‹ Maison rustique du XIXe siècle ... Rédigé et professé par une réunion d'agronomes et de praticiens appartenant aux sociétés agricoles de France sous la direction du Dr. Alexandre BixioChapitre 292 sur 295 · LIV, 1Y · texte numérisé non relu

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trop fine et que l’on met par petits paquets dans des cylindres ou cartouches de papier contenant chacune 2 onces; on se sert pour tasser la poudre dans les cartouches d’une machine qui en bat un grand nombre à la fois; il est rare qu’on obtienne en café plus d’un dixième du poids des racines vertes, nettoyées et coupées. Cette fabrication, qui est très active à Onnaing (Nord) quia été son berceau, à Marvoilles, près Avesnes, et autres lieux, commence en octobreet finit en janvier. On prépare aussi, à peu près d’après les mêmes

principes, du café-châtaigne qui est un mé-

lange de betteraves séchées et arrosées d'huile d'olive, puis de châtaignes sèches. Ce mélange est ensuite brûlé comme du café ordinaire, mais avec beaucoup de précautions, puis, lorsqu'il est froid, moulu et enfermé dans des vases de terre dans lesquels on l’expédie.

On a établi aussi en Hanovre plusieurs grandes fabriques pour la préparation du café de seigle q\’on préfère dans ce pays au caféchicorée. Pour préparer ce café, on fait macérer le seigle pendant une nuit dans l’eau froide, on fait écouler cette eau qu’on remplace par de la fraiche qu’on chauffe aussitôt Jusqu'au point d’ébullition. Quand les grains ont crevé, on Jette le tout sur une passoire et on lave à 3 reprises différentes avec de l’eau bouillante. Lorsque l’eau est suffisamment écoulée, on sèche les grains soit au soleil, soit sur une plaque chauffée; cette dessiccation doit être rapide. Alors on les brûle comme le café et au même point, on les met en poudre et on les conserve dans des pots fermés d’un couvercle. On prend ordinairement 2 onces de cette poudre pour 3 tasses, et on fait bouillir un quart d'heure; quelques personnes y ajoutent 1 à 2 grains de sel. Mêlée avec du café ordinaire, cette boisson est, dit-on, agréabie.

Nous mentionnerons encore la fabrication de la moutarde comme une de celles qui se rattachent à l’agriculture. On peut construire un moulin d’une manière bien simple, en prenant une petite futaille qu’on défonce d’un côté el au fond de laquelle on fixe une meule en granit ou en pierre dure, de manièrequ’elle ne puisse pas tourner; on place ensuite dessus une autre meule mobile et tournant autour d’une cheville implantée au milieu de la meule dormante. Sur le côté de ceite dernière est solidement fixée une autre cheville ronde en fer qui, à l’aide d’un étui de bois dont elle est environnée, sert de manivelle pour la faire tourner. Un couvercle en bois recouvre cette meule mobile, et une gouttière placée sur le côté, au niveau de la surface supérieure de la meule inférieure, sert à faire tomber la moutarde broyée. Avant de moudre la graine de moutarde, on la vanne, on la lave et on la laisse gonfler pendant 12 heures pour rendre le broyage plus facile. Cette graine étant ensuite broyée, on la repasse pour l’obtenir plus fine, et enfin on la passe au tamis de soie. On prend alors un demi-kil. de cette farine, on y ajoute un peu de sel marin, on la remet dans le moulin, en l’arrosant petit à petit avec du vinaigre, en la broyant toujours Jusqu'à ce qu’elle forme une pâte fine, homogène et d’une consistance fluide, qu’on conserve dans des pois scellés avec un bouchon

de liége où avec une vessie. On ajout: souvent à la moutarde du sucre, du miel, des clous de girofle et autres épiceries, ainsi que de l’estragon, des anchoïs, etc. À Turenne (Corrèze), dont la moutarde est très renommée, on emploie, au lieu de vinaigre, le moût de raisin rapproché au tiers par l’ébullition. Enfin, on prépare aussi des moutardes qu'on aromatise avec des essences de cannelle, de thym , etc. Le soin qu'on mettra dans la préparation et le choix des ingrédiens peuvent seuls donner un produit de bonne qualité et le faire rechercher par les consommateurs.

