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le réfrigérant du vase elliptique et achever de remplir celui de la chaudière. Dans cet état, la seconde chauffe est en activité; elle est terminée deux heures après que la charge a éte faite. Toutes ces opérations se répètent à chaque chauffe, quelle que soit la substance farineuse soumise à la distillation.
2° Mode de dessiccation des grains. Lorsqu'on veut dessécher du malt ou du grain, on l’introduit par le haut dans l’espace annulaire compris entre le cylindre w et l'enveloppeæ, où la chaleur le dessèche ; on le fait ensuite sortir par les ouvertures 7’ lorsqu'on le juge assez sec, et on le remplace par d’autre. Cette méthode est économique, parce qu’on profite du calorique de l’appareil, et qu’on évite par-là de faire un feu particulier pour cette opération.
3° Distillation du vin. Quand on veut disüller du vin, on enlève l’enveloppe +’, en ouvrant les trois loquets y qui la tiennent fermée. La cuve B et son petit serpentin, devenant aussi inutiles, sont également supprimés, et l’on adapte un tuyau que l’on voit ponctué en q? (fig. 245) ; un bout de ce tuyau tient à la bride du tube f? de la colonne, et l’autre bout tient à l'ouverture saillante du grand serpentin de la cuve A.
L'appareil étant disposé de cette manière, on commence par remplir de vin du tonneau À le cylindre w et la chaudière inférieure e, en faisant usage des robinets comme nous Pavons indiqué précédemment. La chaudière supérieure reste vide pendant la première chauffe ; on allume le feu et l'opération commence.
Lorsquelevinesten ébullition, les vapeurs s’élèvent et suivent les mêmes routes que celles qui ont été indiquées et arrivent par.le tuyau ponctué g’au grand serpentin du tonneau À, où elles se condensent La chauffe se continue jusqu'à ce que tout le vin contenu dans la chaudière inférieure soit entièrement dépouillé de son alcool, ce que l’on reconnait en présentant une lumière au robinet k, qu’on ouvre pour que les vapeurs en sortent. Si elles ne s’enflamment pas, on est assuré qu’il n’y a plus d’esprit-de-vin. Dès lors la chauffe étant terminée, on ralentit le feu, en le couvrant de charbon mouillé et en fermant la soupape de la cheminée.
Pour commencer une seconde chauffe, on ouvre les robinets des tuyaux g et k pour laisser communiquer l'air extérieur avec la chaudière inférieure ; ensuite on ouvre le robinet du tuyau f pour faire sortir de la chaudière la vinasse qu’elle contient, et on le ferme lorsque la caudière est vide. Immédiatement après on ouvre les robinets des tuyaux # et v’, pour que le vin qui est dans le cylindre w descende dans la chaudière supérieure, et de là passe par le tuyau n dans la chaudière inférieure, qui doit toujours se remplir jusqu’à la hauteur du trop plein g. On ferme les robinets des tuyaux g, n, k et v’, et l’on ouvre le robinet superieur du tuyau h’, pour faire passer dans la chaudière supérieure les eaux faibles que contient le vase elliptique €’, puis on referme ce robinet. Dans cet état de choses le cylindre w se vide, la charge est faite, l’on active le feu.
cHAP. 10e. APPAREILS
Si, avec cette chauffe, on veut faire de l'eaude-vie de 54 à 60° de l’alcoomètre centésimal ( 20 à 22° Cartier ), on laisse le cylindre w tel qu’il est, c’est-à-dire vide; et si l’on veut de l'esprit de 86 à 90° (33 à 36° Cart. ), on le remplit de vin, en ouvrant le robinet du tuyau d*. Pour remplacer le vin qui sort du tonneau À, on ouvre le robinet n*?, qui laisse passer le vin froid venant du réservoir, qu’on suppose être placé convenablement dans le local.
Chaque chauffe, après la 1°, ne dure qu'une heure au plus.
Avec l'appareil que l’on vient de décrire, Fe Se que soit la nature de la matière qu’on
istille, on peut obtenir au premier coup de feu, et à volonté, de l’eau-de-vie ou de l'esprit, depuis 54° (20° Cart.) jusqu’à 87° ( 34° Car.), et même 92° ( 37° Cart. ), sans que les produits soient atteints des mauvais goûts de cuivre, de brülé ni d’empyreume.
AnT. II. — Des appareils continus.
Ces appareils, dont on doit la première idée à EnouarD Apam, ont été depuis perfectionnés par d’autres inventeurs. Le plus remarquable aujourd’hui, sous ce rapport, est celui de M. Cezzier-BLUMENTHAL, amélioré par M. C.
DEROSNE, qui offre, pour ainsi dire, la réunion de tous les autres. Dans son état actuel, les combinaisons sont telles qu’on y met à profit toute la chaleur émise par la condensation des vapeurs, soit pour chauffer le vin ou les moûts, soit pour la rectification simultanée de lalcool; qu’il fournit de 1° jet de l’alcool aux divers degrés de concentration demandés par le commerce. et qu’il offre en outre le précieux avantage de la continuité.
Le vin est introduit dans cet appareil par un filet constant ; il se déféuille chemin faisant, de tout l'alcool qu’il contient et qui se déverse
ar l'extrémité opposée, en telle sorte que si e liquide soumis à la distillation n’était pas susceptible d’encrasser les vases, il marcherait sans interruption.
Voici cet appareil ( fig. 247 ) tel que l’établit aujourd’hui M. DEROSNE.
DescriPTioN. 1° AA’, 2 chaudières qui doivent être encaissées dans la maçonnerie; 2° B, colonne de distillation; 3° C, colonne de rectification ; 4 D, condensateur chauffe-vin ; 5° E, réfrigérant; 6 F, vaseau de vendange ou régulateur d'écoulement, surmonté d’un robinet àflotteur F; 7° G, réservoir. La chaudière À a une vidange a munie d’un robinet b; cest un tube terminé par une douille dans laquelle on introduit un tube de verre d, ajusté avec du mastic sur la vidange a et servant d’indicateur. À ouverture de la chaudière fermée par un couvercle muni d’une soupape de sûreté e; g,autre ouverture qui se raccorde avec le tube f et conduit, au moyen d’un second raccord g’,i’, la vapeur de A dans A’.
a D c’ d’, tube indicateur et vidange de la chaudière A’. Cette vidange plonge jusque près du fond de la chaudière A par ts tube recourbé t.
(Fig. 248 ). Vue de l’intérieur de la colonne de distillation B, sortie du manchon qui la contient. Cet appareil se compose de 10 couples de calottes mobiies, o et p,présentantalterna-