‹ Maison rustique du XIXe siècle ... Rédigé et professé par une réunion d'agronomes et de praticiens appartenant aux sociétés agricoles de France sous la direction du Dr. Alexandre BixioChapitre 181 sur 295 · RÉ EL SPRF EE | CUIR LL · texte numérisé non relu

RÉ EL SPRF EE | CUIR LL

Fig.308.

Fig. 307.

de passoire formée d’un cylindre en cuivre percé de trous sur toute sa surface; dans son intérieur on voit une série de plateaux ou diaphragmes superposés les uns aux autres,

et également criblés d’un grand nombre de trous; J , tube indicateur du niveau de l’eau; un manomètre à air libre, dans lequel une tige mobile en bois repose sur la surface du mercure indique les variations de hauteur du liquide; C, boule en cuivre; à gauche est un réservoir ou bassin à clairce, dont tout ou partie de la capacité jaugée est égale à la charge de la chaudière; à droite le réservoir à eau froide; G, bâti en bois servant de support à la chaudière et portant sur une maçonnerie; 1 tuyau à triple embranchement pour l'admission dans l'appareil, de la vapeur venant d'un

enérateur ; J, tuyau conduisant la vapeur de Le chaudière A dans le récipient B; K, tuyau plongeant dans un bassin; L, tuyau descendant dans le réservoir ; M, thermomètre qui entre dans la chaudière A; N, sonde pour prendre des preuves du sirop en ébullition ; O, tuyau de décharge &e l’eau de condensation; l’appareil porte en outre un robinet pour l'admission de la vapeur dans la chaudière; un robinet pour la sortie de l’eau qui a servi à la condensation, et ensuite de l'air, et qui se manœuvre avec une clé à levier n; un robinet pour l'admission du sirop dans la chaudière, et un robinet pour l'introduction de la vapeur entre les fonds; un autre robinet introduit la vapeur dans le tuyau en spirale e; r, $, robinets de retour (fig. 306); {, robinet d'aspiration ; u, robinet pour la rentrée de l'air; v, robinet pour vider la chaudière.

Manœuvre de l'appareil. On commence par expulser l'air. A cet effet, on injecte la va-

eur dans la chaudière en ouvrant le robinet

; l'air sort par le robinet du tambour ; son expulsion est complète après une ou deux minutes. On reconnait que le vide est formé lorsque , touchant la partie inférieure du récipient B, on n’y peut plus tenir la main; on ferme alors le robinet !, et l’on ouvre le robinet O; le sirop du bassin est attiré rapidement dans la chaudière sous l'influence du vide qui se forme par la condensation de la vapeur. On referme le robinet avant que le niveau du liquide dans le bassin ait mis à découvert l’orifice du tuyau plongeur K, afin qu’il ne puisse pas aspirer d’air. En ce moment il ne reste qu’à introduire la vapeur dans le double fond et dans le tuyau spiral e, au moyen des robinets p et q, et à ouvrir les robinets de retour r, s (fig. 306). Ces robinets ramènent au générateur l’eau provenant des vapeurs condensées; ils ont chacun un embranchement latéral muni d’un petit robinet à air.

Quelques secondes après l'introduction de la vapeur dans le tuyau spiral et dans le double fond, on voit remonter le flotteur du manomètre qui était descendu au moment où le sirop est entré dans la chaudière; c’est l'indice que le sirop a atteint le degré d’ébullition. On ouvre alors le robinet d'aspiration pour laisser arriver l’eau du réservoir et l’on rè-

le son admission de manière à maintenir le otteur du manomètre dans les limites déterminées.

Quand on juge l'opération près deson terme, on prend la preuve au moyen de la sonde N.

Cet instrument consiste en un corps de pompe ou cylindre X en cuivre (fig. 309 et 310), présentant à l’extérieur une entrée conique; 1l reçoit un piston w de même métal. La tige de ce piston porte au-dessous de la poignée un cône 7, ajusté dans la douille qui ferme l'entrée du corps de pompe. Une petite cavité creusée dans le piston répond à une ouverture @, percée dans le corps de pompe. Lorsque le piston est descendu au fond, et tourné de manière que les ouvertures coïincident, le li-

uide pénètre dans la cavité. La manœuvre

e cet instrument consiste à tourner le piston d’un demi-tour, en appuyant sur la poignée de manière à amener sa cavité en-dessus, Dans ce mouvement d’un demi-tour, le piston

TRAITEMENT DU JUS

ferme le robinet cylindrique; on retire alors le piston, et, ayant pris la preuve dans la cavité pleine de sirop, on le replace dans sa première position.