Les pois qu’on forme avec la racine d’iris pour le pansement des cautères se faisaient autrefois exclusivement en Toscane. Plusieurs villes de France se sont emparées de cette industrie; nousciterons enparticulier La Ferté-sous-Jouarre ( Marne), où il s’en fabrique une très grande quantité, et Caromb,à2lieues de Carpentras (Vaucluse). La racine de liris de Florence (iris florentinu ) est tubéreuse, disposée en morceaux plus ou moins longs, inégaux, assez pesans, aplatis et à surfaces raboteuses. Sa couleur est blanche à l’intérieur comme à l'extérieur, et quand elle est sèche, elle a une odeur agréable de violette. Cette racine ne se récolte que la 3° année de la plantation, et aussitôt qu’elle est arrachée de terre, on la dépouille de son écorce et on l’étend sur des naltes de jonc pour la faire sécher au soleil et quelquefois au four. Les pois à cautère se fabriquent sur le tour, et, suivant que les morceaux de racines sont plus ou moins sains, on fait des pois plus ou moins gros. On assortit ensuite les différentes grosseurs au moyen de cribles. Ces pois sont ensuite enfilés et livrés au commerce. Les débris que donne le tour sont vendus aux parfumeurs et aux pharmaciens, qui font entrer l'iris dans diverses préparations. On estime à plus de 20 millions le nombre de ces pois consommés annuellement en France.

La glu, qu'on fait à Saint-Loup ( Haute- Saône), à Saint - Léger- de - Fourcheret, près Avallon (Yonne), et dans quelques autres localités, est, comme on sait, employée à la chasse des petits oiseaux et pourrait servir à des usages bn plus étendus en horticulture et dans l’économie domestique, pour prévenir les attaques des chenilles et des insectes. C’est avec la seconde écorce du houx, lorsque cet arbre est en sève, qu'on fabrique la glu. Cette écorce ayant été enlevée, on la laisse macérer pendant quelque temps à la cave dans des tonneaux; puis on la bat dans des mortiers jusqu'à ce qu’elle soit réduite en pâte. On lave cette pâte à grande eau, et, pendant le lavage, on la pétrit à plusieurs reprises. Alors on la renferme dans des barils pour la laisser se perfectionner, en enlevant de temps à autre l'écume qu'elle rejette, ainsi que les filamens ligneux qu'elle contient encore. Enfin, quand elle est pure, on la met dans un autre vaisseau pour l'usage où pour l’expédier.

Une fabrication à laquelle il est assez facile de se livrer, c’est celle de l’amadou, cette substance spongieuse et très combustible qu'on emploie pour se procurer du feu avec la pierre à fusil et le briquet, ainsi que pour arrêter l'écoulement du sang des petits vais-

