étendue ce cylindre central qu'on nomme rectificateur; f?, tuyau par lequel s'élèvent les vapeurs spiritueuses rectifiées pour se rendre dans le serpentin et s'y condenser; g*, tuyau servant à dégager la faible portion de vapeur qui se forme dans le cylindre w et qui va se rendre dans le petit serpentin, placé avec le grand, où elle se condense et sort en esprit par son extrémité inférieure au bas du tonneau A. À, cheminée ayant un registre au moyen duquel on règle l'intensité du feu, que l’on doit diminuer pendant qu'on charge.

1° Conduite de la distillation. Quand l’appareil est disposé pour la distillation, comme on le voit fig. 245, tous les robinets doivent être fermés, excepté celui qui indique le trop plein. On commence l'opération par remplir d’eau le tonneau A, dans lequel sont placés le petit et le grand serpentin; on remplit ensuite, avec la substance qu’on se propose de distiller, la cuve B, où se trouve un 3: petit serpentin qui aboutit au grand serpentin du tonneau A; on charge d’eau froide Ja chaulière inférieure par l’ouverture ?, puis on allume le feu.

Il faut laisser l’eau se distiller jusqu’à ce que la substance qui est dans le tonneau B se trouve à 30° R. environ ; alors on ferme le robinet du tuyau c? et on laisse continuer la distillation. On remplit de nouveau le tonneau B pour remplacer la quantité de substance qui en est sortie pour se rendre dans la colonne cylindrique ; on ouvre les 2 robinets du tuyau h, pour que l’eau qui s’est condensée dans le cylindre rectificateur et dans le vase elliptique € se vide; on ouvre en même temps les robinets 1° et k°, fig. 245, pour remplir d’eau froide, arrivant du tonneau À, le réfrigérant © de la chaudière supérieure et celui »m du vase &. Ces réfrigérans étant pleins, on ferme les robinets, on ralentit le feu en le couvrant de charbon mouillé et en fermant momentanément le registre de la cheminée.

Cette 1°: Chauffe étant faite avec de l’eau daos l'intention de laver l’intérieur de lappareil, il faut ouvrir les robinets des tuyaux fe n, et l'ouverture à pour vider les 2 chaudières, Par ce moyen toute l’eau de lavage qui

APPAREILS DISCONTINUS. 287

s'était accumulée dans la chaudière inférieure sort de là par le robinet f; pendant l’écoulement, on introduit un balai par l'ouverture à de la chaudière inférieure, afin de bien la nettoyer et de faire sortir tout ce qu’elle contient.

Cette chauffe à l’eau a aussi pour but de chauffer l'intérieur de l'appareil et la substance à distiller qui se trouve dans le cylindre w et le cylindre rectificateur, ainsi que celle qui est dans la cuve B. Lorsque l’appareil est neuf, cette opération est nécessaire pour enlever la résine et d’autres corps provenant des soudures. Elle ne devra se répéter qu'autant qu'on pensera que l’appareil en a besoin, et lorsqu'après avoir suspendu la distillation pendant quelques jours on voudra la reprendre. Quand la distillation se fait sans interruption, il est inutile de laver les chaudières ; lorsque l’on cesse de distiller, il faut, pour la propreté et la conservation de l'appareil, le remplir d'eau que l’on vide quand on veut recommencer à travailler. Les chaudières étant vides, on ferme les robinets f, n, et l’on rem plit d’eau la chaudière inférieure jusqu’à ce qu’elle sorte par le tuyau g, qu’on referme de suite, puis on active le feu en ouvrant la soupape de la cheminée ; on ferme aussi louverture et les robinets du tuyau h’, et l’on ouvre le robinet du tuyau 0 et celui du tuyau +’, pour faire passer dans la chaudière £ Ia matière qui se trouve dans le cylindre # , jusqu'à ce que cette chaudière soit pleine, ce qui est indiqué par le tube o du trop plein; on ferme le robinet de ce tube aussitôt qu'on a vu couler la substance; on ferme également celui du tuyau v’, et l’on ouvre celui du tuyau c?, afin de fair: passer la substance qui est dans la cuve B dans le cylindre w jusqu’à ce que le cylindre soitrempli, ce qu’on voit aisément par le tube de verre b*; alors on ferme le robinet du tuyau c*, puis on remplit de nouveau la cuve B avec la substance qu’on distille. Il faut avoir soin que l’eau du tonneau À soit Loujours froide, ce qu'on obtient en ouvrantles robinets [? et n°, fig. 245. Ce dernier est supposé arrêter l’eau qui arrive d’un réservoir quelconque plein d’eau froide, établi dans un endroit convenable pour le service de l'appareil. L'eau froide qui arrive dans le fond de:la cuve A chasse l’eau chaude qui se trouve à sa superficie et la fait sortir par le robinet £?. Un tuyau à robinet m° sert à évacuer à volonté l’eau de la cuve A.