Le sirop étant jugé cuit, louvrier ferme les robinets p, q, r, 5, t, et, ayant laissé rentrer l’air par le robinet u, il vide simultanément la chaudière par un robinet, et le récipient B par un autre robinet, pour recommencer une autre operation.

La boule C sert à opérer instantanément la condensation d’une partie des vapeurs qui remplissent l’appareil immédiatement après l'expulsion de l'air, et à provoquer la prompte aspiration du sirop dans la chaudière; elle est surtout utile lorsque le bassin est éloigné de la chaudière , et que le sirop , pour y arriver, est obligé de monter à une certaine hauteur.

La hauteur de l'aspiration de l’eau ne doit pas dépasser 5 mètres. Les fig.312et313montrentle

réfrigérant qui permet de faire toujours servir la même eau, et d’y ajouter l’eau de condensation que fournit la pou des sirops ; la 1re est la coupe verticale de l'appareil, et la 2° la vue en dessus du plateau supérieur. Ce réfrigérant se compose donc d’un plateau à rebords AA, élevé à 15 pieds au-dessus du sol; son fond est percé.de trous garnis par le bout de tubes bb de 15 pieds de haut et de 6 pouces de diamètre en toile forte et claire, soutenue par des cercles en plomb c, qui les maintiennent verticalement au-dessus d'un bassin inférieur dans lequel se rassemble toute l’eau qui s’écoule sur les tubes et a servi à la condensation de la vapeur dans le grand cylindre à concentrer. L'eau chaude est montée à l’aide d’une pompe e, et de son tuyau f, q, k, sur le plateau A, d’où elle se distribue le long des tubes bb, et les rafraichit par suite de l’évaporation. La même pompe peut reprendre l’eau recueillie dans le bassin, afin de lui faire subir un nouveau refroidissement en le reportant une 2% fois sur le plateau supérieur. Il est convenable d’avoir à proximité 2 grands réservoirs capables de contenir chacun la

quantité d’eau nécessaire au travail d’une

journée, afin que ie refroidissement s’y continue de manière à ce qu'il suffise de faire monter une ou 2 fois au plus l’eau sur l'appareil

réfrigérant.

5° Appareil Degrand.

Les détails minutieux dans lesquels nous sommes entrés relativement à l’appareil Rora et Bayver nous permettront d’être brefs dans la description du système DEGrAN». On remarquera d'abord que la chaudière est à double enveloppe et serpentin intérieur, qwelle porte en outre une sonde d’épreuve, des jours fermés par des verres pour observer le travail à l’intérieur, un thermomètre, un robinet d’épreuve, un robinet à huile en tout semblables à ceux de la chaudière Rorx, et qui n’ont pas été figurés pour ne pas compliquer le dessin ; les autres parties de lappareil vont être décrites en expliquant la manière de conduire les opérations.

Conduite de l'opération dans l'appareil DE- GRAND. C’est dans la chaudière A fig. 314 et 315 qu'on évapore les dissolutions sucrées. La vapeur chauffante est introduite dans le double fond h et circule dans le serpentin h.

L'’expulsion de Fair s'effectue dès qu’on ou-

Fig. 314.

taux, assemblés dans un plan vertical, au | moyen de coudes creux qui établissent une libre communication d’un tube à Pautre., Dans ces tuyaux circulent la vapeur qui se génère dans la chaudière close, et c’est sur leurs parois intérieures que s’opèrent la liquéfaction et le refroidissement. De là le nom de condensateur, par lequel on désigne lesdits assemblages tuyaux. On l'appelle aussi évaporatleur , parce qu'il accomplit une autre fonction simultanée, ci-après indiquée.

En « est un réservoir qu’on alimente de jus déféqué ; le tuyau b, par lequel ce jus s’écoule dans les deux trémies €, est muni d’un robinet qui gradue l'écoulement.

