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dans la 2° partie du four; H, 2e capacité close, dans laquelle est adaptée une chaudière I en plomb, à bords relevés, sans soudure; K, voùte en briques qui recouvre cette chaudière; L, ouverture rectangulaire, fermant en 2 parties par 2 obturateurs M; N, conduits par lesquels passent les produits de la combustion du foyer B, etles vapeurs dégagées du 1er four D, et de la 2e partie ou chaudière I, pour se rendre dans une chambre en briques O, où s’opère un 1+ refroidissement. Les gaz et vapeurs passent ensuite dans une série de 20 à 25 grandes tourilles P à l’aide de larges tubes en grès Q (Nous n’avons dessiné que les 2 premières et la dernière tourilles ; on supposera aisément toutes celles qui sont intermédiaires et absolument semblables); R, grande cheminée où se rendent en définitive, pour s’exhaler dans l’air, les gaz et les vapeurs. Un foyer A, pratiqué au pied de cette cheminée, sert à y déterminer un tirage constant.On peut éviter la dépense du combustible, qu’il faut y entretenir enflammé pour le tirage, en introduisant dans la même cheminée le conduit de la flamme d’un four à soude construit à proximité. Dans ce cas, le foyer supplémentaire A ne serait allumé que dans les momens d’interruption du four à soude.
On concoit que le long appareil réfrigérart pouvant suivre toutes les sinuosités qu’on veut lui faire parcourir et même être ramené près du point de départ, il sera toujours facile de choisir l'emplacement le plus convenable pour la cheminée et le four à soude qui, en raison de l’économie de la main-d'œuvre, doit être peu distant du four à sulfate.
Si l’on n’a pas d’emploi de l'acide hydrochlorique, et que, par conséquent, il ne convienne pas de le recueillir, il faut cependant chercher les moyens de le condenser, afin d'empêcher quil se répande dans l'air et aille altérer la végétation des alentours à une grande distance; d’un autre côté, il est impossible d’affecter une forte dépense à cette condensation, puisque la fabrication de la soude offre, par suite de la grande concurrence, peu de bénéfice.
Une foule d’essais ont été entrepris pour arriver à la solution de ce problème difficile, et d'autant plus important, que les fabricans de soude ont eu fréquemment de très fortes indemnités à payer aux agriculteurs dont ils détruisaient la récolte.
Dans les fabriques voisines de la mer ou des rivières, on est parvenu à condenser assez bien les vapeurs acides, en les dirigeant, au sortir du 2e four, dans une longue et large conduite en briques cimentées d'argile, où coule constamment, sur une légère pente (un 1/2 po. par toise), une nappe d’eau ; une cheminée d’appel chauffée directement, ou mieux par le four à soude, enlève à une grande hauteur les gaz et vapeurs non condensés, afin que, disséminés sur une grande étendue, ils perdent ce qui leur restait d'action nuisible.
Une autre circonstance locale qui a facilité la condensation à peu de frais des vapeurs nuisibles, c’est le voisinage de vastes carrières abandennées, dans lesquelles on faisait déboucher l'issue de la cheminée ou conduit, au sortir du deuxième four.
Lorsque l'on ne peut pas profiter de ces dispositions locales particulières, on a recours
cHAp. 2e.
aujourd’hui à la construction d’une longue conduite construite en murs épais de moellons calcaires, et remplie de semblables moellons plus tendres et spongieux, superposés à sec, et de facon à laisser entre eux beaucoup d’interstices libres. Cette conduite aboutit à une cheminée d’appel.
Les vapeurs acides, en parcourant tous les mtervalles entre les pierres calcaires amoncelées et celles des parois de la conduite, attaquent le carbonate de chaux, forment du chlorure de calciurà1 soluble, et dégagent de l’acide carbonique.
Ce mode de condensation, assez efficace, offrait cependant d’assez graves inconvéniens ; les murs, trop promptement attaqués, exI-
eaient des réparations dispendieuses, et des infiltrations de liquide acide causaient des éboulemens quelquefois dangereux. Après avoir essayé de garantir les parois de l’action de l'acide par diverses matières, on s’est deruièrement arrêté à la moins coûteuse de toutes et qui parait bien atteindre le but; c’est le marc ou résidu du lessivage de la soude brute (voy. plus loin). Cette matière, appli-
uée en couche épaisse et fortement tassée,
urcit et résiste assez long-temps, elle ne coûte d’ailleurs rien, puisqu'elle était généralement rejetée hors des fabriques, que l’on était même, en quelques endroits, obligé de la porter au loin dans une décharge publique.
Il est convenable de disposer au commencement de la longue conduite précitée un réservoir toujours plein d'eau, afin que les gaz se chargent d'humidité et se condensent plus facilement.
Les dispositions précédentes ont été indiquées et très bien prises par M. Rocter de SEPTEMNE ; elles lui ont valu un prix de la fondation Monthyon décerné par l’Institut.
Ce prix fut motivé sur la disparition dans la localité des graves inconvéniens de vapeurs acides qui naguère attaquaient jusqu'à plus d’une lieue des fabriques les parties foliacées des plantes et rendaient l'air incommode et insalubre à respirer.
On dispose dans les conduites ainsi enduites les moellons tendres de la manière que nous l'avons dit.
Le muriate de chaux quirésulte des procédés de condensation s'écoule encore dans des lacs, puisards, ruisseaux, fleuves ou à la mer, en pure perte pour les fabricans; cependant l'industrie et l’agriculture, l’obtenant à très bas prix, pourraient en tirer un parti avantageux en lemployant en petite proportion dans le chaulage des grains, pour remplacer le sel dans les mélanges réfrigérans, etc.
Peut-être un jour les emplois du chlorure de chaux, plus généralisés dans l’économie domestique et dans le blanchiment des pâtes à papier, des toiles, etc., ouvriront-ils un large débouché aux masses énormes d’acide hydrochlorique perdues en ce moment.
Un c'e inconvéniens de l’appareil dit des bastringues résulte de l'énorme quantité de vapeurs acides qui se répandent dans les ateliers et incommodent fortement les ouvriers, lorsqu’en levant les obturateurs L, M de la chaudière en plomb, on fait tomber, à l'aide de ràbles, tout le mélange pâteux d’a-