ARTS AGRICOLES : BOISSONS ÉCONOMIQUES
LIV, EŸ.
peutajouter quelques aromates, tels que fleurs de sureau, de mélilot, graine de coriandre, etc. Dans le Midi on se servira des écorces de ci: irons, oranges, etc.
On peut remplacer la crème de tartre par le tiers en poids d'acide tartrique ou citrique.
3° Sucre brut, 1 kilog. 250 gram. (2 1/2 lix.)
Sirop à 35°, 1 id. 750 (3 1/2 liv.)
Vinaigre fort, 1/2 lit.
Fleur desureauouautre, 8 gram.
Faites fondre le sucre, ajoutez le sureau et le vinaigre, faites 20 litres de liqueur à laquelle on peut ajouter un litre d’eau-de-vie; mettez en bouteilles ou en cruchons bien bouchés, qui restent couchés 4 ou 5 jours au plus dans cet état; on les relève ensuite, et on, boit cet hydromel après 8 ou 10 jours, sui vant la température.
Il est inutile d'indiquer comment on peut varier la composition de cette boisson du laboureur; quelques essais en apprendront assez aux ménagères. Dans les campagnes, on profitera de la chaleur du four, après la cuisson du pain, pour faire sécher les cerises , abricots, prunes, pommes, poires, qui ne peuvent être vendus où consommés. Ces fruits secs bouillis dans l’eau entreront dans la composition des piquettes. Si on ne peut les faire sécher, on en formera des marmelades par une cuisson suffisante et addition d’un peu de miel ousirop quelconque; ces marmelades délayées donneront une boisson agréable.
$ 11. — Bières économiques. 2
De toutes les boissons, c’est celle qui, l'été, c’est-à-dire depuis le commencement de mai jusqu'au mois d'octobre, peut se préparer partout ,promptement , sans embarras , ni appareils compliqués; ce qu’il y a de plus commode, c’est qu'on peut ne fabriquer que la quantité nécessaire à la consommation. Un chaudron, un baquetou uneterrineengrès, un baril ou bien une dame-jeanne , un tamis de crin ou un crible, voilà, pour cet objet, tous les ustensiles nécessaires et qui existent dans tous les ménages.
Les ingrédiens pour faire les bières ne sont pas en grand nombre : du sirop de fécule ou de dextrine, du houblon, des tiges feuillées de germandrée ou petit chêne, de la petite centaurée , de la camomille romaine, feuilles et fleurs, ou même de la tanaisie, et enfin de la levure.
En attendant que l'orge germée , la drèche ou malt , soit l’objet d’une industrie spéciale etsoit répandue dans le commerce, on se procurera le sirop de dextrine à la manufacture de Neuilly; mais les frais de transport ne permettront pas, dansleslieux éloignés de la capitale, de profiter de cette découverte pour la fabrication de la bière économique.
Ceux qui pourront se procurer du malt, ou le préparer eux-mêmes en petite quantité, trouveront un grand avantage dans la saccharification de la fécule. On doit employer la farine de malt dans la proportion de 5 à 10 0/0 de fécule de pommes de terre (V. bière, p: 267 ). |
La formule suivante est pour un hectolitre.
Sirop de féculeà35 degrés où 1320 de densité 2