‹ Maison rustique du XIXe siècle ... Rédigé et professé par une réunion d'agronomes et de praticiens appartenant aux sociétés agricoles de France sous la direction du Dr. Alexandre BixioChapitre 230 sur 295 · SOUDE ARTIFICIELLE · texte numérisé non relu

SOUDE ARTIFICIELLE

dres B, PR’ placés sous une voûte, et ordinairement 10 à 12 paires de cylindres sont ainsi rangés en batterie dans autant de fourneaux conti- À gus. On peut changer ER ces vases sans démolir = autre chose du four- À neau que quelques briques de la devanture et du fond. Chacun des bouts des cylindres est fermé par un obturateur ou disque en fonie épais de 15 lig., perce près de ses bords d’un trou de 2 po. D (fig.426)

Fig. 427.

que l’on tourne vers la partie supérieure du cylindre. On adapte dans le trou du disque posterieur B° un ajutageou tube en grès F, dont on laisse saillir en dehors environ 4 po. Sur ce bout de tube,on adapte une allonge courbe G dont la partie inférieure s’introduit dans le goulot d’nne fre bonbonneH; celle-ci est mise en communication avec une 2e qui fait partie d’une 2° rangée de bonbonnes communiquant toutes entre elles et avec la 1", et indiquée par HI dans la fig. 427, qui représente une vue générale à vol d'oiseau de l’appareil. Cette 2° rangée communique avec une 3° K L, qu:

envoie de même les gaz dans toutes les boubonnes d’une 4° rangée M N; quelquefois uue 5° et même une 6: rangée recoivent de même successivement dans toutes leurs bonbonnes les produits gazeux échappés à la condensation. Voici du reste comment on conduit l’opération : É

Tous les joints de l'appareil étant bien futés avec de l'argile mêlée de crottin et recouverte de terre franche, et le bout antérieur B seulement étant ouvert, on charge à la pelle le sel marin, on adapte et on lute robturateur ; puis on introduit dans son ouverture an entonnoir courbe P (fig. 426) à l’aide duquel on verse l’acide sulfurique. On retire lenlonnoir et on ferme l'ouverture avec ur tampon en grès qu'on lute.

On commence le feu que lon augmente peu à peu. Il est préférable d’empicyer comme

combustible de la tourbe où du bois plutôt que de la houille, parce que la température esi moins inégale dans toutes les parties du cylindre.

L'acide sulfurique attaque graduellement le sel marin (chlorure de sodium); l’eau contenue dans le mélange, et notamment celle de l'acide employé qui forme du 5° au quart de son poids est décomposée, son oxigène oxide le sodium qui se combine à l'acide sulfurique et produit du sulfate de soude; son hydrogène s’unit au chloreet forme de l'acide chlorhydrique (muriatique) qui se volatilise, entrainant de l’eau en vapeur. Ce gaz, rencontrant dans chaque bonbonne un peu d’eau et une plus basse température, se condense et produit l'acide commercial qui marque de 21 à 230, contient de 0,38 à 0,40 d’acide pur, et équivaut, pour la force saturante, à 0,5 de son poids d’acide sulfurique concentré à 66°.

Lorsqu'il ne se dégage plus rien, quoique la température des cylindres soit au rouge brun, on enlève le sulfate avec des pinces et on recommence une autre opération.

& IL. — Sulfate de soude des bastringues.

On connaît sous ce nom, dans le commerce, le sulfate de soude préparé dans l'appareil que nous allons décrire, auquel on a donné le nom de bastringue, par la raison que le bruit de l'ébullition qui s’y produit a quelque analogie avec celui d’une danse publique. Cet appareil se compose d’un four à réverbère à la suite duquel est placée une chaudière à décomposer le sel marin; puis un appareil condensateur qui varie suivant qu’on veut recueillir Pacide hydrochlorique ou que lon préfère laisser perdre cet acide, en le condensant toutefois pour éviter les dommages qu’il causerait à la végétation des alentours s’il se répandait dans Pair. î

Les figures ci-jointes représentent l’appareil des bastringues propre à recueillir acide muriatique. Les mêmes lettres indiquent les mémes objets dans la coupe ( fig. 429), l’élévation (fig. 428) et la coupe horizontale (/ig. 430).

Fig. 430.

A, cendrier; B, grille du foyer; C, mur de separation, dit autel du foyer; D, sole du four a réverbère, construit en briques réfractaires cimentées à jointsserrésavec de l'argile réfractaire ou terre à creuset. Toutes les parois et la voûte F de cette partie du four doivent être construites avec Les mêmes soins. F, mur de séparation entre le four ci-dessus et la chaudière à décomposition ; G, ouvreaux par lesquels les produits de la combustion passent

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