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La tourbe des landes d’Ichoux est légère; sèche elle ne pèse que 176 kilog. le stère; elle contient des débris ligneux non dissous par les solutions alcalines et formant les 0,33,3 ou le tiers du poids total; 0,53, ou plus de la moitié, se dissout dans l'ammoniaque, après quoi la potasse ou la soude en dissolution
était combiné à la chaux.
La tourbe de Crouy présente de l'avantage dans son emploi, en raison de sa compacité, bien qu’elle renferme beaucoup plus de matières terreuses non combustibles que la précédente; celle de bonne qualité pese de 450 à 500 kilog. le stère; presque toute sa matière combustible se dissout dans la potasse ou même dans l’ammoniaque, si l’on a préalabiement enlevé la chaux, dont elle contient environ 2 1/3 p. 0/0.
La tourbe fe Kænigsbrun est très légère; ses cendres contiennent moitié de leur poids de chaux ; on comprend donc que la matière combustible soit entièrement combinée et forme un ulmate de chaux; aussi aucune proportion de cette tourbe n’est-elle attaquée ni dissoute par Fammoniaque.
La grande légèrelé de la tourbe de Kœænigsbrun rendait ce combustible beaucoup trop volumineux pour la plupart des applications usuelles, et à plus forte raison pour les opérations manufacturières où la température ne peut être suffisamment élevée qu'à laide de la combustion, dans un espace moindre même que celui occupé par le bois; on est parvenu à lui faire acquérir la compacité nécessaire par un moyen simple, bien préférable à Ja compression, et qui est d'autant plus digne d'attention qu’il peut rendre les iourbes erdinaires applicables à plusieurs opérations métallurgiques importantes; il consiste à
11) On sait que le sulfate de soude sert au chaulage des grains et à la préparation des soudes pour le blan- Chiment : que le noir animal est revivifié dans les fabriques de sucre indigène; que le plâtre est un des meilleurs
iuo vinalsres.
Simulans pour Îa luzerne ; que l'on distille le bois pour en obtenir de l'acide acétiqne propre à renforcer
car. 20°.
terminer la dessiccation dans un four ou par tout autre séchoir à chaud; en se desséchant ainsi la tourbe prend un retrait gradué bien plus considérable que par la compression, et elle donne ensuite d'autant plus de chaleur en brûlant, qu’alors une grande partie de cette chaleur n’est plus employée à vaporiser l’eau hygrométrique que contiennent souvent en abondance les tourbes moulées, plus ou moins incomplètement séchées à l’air. Ajoutons enfin que cette dessiccation si utile sera presque toujours opérée économiquement, en y destinant les menus débris des briques de tourbe.
Secrion II. — De la préparation des charbons de tourbe.