‹ Maison rustique du XIXe siècle ... Rédigé et professé par une réunion d'agronomes et de praticiens appartenant aux sociétés agricoles de France sous la direction du Dr. Alexandre BixioChapitre 285 sur 295 · LIV · texte numérisé non relu

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chaux, et que la partie supérieure est échauffée jusqu’au rouge vif.

On calcine plus économiquement encore en mettant dans le même four un lit de matière combustible, puis un lit de pierre à chaux, et successivement ainsi jusqu’à ce que le four soit rempli complétement. On allume la partie inférieure à l’aide de bourrées de bois sec, et le charbon (houille sèche ou mélange de coke et de houille) prend feu en gagnant la partie supérieure. Lorsqu'une partie est calcinée suffisamment, on l'extrait par le bas du four, et l’on charge la partie supérieure d’autres malières premières et de la houille alternativement. On consomme généralement, pour obtenir un mèt. cube ou 10 hectol. de chaux grasse, un mèt. cube de bois, ou un peu moins de 2 mèt. cubes de tourbe, ou encore environ un demi-mèt. cube ou 5 hect.

de houille.

Ilnousreste à décrire maintenantavec quelques détails le four à calcination continue, qui est le plus économique de combustible ; il consomme seulement 35 à 40 hectolitres de houille sèche ou peu bitumineuse pour produire 100 hect. de chaux.

La fig. 527 représente une élévation, la fig. 528 une coupe horizontale au niveau du sol carrelé, et la fig. 529 une coupe verticale de ce four par un plan passant dans l’axe du cône et partageant en 2 l’une des gorges A, A.

Fig. 528. Fig. 530.

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Fig. 529. Fig. 527.

La partie supérieure la plus évasée, B, de ce four a 12 p. de diamèt., etse rétrécit, suivant la forme d’un cône renversé, jusqu’à 18 po.

du sol carrelé où elle n’a plus que 8 pi. 1/2 de diamèt. Cetie forme est très facile à donner en implantant un calibre dans l’axe du cône, et le faisant tourner autour d’une tringle formant cet axe au fur et à mesure que l’on élève la construction intérieure en briques dures et réfractaires.

Dans les 3 fig. ce massif rectangulaire en forte maçonnerie et les fondations sont indiquées par les lettres d,d; dans l'axe de la capacité conique est placé à la partie inférieure l'axe d’un petit cône E, scellé dans la fondation et, s’élevant à 2 pi. 6 po. au-dessus du carrelage ; sa base, au niveau du sol a 28 po. de diamèt. ; celte sorte de borne est d’un seul

(1) A V’aide d’une grille il est facile d’y brûler de la houille,

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morceau en grès très dur. 3 piliers G sont | disposés autour de la borne E, à 7 po. de sa base; ils sont également d’un seul morceau en

rès très dur ayant 30 po. de haut. et 6 po. de ons ces piliers et 3 autres piliers intermédiaires, H, élevés à la même hauteur en briques dures, supportent 3 tailles I, formant réunies un cercle de 3 pieds et demi à l’inté- | rieur. Elles ont 12 po. de largeur et une épaisseur de 6 po.

On voit que d’après ces dispositions, il reste près du centre du four 6 ouvertures (dites | gorgerons ) K, ayant 15 po. de large au fond et 18 po. de hauteur. Les détails de cette partie inférieure du four sont très importantes à bien observer et achever solidement avec soin; le reste de la construction ne présente pas de difficultés. On élève graduellement évasée, la partie conique intérieure, les parois externes à plomb, en ménageant dans toute l'épaisseur de la maçonnerie les trois grandes gorges ou portes voûtées À. Elles ont 8 pi. de ‘haut et 8 pi. de largeur, et 2 pi. de hauteur dans le fond, à l'endroit le plus resserré.

À la partie supérieure du four se trouve une plate-forme horizontale M, N, où se fait le principal service. Les ouvriers y arrivent avec leurs brouettes chargées de pierres ou de combustibie, par un plan incliné en bois ( fig. 530) O, P, extérieur à la maçonnerie et maintepu sur des poteaux, R R.

Pour le chauffage de ce four continu, on emploie de préférence comme combustible du charbon de terre un peu ou pas bitumineux, comme la houille de Fresnes; on peut réaliser souvent une grande économie en y ajoutant la moitié ou les deux tiers de son volume d’escarbilles provenant des feux de for- |

erons ou de foyers brûlant incomplétement a houille; cette sorte de résidu ne donne presque plus de fumée , n’a qu’une tres faible valeur commerciale; c’est même une sorte de coke.

La pierre brute à calciner doit être concassée en fragmens d'épaisseur aussi égale que

ssible, d'environ 1 po.;il convient que leur

argeur soit assez grande, quoique très irrégulière, afin qu'ils descendent plus uniformément et laissent assez de passage entre eux pour les produits de la combustion. C’est en

énéral un bon moyen d'économiser le com-

ustible et de rendre la calcination régulière pour la chaux comme pour le plâtre, que de casser les pierres en morceaux peu épais, puisqu’alors la température utile se communique rapidement jusqu’au centre de tous les morceaux; on y parvient d’ailleurs aisément en frappant les morceaux de pierre de champ dans le sens de leurs lits naturels et à l’aide de marteaux en coins.

Manœuvre de l'opération. Lorsqu'on veut commencer la calcination, on place autour de la borne quelques bourrées ou fagots de bois sec, qu'on recouvre de lit formé & 5 hectolitres de charbon de terre en fragmens dits gailiettes ; on étend dessus 3 hectolitres de pierres en une couche horizontale, puis on charge 6 fois alternativement un lit épais 1 po., de charbon menu mélé d’escarbilles, puis un lit de 6 po. d'épaisseur de pierres concassées,

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