Au-dessus de chacun, des assemblages de tubes condensateurs-éYaporateurs est placée une des trémies €, qui sert à distribuer d’une manière uniforme, sur toute la.surface du premier tuyau de sa série, le jus que lui ‘ouenit le réservoir a. Du 1® tuyau le jus ombe sur le 2°, et en mouille aussi la surface

epne: de là il tombe sur le 3° tube, puis

ji #9 À

vre les robinets m°’ et j; la vapeur en effet s’introduit alors dans la chaudière close et sort dans l’atmosphère en j”, après avoir parcouru cette chaudière, le condensateur C, et le cylindre D qui le termine, entraînant avec elle, au dehors, l'air qui y était contenu.

L’air étant ainsi chassé, on ferme les robinets m, j’, et l’on ouvre b; alors le liquide (jus déféqué et filtré au noir) contenu en & commence à s’écouler sur le condensateur €, et produit le vide. Bientôt après on aspire dans la chaudière A la charge du jus à concentrer ou de sirop à cuire; à cet effet, on ouvre le robinet j, qui permet de puiser à volonté dans le réservoir fou dans le réservoir G ; etquand le niveau, placé sur la chaudière, indique que la charge est complète, on arrête l'écoulement du jus ou du sirop, en fermant le robinet j. Mais un instant même avant que la charge soit complète, on ouvre les robinets m, M", pour introduire la vapeur chauffante dans le système de chauffage ; l’ébullition du jus ou du sirop contenu dans la chaudière se manifeste bientôt.

La vapeur que ce jus produit est conduite au condensateur-évaporateur C par les tuyaux 11. Ce condensateur, ajouté par M. DEROSNE, se compose de deux séries de tubes horizon-

Fig. 315.

Gi:

sur le 4, et ainsi de suite, jusqu’au tube le plus bas, en sorte que tous les tubes sont constammment mouillés de jus sur toute la surface extérieure, pendant que la chaudière close lance dans leur intérieur la vapeur qu’elle génère , et dont la liquéfaction détermine sur leur face externe une évaporation qui extrait du jus un poids d’eau presque égal à celui des vapeurs liquéfiées et refroidies au dedans. Cette récente combinaison double à peu près l'effet utile, sans augmentation de la dépense en combustible. s Après avoir subi, sur le condensateur-évaporateur, un commencement de concentration, le jus est recu sur un plan incliné, aboutissant au tuyau e, qui le verse dans le réservoir f, et c’est dans ce réservoir qu’on le puise pour alimenter la chaudière close.

Le tuyau le plus bas du condensateur-éva-

porateur étant en communication avec le cylindre D , l’eau de condensation est recueillie dans ce cylindre. On évacue cette eau à volonté sans laisser l'air s’introduire dans tout

cap. 15°.

l'appareil et sans suspendre le travail de la vaporisation dans la chaudière close et sur le condensateur C. Pour cela, après avoir fermé le robinet d, on projette dans le cylindre D de la vapeur fournie par le générateur, et l'on ouvre le robinet de décharge j de ce cylindre, comme si on voulait le purger d'air. Lorsque l’eau qu'il contenait est évacuée, on ferme les robinets de décharge et de vapeur, et l'onouvre de nouveau le robinet d.

Dans le cas où le cuiseur aurait négligé d'introduire, au moment opportun, du beurre ou toutautre corps gras dans le liquide soumis à l’évaporation , ou bien si ce liquide recélait beaucoup de gaz, et qu'il s’y prononçât une ébullition tumultueuse qu'on ne püût maitriser en y introduisant un corps gras où en modérant la chauffe, il y aurait projection de sirop hors de la chaudière; mais ce sirop serait recueilli dans le cylindre D, allongé de très peu d’eau. Ce cylindre sert d’ailleurs à un autre usage; si, durant une opération, il s'introduit un peu d'air dans l'appareil, la capacité du cylindre étant une fraction notable de la capacité totale de l'appareil, il est évident qu’en le purgeant d’air on amoindrit très sensiblement la quantité totale de Pair qu’on veut expulser; on pourrait, en répétant cette opération plusieurs fois de suite, rétablir le vide sans suspendre la vaporisation.