Les choses étant en cet état, la charge se trouve faite, et pendant le temps qu'on a employé à la faire, le feu ayant toujours été actif, l’eau qui se trouve dans la chaudière inférieure est mise en ébullition. La vapeur élevée de cette chaudière chauffe le fond de la chaudière supérieure, qui renferme la substance à distiller, monte dans le tuyau r, parcourt tous les cylindres s, {, uquienveloppent cetuyau et les échauffe; elle entre ensuite par le haut dans les trois tuyaux obliques æ, qu’elle échauffe aussi, et arrive dans le fond de la chaudière supérieure où elle communique sa température à la substance qu’elle traverse ; quelle que soit la nature de cette substance, elle se met en ébullition, et les vapeurs alcooliques qui s’en dégagent s'élèvent, passent dans le vase elliptique & et sont conduites par jes tuyaux Ÿ, #’, où commence leur ana-

lyse qui se continue en parcourant successivement les six compartimens 0’, p',q,T,s, 0?

et leurs doubles tuyaux, qui forment le cylindre rectificateur.

Les parties les plus léjires qui ne sont pas condensées s'élèvent dans le tuyau f? et passent dans les deux serpentins, où elles secondensent, et sortent en alcool par le tuyau p° en formant un filet qui coule dans le récipient, tandis que les parties aqueuses, qui se sont condensées pendant leur marche, ne pouvant pas continuer leur ascension, descendent par les tuyaux d'écoulement pratiqués au fond de chacun des 6 compartimens du cylindre rectificateur. Au fur et à mesure que ces liquides se rapprochent de la source du calorique, leur partie la plus spiritueuse se sépare et s'élève, pendant que la portion aqueuse descend dans /e vase elliptique. Cette marche ascendante et descendante continue jusqu’à ce que la substance en distillation se trouve entièrement dépouillée d’alcool, ce dont on s'assure en présentant devant le robinet d’épreuve &, que l’on ouvre, une flamme aux vapeurs qui s’en échappent. Si ces vapeurs ne s’enflamment plus, on est certain qu'il n’y a plus d'alcool; alors la chauffe est terminée et l’on peut en recommencer une autre.

Comme pour faire cette 1° chauffe on remplit la chaudière inférieure d’eau froide, elle dure environ 3 heures; mais les opérations suivantes n’exigeront pas plus de 2 heures, parce que l’eau de la chaudière inférieure se trouvera toujours chaude, aussi bien que tout l'appareil.

Pour opérer la seconde chauffe on commencera par ouvrir l'ouverture b’ et les robinets des tuyaux m, 0, pour vider la chaudière supérieure et en faire sortir le résidu de la matière distillée. Pendant que ce résidu s’écoule, op introduit dans la chaudière supérieure un balai par l'ouverture ?’, afin de remuer et de chasser au dehors tout le résidu; ensuite on ferme le robinet du tuyau m et l’ouverture ?, on ouvre le robinet du tuyau v pour charger la chaudière supérieure avec la substance chaude contenue dans le cylindre w’. Lorsque cette chaudière est remplie, on ferme les robi-

nets des tuyaux 0 et v’; on charge de nou--

veau le cylindre # en ouvrant le robinet du tuyau c?, qu'on referme aussitôt que le cylindre est plein; on ouvre les deux robinets du tuyau k, pour que les petites eaux accumulées dans le vase e’ pendant la chauffe précédente passent dans la chaudière inférieure, dont le robinet du trop plein g doit se trouver ouvert, permettant ainsi de voir quand la chaudière est pleine. Si les petites eaux du vase e ne suffisent pas pour remplir la chaudière e, on ouvre le robinet du tuyau d du réfrigérant © de la chaudière supérieure, en sorte que l’eau chaude qu’il contient y passe et achève de la remplir; alors on ferme Île robinet d et celui du trop plein g, et l’on active le feu.

Peu de temps après que le filet s’est établi, on ouvre le robinet du tuyau »’, afin que l’eau chaude du réfrigérant m du vase elliptique € descende dans le réfrigérant €’ de la chaudière; on ferme ensuite et l’on ouvre les robinets des tuyaux &# et k?, pour remplir d’eau froide

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