‹ Maison rustique du XIXe siècle ... Rédigé et professé par une réunion d'agronomes et de praticiens appartenant aux sociétés agricoles de France sous la direction du Dr. Alexandre BixioChapitre 25 sur 295 · LL M LL A · texte numérisé non relu

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verses hauteurs dans ses parois, et fermées par des châssis à vitres mobiles, permettent d'y établir des courans d’air dans ses différentes couches. B est la porte placée du côte du nord; e une auge en pierre qui entoure toute la chambre, dans laquelle circule un courant d’eau fraiche, et qui sert à refroidir le lait en y plongeant les vases qui le contiennent, ou à maintenir la température basse de la laiterie.Tout autour de cette salle règnent plusieurs rangs de tablettes. Il en est de même dans les passages. C’est la salle qui sert de lavoir ou échaudoir pour les ustensiles. Elle est garnie d’une cheminée dans un des angles sur laquelle est une chaudière en fonte; d’une pierre d’évier dans l’autre angle, de tableites et de tables pour déposer les vases propres et les outils. F est une porte de communication bien close entre la laiterie et le lavoir; elle est surtout utile l’été et l'hiver, parce qu’on n’est pas obligé pour entrer d'ouvrir la porte B. La fenêtre en vitrage intérieure c correspond à celle extérieure g,et toutes deux sont à châssis dormant. z est un vasistas qui ouvre et ferme toute communication entre l’air extérieur el l’intérieur de la laiterie, et qui sert à l’'aérer; 22 des ouvertures qu’on ferme ou qu'on ouvre à volonté pour élabhr un couraut d’air dans les passages. afin d’élever ou d’abaisser la température, ou renouveler Pair.

$ IL. — Disposition intérieure de la laiterie.

Les dispositions intérieures d’une laiterie jouent également un rôle important dans la bonne direction de cette industrie agricole.

Nous allons faire connaitre les meilleures.

La porte d'une laiterie doit fermer hermétiquement, afin que l’air extérieur ne puisse

pénétrer. Quand on ne peut pas satisfaire a celte condition, ou quand cette porte n’a pu être placée au nord, ou enfin lorsqu'on désire une cloture plus parfaite, on doit faire la porte double. Dans le haut, on pratique une ouverture qui se ferme avec un volet qu'on tient ordinairement clos, mais qu’on peut ouvrir, soit pour aérer ou sécher la laiterie, soit pour élever ou abaisser la tempé-

rature pendant le jour, soit enfiu pour profiter de ja fraicheur des nuits en été, pour rafraîchir la salle dans cette saison. Quand on ouvre le volet on place sur l'ouverture, ou même on peut laisser à demeure, un Châssis sur lequelest tendu un canevas ou treillis, ou mieux une toile en fils métalliques, à mailles serrées, pour empêcher lintroduction des mouches ou autres insectes. Si l’on a placé un canevas, il faut mettre devant et extérieurement un grillage en fer qui écarte les chats, les rats et lessouris, qui perceraient le canevas. À

Les fenétres sont garnies de châssis à vitres fermant également bien, et sur les carreaux desquels on colle des papiers huilés pour détruire l'impression trop vive de la lumière. Ces châssis peuvent encore être défendus par des volets qu’on ferme en hiver, et qu’on recouvre même de paillassons dans les Jours très-froids où humides. Au printemps et en été on enlève les voletsetles chässis,et on les remplace par des persiennes ou des jalousies en lattes, qu'on ferme au moment le plus chaud du jour, et devant lesquelles on établit un canevas et un grillage, où mieux un cadre sur lequel est tendue une toile métallique. C'est ainsi qu'on éloigne les animaux malfaisans, et qu'on. établit ou entretient à volonté une douce ventilation, tout en interdisant l’accès aux rayons solaires.

Des tables ou bangrrettes garnissent tout le pourtour de la laiterie; c’est sur elles qu’on dépose les terrines ou les vases qui contiennent l2 crême et le lait. Ces tables sont quelquefois en chêne, en frêne ou en orme, et ont au moins 1 décim. (4 pouces) d’épaisseur.Elles doivent être polies et varlopées avec soin, avoir une très-légère inclinaison et être posées sur dessupportsen maconnerie,en pierre ou en fer, à une hauteur d'environ 8 décim.

(2 ! pieds environ }. Quelquefois on y pratique des rainures dans le sens de la longueur, pour faciliter l'écoulement des ordures et des eaux de lavage. Cette méthode est mauvaise, parce que les terrines ne reposent pas solidement sur ces tables, et qu'ilest difficile de nettoyer le fond des rainures ou rigoles, qui finissent par contracter un mauvais goût. Les meilleures tables sont celles en pierres dures , telles que la pierre de liais , le marbre, le granite, le basalte, le schiste-ardoise, dans les pays où ces pierres sont communes et à bas prix. Ce qu’il importe surtout, c’est que ces pierres soient polies et mastiquées soigneusement dans leurs joints, parce que le lavage en est plus facile, et qu’elles contractent plus difficilement une odeur de lait aigri. Parfois on établit ces tables en forme de gradins ou de rayons, jusqu'à une certaine hauleur, et au milieu dela laiterie on place une autre grande table en pierre autour de laquelle on peut circuler ; ce qui facilite et accélère les travaux. Ces dispositions, dont la laiterie de Billancourt (#2. 1) donne l'aspect, sont plus coûteuses, mais elles sont préférables à l’usage où l’on est dans certains pays de déposer les terrines sur le dallage et de les empiler les unes sur les autres pour occuper moins de place; arrangement qui est regardé comme très-désavantageux, surtout dans le Holstein, pays

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