Au-dessous de la chaudière A est un cylindre B, destiné à recevoir le sirop dès qu’on a opéré une concentration suffisante dans la chaudière évaporatoire, ou la clairce, après qu'on l'y a portée au degré de cuite. Un robinet n est établi sur le tuyau qui unit la chaudière au cylindre, en sorte qu’on peut à volonté ouvrir ou fermer la communication entre ces deux yases clos. Le robinet n est fermé quand on purge d'air tout l’appareil; par conséquent, le cylindre B ne se vide pas d'air par la même opération , mais il est muni d'un robinet qui lance à volonté de la vapeur fournie par le générateur, et d’un robinet de décharge; on peut donc à volonté expulser l'air du récipient B, sans interrompre le travail de la chaudière évaporatoire, et lorsque celle-ci doit être déchargée, on ferme les robinets m, m, et l’on ouvre le robinet n; en même temps, que pour établir un équilibre de tension dans la chaudière et le cylindre, on ouvre le robinet adapté sur un tube de communication entre ces deux vases. C’est ainsi qu'on décharge la chaudière sans laisser l'air s’'introduire dans tout l’appareil. Il en résulte qu'aussitôt qu’elle est déchargée on peut aspirer une nouvelle charge, et les opérations se succèdent ainsi rapidement.

L'appareil ci-dessus décrit convient aux fabriques de sucre de betteraves. Les deux systèmes de tuyaux condensateurs-évaporateurs étant accessibles de tous les côtés, le fabricant peut conduire à son gré la premiere concentration du jus. Tout nouvellement monté dans la belle fabrique de Melun, il ÿ a déjà produit les résultats remarquables, ci-dessus indiqués. Dans les raffineries, on verse de l’eau sur le condensateur, et lon n’est pas astreint à la même nécessité. Aussi les appareils que M. DEGranD a fait construire pour cette destination ont-ils pour condensateur un serpentin enveloppé dans

TRAITEMENT DU JUS

un grand tonneau ouvert des deux bouts, haut et bas, qui accélère le tirage d'air et l’évaporation, en économisant l’eau. En effet, on n'emploie à la condensation, dans ces élablissemens, que l’eau provenant de l’évaporation des sirops dans ia chaudière close.

6° Appareil à colonnes de MM. Martin et Champonnois.

L'un des appareils à vapeur les plus simples de construction est, sans contredit, celui de MM. Marin et Cnamponnois. On voit par la fig.-316 qu'il se compose de 3 ou d’un plus

Fig. 316.

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grand nombre de colonnes AAA, de 3 pieds de diamètre sur 15 pieds de haut, en tôle de cuivre épaisse d’une ligne. Chacune de celles-ci est à nu, ou recouverte extérieurement d’une toile métallique claire; une galerie circulaire B, crénelée, reçoit d’un réservoir D, par des robinets ç ce, le sirop qui se distribue ensuite sur toute la surface de la colonne , et s’évapore en coulant en couche mince, sous Ja double influence de l'air extérieur et de la température élevée par la vapeur qu’envoie continuellement à l’intérieur le tube L d’une chaudière disposée à cet effet.

Le sirop rapproché se rassemble dans la gorge inférieure f, et coule par un tuyau à robinet g dans un réservoir à proximité H; on l'y reprend à l’aide d’une pompe I, afin de ie reporter sur la colonne; 3 voyages de ce genre suffisent pour achever la concentration au degré de 28 à 30, où la dernière filtration doit avoir lieu; et l’on conçoit que chaque particule de sirop ne se trouve soumise que 2 ou 3 minutes à la temperature de l’ébullition.

On voit à la partie inférieure des colonnes des tubes k, pour le retour au générateur de l’eau condensée , et à la partie supérieure un robinet e pour l'introduction de l'air au moment où l’on cesse les opéralions, pour que là pression atmosphérique ne comprime et ne déforme pas les colonnes.

Cet appareil fonctionne donc dans des e1rconstances très favorables; il faut ie netioycr assez fréquemment, Plusieurs mavufactu

riers, autant pour faciliter le nettoyage que mieux répartir le sirop sur les colonnes , ont supprimé les toiles métalliques, et chargent un ouvrier de passer continuellement une brosse courbe emmanchée d’une longue tige, sur toute la superficie extérieure.

On pourrait sans doute étaler plus uniformément encore le sirop qui s’écoule en déterminant une légère friction continue par des brosses qu’un mouvement circulaire dirigerait mécaniquement autour des parois extérieures.

7° Appareil de M. Brame-Chevallier.

L'appareil de M. BRAME-CAEVALLIER , qu’on

voit représenté en coupe par le milieu dans la fig. 317, et par-dessus dans la fig. 320, se com-

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