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seaux. L'amadou se prépare avec une espèce de champignon , appelé agaric du chêne, bolet amadouvier (boletus igniarius, B. fomentarius, L. polyporus igniarius, Pers.). Ce bolet, qui croit sur le tronc des vieux chénes, des ormes, des charmes,’ des bouleaux, des noyers, etc., est épais au milieu et a la forme d'un saboi de cheval. Il est couvert supérieurement d'une écorce dure d’un brun foncé, presque lisse, sous laquelle se trouve une substance d’un brun clair, fongueuse, assez molle, douce au toucher et comme veloutée. Toute la partie inférieureest ligneuse. La récolte des bolets se fait au mois d’août ou de septembre. — Pour préparer l’agaric, on commence par emporter soigneusement avec un couteau l’écorce qui recouvre le champignon et toutes les parties ligneuses qui entourent lasubstance fongueuse. Cette substance est ensuite coupée en tranches minces que l’on bat au marteau pour les amollir. On continue à battre jusqu’à ce qu’elle devienne douce, molle et facile à rompre avec les doigts. Dans cet état, l’agaric est livré au commerce ou aux pharmaciéns et peut être employé pour arrêter les hémorragies. — Pour en faire de l’amadou, on épluche et on coupe le bolet, comme précédemment; puis on le dispose par couches dans un tonneau sur lesquelles on place un couvercle qu'on charge d’une pierre. Dans ce tonneau, on verse une forte lessive de cendres filtrée, ou mieux une dissolution de potasse, dans la proportion de 1 livre de cet alcali pour 25 de champignons. Après une macération de 2 à 3 semaines en élé ou d’un mois en hiver dans un cellier, on en retire les tranches de bolet, on les laisse égoutter, puis on les bat sur un bloc de bois avec un maillet également en bois jusqu’à ce qu’elles forment des plaques unies et d’une mince épaisseur. Alors on les sèche, puis on leur donne la flexibilité et la mollesse nécessaires, en les manipulant pendant longtemps et en tout sens entre les mains. Souvent on ajoute à la dissolution de cendres ou de potasse du salpêtre ou nitrate de potasse, dans la proportion de 1 liv. pour 30 à 50 liv. de bolet pour augmenter sa combustibilité.

On pourrait se servir, pour le même objet, d’une dissolution d'extrait de saturne (sousacétate de plomb), où mieux, de chlorate ou de chromate de potasse.— Pour préparer l’amadou noir on teint quelquefois le bolet avec des dissolutions de bois de teinture, de noix de galle et de sulfate de fer. Dans ce cas, on ne le passe pas dans la lessive alcaline, on se contente de le plonger dans la dissolution de salpêtre à laquelle on ajoute les matières colorantes. Un moyen plus simple, et qui augmente en même temps sa combustibilité, consiste à le rouler dans de la poudre à canon.

Il parait que dans quelques endroits de l’AIlemagne on cultive le bolet amadouvier. Pour cela, on plante, dans des endroits humides, des hêtres qu'on recourbe ensuite Jusqu'à terre et qu’on couvre de gazons pour les maintenir dans un état constant d'humidité. Ces dispositions favorisent tellement le développement des bolets que, dans l’année, on peut en faire piusieurs récoltes

Une autre application utile des plantes cryptogames a été proposée récemment par M.de Bnepisson, qui a démontré qu'on pouvait, avec

la chair des champignons subéreux appelés bolets ou polypores, former des estompes qui remplacent avec avantage celles de papier, de peau ou en liége dont se servent les dessinateurs. Celles fabriquées par M. de BrEBIssoN étaient faites avec le polypore du bouleau, dont la chair est moelleuse, d’un beau blanc et se taille facilement. Il en a fait aussi avec les polypores odorant et amadouvier.Ces estompes sont préférables à celles de papier, qui sont dures, et à celles de peau, qui ne peuvent être taillées en pointes aussi fines, et enfin à celles en liége dont la substance présente souvent des points ligneux assez durs qui déchirent le papier. On pourrait très bien, dans les pays où ces champignons abondent, essayer cette petite industrie nouvelle.

Dans les pays où croît le chéne-liége, près des grandes villes ou des pays de viguobles, on peut s’adonner à la fabrication des bouchons de toute espèce, des semelles et autres ouvrages en liége qui n’exigent que bien peu d'outils.

Nous ne parlerons plus, à l'égard des produits extraits des végétaux, que de larécolte et du raffinage du tartre. Tout le monde sait que, dans les tonneaux où l’on conservele vin, il se forme sur les parois de ces vases unecouche ou croûte cristalline plus ou moins rouge et épaisse quiest connue sous le nom detartre. Le tartre à l’état brut est blanc ou rouge, suivant qu'il provient de vins blancs ou de vins rouges; mais ces 2 espèces ne diffèrent en général l’une de l’autre que par la matière colorante. Dans les pays de vignobles où l’on récolte une quantité assez notable de ce tartre, on peut le vendre en cet état à des raffineurs où au commerce. Cependant il est probäble qu’on pourra le placer plus avantageusement en lavant à l’eau froide les cristaux de tartre pour leur enlever une partie de la matière colorante qui les souille encore et dissimule leur poids. Si on recueilleunegrande

uantiite de ce produit, on trouvera peut-être du profit à le raffiner, comme on le fait dans les environs de Montpellier.

