NY NE Ÿ N K
SRE
IF É DS a HA on — &
SNSS
UD
KITS
chauffant au bain-merie 2,000 kilog. d’eau ; dès que la température est portée de 25 à 30° centésimaux, on y délaie le malt d'orge, et l’on continue de chauffer jusqu’à la température de 60°. On ajoute alors 400 kilog. de fécule que l’on délaie bien en agitant avec un rable en bois B. Lorsque la température du mélange approche de 70° on tâche de Ia maintenir à peu près constante, et de facon, du moins, à ne pas la laisser s’abaisser audessous de 65° et à ne pas dépasser 80°. Ces conditions sont surtout très faciles à remplir si le bain-marie C est chauffé par un tube L,, d'une chaudière X, plongeant jusqu’au fond et y amenant la vapeur qu’on intercepte à volonté et dont on modère le courant par un robinet.
Au bout de 20 à 35 minutes le liquide d’abord laiteux, puis un peu plus épais, s’est de plus en plus éclairci; de visqueux et filant qu'il semblait en l’examinant s’écouler de laritateur B, élevé au-dessus de la superficie, il parait fluide presque comme de l’eau ; si l’on veut obtenir de la dextrine mucilagineuse peu sucrée, on porte alors vivement la température entre 95 et 100 et on fait écouler dans une cuve E, d'ou le liquide déposé est soutiré à clair sur un filtre TayLor G (voy.
la description, p. 288 ), puis on fait évaporer très rapidement soit à feu nu dans une chaudière à bascule F, soit, et mieux encore, à la vapeur dans la chaudière TaxLor (fg. 297 à 300 p- 291 ). Sous la pression de 2 à 3 atmosphères, on peut commencer l’évaporation du liquide en le portant deux fois successivement sur les colonnes CHamponnois K (voy.leur description p. 297 }, et terminer dans l’une des chaudières ci-dessus.
Pendant l’évaporation on enlève les écumes qui rassemblent la plupart des matières
ARTS AGRICOLES : FABRICATION DE LA FECULE
LLVe IVe étrangères échappées à la première défécation.
Lorsque le rapprochement en est au point où le liquide sirupeux forme en tombant de l'écumoire une large nappe, on peut le verser dans un réservoir H en cuivre, fer-blane ou bois, d’où on le puise lorsqu'il est refroidi pour le mettre en Las
Entretenu tiède, mêlé à la levure, puis à de la pâte ordinaire et bien pétrie, il sert immédiatement à la préparation d’un pain de luxe, connu à Paris sous le nom de pain de dextrine (2). On l’emploie aussi pour remplacer la gomme dans quelques usages indiqués plus loin.
Si l’on veut obtenir du sirop de Gextrine plus sucré, propre à la fabrication ou l'amélioration des cidres, bières, vins et autres boissons aicooliques, on suit le même procédé jusqu’au moment où la solution de la fécule est opérée; mais alors, au lieu de porter aussitôt la température jusqu’à environ 100, en l’entretient entre 65 et 75° pendant 5 ou 6 heures dans les cuves E, FE’, garnies à cet effet d’enveloppes doubles en laine ou en bois; puis on soutire sur le filtre Tayzor G, on rapproche sur l'appareil à colonnes K, jusqu’à 30°, on passe sur les filtres Dumonr M (voy. leur description, p. 289 ), puis on achève de concentrer à 32° dans une chaudière TAYLOR.
On peut même pousser la concentration jusqu’à 40° si l’on veut s’en servir aux mêmes usages que la mélasse des sucres de canne; dans ce cas, il est bon de mélanger promptement et par moitié ces deux substances, afin d'éviter que le sucre de dextrine ne cristallise en augmentant de volume.
Le sirop de dextrine ainsi chtenu peut, outre les applications que nous venons d’indiquer, servir à édulcorer les tisanes et remplacer ainsi les sirops de gomme (3), au gommage des couleurs, à l’apprêt des toiles à tableaux ; susceptible de plus d’adhérence, de plus defluidité et plus diaphane que la dextrine non sucrée, il s'emploie seul ou mélangé avec elle dans les bains gommeux pour les impressions sur soie, l’épaississage des mordans, la confection des feutres, l'application des peintures sur papiers-draps, et supplée avec avantage les gommes indigènes et exotiques. Dans plusieurs circonstances, mélangé par moitié avec la mélasse du sucre de canne, il améliore et rend plus économique cette matière que ne saurait remplacer la mélasse des betteraves. Ce mélange sert dans la fabrication du pain d'épice, dans la confection des rouleaux d’imprimerie, des taffetas adhésifs , et du cirage anglais.
Un des résultats les plus remarquables de la séparation effectuée par la diastase entre l’amidone et les substances étrangères, c’est
ue celles-ci entraînent dans leur précipitation la substance essentielle vireuse, principe du mauvais goût de certaines fécules,etqu’ainsi l'on peut obtenir économiquement les sirops de dextrine exempts de mauvais goût. Si au lieu de destiner le produit de l’cpération à
(1) Relativement à la fabrication de la bière, il vaut mieux employer un excès de malt, et porter la dose à 43 centièmes afin d’être plus assuré de dissoudre toute la matière amylacée dont quelques millièmes suffiraient pour troubler uliérieuremeut cette boisson en se précipitant.
(2) On en trouve à Paris chez M. Moucnor, boulanger, rue de Grenelle-St.-Germain, n. 37,
(3) Le prix de la belle gomme étant plus élevé que celui du sucre, le sirop de dextrine est encore économique lors méme que l’on y ajoute un peu de sucre de canne pour mieux adoucir les tisanes.
ciap. 17°
réparer du sirop où +. ducs de le faire enter directement, il conviendrait d’employer 4000 kil. d’eau, afin que la conversion en sucre fût plus complète, et de ne pas por-
APPLICATIONS DE LA FECULE
ter la température du mélange jusqu'à l’é- |
bullition, ni même pius haut que 70°. On mettrait en fermentation avec de la levure dès que ce liquide serait descendu à la température de 30° centésimaux.
PAYEN