‹ Maison rustique du XIXe siècle ... Rédigé et professé par une réunion d'agronomes et de praticiens appartenant aux sociétés agricoles de France sous la direction du Dr. Alexandre BixioChapitre 246 sur 295 · L'ACS ET = CS 7 NS · texte numérisé non relu

L'ACS ET = CS 7 NS

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comme on le voit en g°; lorsqu'il est plus avancé, qu'il est arrivé en g‘, par exemple, il est pulvérisé et amené entre les surfaces en contact qui achèvent le travail. Ces surfaces

Fig. 464.

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en contact sont garnies de tailles légères et régulières faites au moyen du marteau (fg.465 et 466). L’habileté de l’ouvrier consiste à faire Fig. 466.

les tailles les plus régulières et les plus fines possible ; un bon rhabilieur doit avoir la précision du ciseleur , et ne faire pas moins de 30 ciselures dans la largeur d’un pouce; il ya des mains habiles qui en font bien davantage.

Une paire de meules, avec des blés d’une sécheresse ordinaire, peut travailler T à 8 jours sans avoir besoin d’être rhabillée. Sur un moulin de 7 paires de meules il y en a toujours une paire au rhabillage.

Pour faire un bon rhabillage, il faut avoir des marteaux aussi durs et aussi tranchans que possible (1). On passe, sur la surface des meules émoussées, une règle rougie, et s’il existe des parties trop saillantes , elles seront marquées du rouge que cette règle y laissera. On abaisse alors ces parties en les sillonnant d’un grand nombre de tailles ; les tailles doivent toujours être disposées parallèlement aux sillons. Il faut aussi avoir soin de repiquer le fond des sillons pour les maintenir à la profondeur nécessaire ; on peut employer pour cette opération des marteaux émoussés.

Quelques meuniers adoptent le rhabillage cintré (fig.467); rien n’indique que ce système soit plus avantageux.

En Angleterre, quelques fabricans ont

adopté depuis peu un rhabillage à rayons

(1) Le sieur Camus-Rocnow, rue de Charonne à Paris, est renommé pour la fabrication des marteaux à

rhabiller,

cHAP. 23°.

beaucoup plusnombreuæ.

La disposition est la même, mais au lieu de 36 à 40 rayons, par exemple , ils en mettent de 70 à 100. Ils prétendent que par cette méthode ils peuvent donner plus de vélocité à la meule tournante sans échauffer la mouture.

Les meuniers à la française ont adopté le rayonnage anglais, mais comme en général la pierre de leurs meules est plus ouverte, ils multiplient moins les sillons (/ig. 468).

$ IV. — Disposition des meules.

Les meules gisantes reposent sur un plancher A. À, solidement construit que l’on nomme béfroi (fig.469); elles doivent être placées dans une horizontalité parfaite et parfaitement centrées par rapport au gros fer. À cet effet, on les fait appuyer sur 3 vis verticales p*, dont les écrous sont engagés dans l’épaisseur de la charpente. Ces vis, équidistantes vers la cir-

Fig. 469.

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conférence de lameule, permettent d’en régler l’horizontalité, et d’autres vis buttantes, placées en dessus des premières, servent à lescentrer par rapport au fer de la meule tournante.

Cette dernière meule ne doit avoir que 220 millimèt. (8 po.) de pierre au plus; mais pour lui donner plus de charge, on la recouvre d’une couche de plâtre d'environ 40 millim., que l’on maintient par un cercle de fer.

Les meules travaillant avec une vitesse de 120 à 110 révolutions par minute, selon leur diamètre, de 1,11 à 1,20 (3 pi. 1/2 à 4 pi.), chaque paire peut moudre 15 à 16 hectolitres de blé en 24 heures.

La meule courante est suspend&e sur la pointe du gros fer au moyen d'un appareil qu'on appelle anille ( fig. 470). Cette amlle se compose d’une traverse N N°’ en fer forgé, dont les 2 bouts recourbés sont encastrés dans la

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