Pour raffiner le tartre brut on le réduit en poudre dans un moulin à meules verticales, tels que ceux que nous avons décrits pour la fabrication du cidre et des huites ; puis on je fait dissoudre en le projetant par poignées et peu à peu dans l’eau bouillante contenue dans une chaudière de cuivre. L'eau étant saturée de ce sel, ce qu'on aperçoit quand elle n’en dissout plus, on laisse un moment reposer la solution pour que les impuretés tombent au fond, puis on la verse dans des terrines ou cristallisoirs. Par le refroidissement, il se dépose des cristaux d’un blanc roussätre où d’un rouge vineux, léger, qu’on peut vendre en cet état. Quand on veut raffirer entièrement ces cristaux, on les détache des terrines et on les redissout dans l’eau bouillante; lorsque la dissolution est faite, on délaie avec soin 4 à 5 p. 0/0 d’une terre argileuse et sablonneuse. L’argile s'empare de la matière colorante et se précipite avec elle ; alors on tire à clair la liqueur et on l’évapore jusqu’à ce qu'il se forme à sa surface une pelhicule cristalline. On la soutire alors dans des terrines où, par le refroidissement, le tartre qui est plus soluble à chaud qu’à froïd se

ARTS AGRICOLES : FABRICATIONS ET INDUSTRIES DIVERSES

dépose en cristaux blancs et demi-transparens qu’on nomme crème de tartre. Ces cristaux étant formés, on les enlève, on les fait égoutter et on les emballe, aussitôt qu’ils sont secs, dans des demi-barils de 2 à 300 kilog. ou des barils de 400 à 600 kilog. Les eaux au sein desquelles les cristaux se sont formés, et qu’on nomme en chimie eaux-mères, contiennent epcore du tartre en dissolution; on s’en sert au lieu d’eau pure pour opérer la dissolution du tartre brut, La crème de tartre du commerce est un bitartrate de potasse, c’està-dire un sel dans lequel l’acide tartrique est en quantité double de celle qui sature la potasse dans le tartrate neutre de cette base. La crème de tartre est employée dans la pharmacie, en teinture, dans le foulage des chapeaux, etc.

SECTION III. — Produits minéraux.

Les objets de coutellerie, tels que rasoirs, couteaux, ciseaux, instrumens de chirurgie dont on fait un débit si prodigieux sont devenus dans plusieurs de nos départemens une source de richesse et de travail pour les populations agricoles. C’est ainsi qu'à Nogentle-Roi, dans l’arrondissement de Chaumont (Haute-Marne ). qui est le centre de la fabrication de la coutellerie dite de Langres, ces produits donnent de l’occupation, dans plus de 100 villages environnans, à une mulütude de bras qui fabriquent chaque année pour plus de 800,600 fr.de coutellerie. Les communes aux alentours de Moulins et de Chatelleraut présentent la même activité dans ce genre d'industrie. La grosse coutellerie, à un prix modéré, donne de l’ouvrage à plus de 6.600 personnes dans les environs de Thiers ( Puyde-Dôme). A Saint-Jean-du-Marché, à 3 lieues d’Epinal ( Vosges ), on réunit de même tous les objets de coutellerie fabriqués dans ies villages voisins et qui consistent en couteaux de table et de poche, simpies, de bonne trempe et à bas prix. Nontron (Dor&ogne) verse dans le commerce une quantité considérable de couteaux à manche de buis d’un prix modeste, et dansles environs de Saint-Etienne (Loire),on confectionne à des prix qui paraissent incroyables ces couteaux grossiers, il esi vrai, mais assez bons, counus sous le nom de jambettes où eustaches de bois, et dont le plus pauvre ménage peut aisément faire l'acquisition.

La fabrication des mouvemens de pendules est, pour nos départemens du Doubs et du Jura, un élément de richesse et d'activité industrielle. Là, il y a tel village ou tel canton, cemme ceux de Morez et de Foncine (Jura), où tout le monde s'occupe à fabriquer des pièces qui entrent dans la consiruction de ces mouvemens de montres ou de pendules qui, sous le nom d’horlogerie de Comté cu *E fabrique, se répandent dans toute la France et à l’étranger, ou bien à forger des outils propres à fabriquer ces mouvemens et à l’usage des horiogers.

Dans plusieurs de nos départemens, les habitans des campagnes savent forger et travailler Le fer. Nous ne citerons à cet égard que les habitans des environs d’'Escarbotin, à quelques lieues d’Abbeville (Somme), qui sont

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serruriers et fabriquent surtout des serrures, ainsi que des cylindres et des broches pour les filatures.

Nous pourrions ajouter à ces exemples une foule de petites industries quis’exercentsur les métaux, et que l'homme des champs pourrait entreprendre sans difficulté. Contentons-nous à cet égard de mentionner encore la fabrication de la canetille ou fii métallique, en fer, laiton, argent fin ou faux, roulé en hélice comme un ressort à boudin et qui sert à faire des bretelles, des jarretières, des corsets, des chaînes légères, etc., et se fabrique sur une broche montée sur 2 poupées qu'on fait tourner avec une manivelle ; la fabrication des boucles en fer à l'usage de la selierie et de la quincaillerie, etc.; celle d’une foule d'objets métalliques faits au balancier, au laminoir, au découpoir, au foret, à l’étampe, etc.

Parmi les produits manufacturés avec les minéraux, il en est beaucoup dont l’exploitauon et le travail sont encore susceptibles d'occuper nos habitans des campagnes. A ce sujet nous donnerons seulement pour exemple quelques populations qui se distinguent par leur industrie dans diverses parties de l’Europe. Les habitans de Riva près le mont Rose dans les Alpes, à la source de la Sésia, fabriquent très en grand un petit instrument de musique en fer connu sous le nom de guimbarde dont il se fait un assez grand débit en Europe, et pour le moment une grande exportation dans les Amériques; ceux de Sepimoncel, dans le Jura, déjà connus par leur fromage excellent, taillent avec beaucoup d'adresse, depuis un temps immémorial, les pierres fines et fausses et les pierres noires pour deuil; ceux de Saint-Aignan, Meunes, Noyers, Coufñ ( Loir-et-Cher ), façonnent les pers à fusil; ceux du bourg d'Oberstein dans le Palatinat , polissent toutes les agates communes dont on fait des cachets, clefs de montre, tabatières, mortiers, billes, brunissoirs, etc. Au Val-Sésia, dans le Valais, on fabrique au tour une grande quantité d'ustensiles de ménage en stéatite ou pierre ollaire, sorte de pierre douce et savonneuse au toucher, qui se laisse facilement tourner et fournit des vases domestiques passant aisément par les alternatives du froid et du chaud sans se briser, et formant une poterie économique, saine, commode et durable dont on fait grand usage dans le nord de l’Italie.

SECTION IV.— Industries mixtes.

Dans une multitude de localités, les habitans de nos campagnes se procurent un métier à tisser, et fabriquent, dans les momens où les travaux agricoles sont suspendus, des toiles de chanvre ou de lin, de cent qualités diverses ; des couvertures de laine ou des étoffes communes qui se consomment dans le pays.

Dans le voisinage de tous nos grands centres de fabrications pour le tissage des étoffes, tels que Lyon, Tarare, Nismes, Reims, Mulhausen, Amiens, Cambrai, Va:enciennes, Sainl-Quentin, Rouen, Louviers, Elbeuf, Castres, Carcassonpe, eîc., les habitans s'occupent généralement à filer La laine, le chanvre, le lin ou le coton, à dévider et retordre les fils, à les mettre en bobines ou en canettes, à tisser

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