‹ Maison rustique du XIXe siècle ... Rédigé et professé par une réunion d'agronomes et de praticiens appartenant aux sociétés agricoles de France sous la direction du Dr. Alexandre BixioChapitre 65 sur 295 · CONSERVATION , PRÉPARATION ET EMPLOI DE LA CHAIR, ETC · texte numérisé non relu

CONSERVATION , PRÉPARATION ET EMPLOI DE LA CHAIR, ETC

correspondante à celle du liquide enlevé par l’évaporation et l’imbibition des os; on ranime le feu et l'on recommence une deuxième opération semblable.

La graisse de tous les os hachés et concassés est seulement refondue et mise immédiatement en barils, pour être livrés aux fabricans de savon ; on peut l'employer en cet élat pour assouplir les cuirs des chaussures et des harnoiïs; chauffée avec précaution jusqu à ce que, par une ébullition lente, toute l'eau interposée soit évaporée, on en obtient une graisse brune très-convenable pour lubréfier les essieux de roues de charrettes, de charrues, des vis, axes et tourillons, des pressoirs, elc.

Une troisième sorte d’os est mise à part sans ep extraire de matière grasse. Elle comprend: 1° les os de têtes de bœufs ( fg.68), dits

Fig. 68.

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Tous ces os, ainsi que ceux @es jambes de moutons (trop minces pour servir à Ja tabietlerie, mais dont on a scié les bouis, afin d’en faire sortir la graisse), se vendent avec avantage aux fabricans de gélatine ou de colle d'os, qui les traitent, soit par l'acide hydrochlorique, soit par l'eau ou la vapeur, à la lempérature et sous la pression correspondant à deux ou trois atmosphères.

Nous avons vu comment sont traitées séarément Jes deux sortes d’os, d’où résultent es os de travail et les os hachés, les uns et

les autres privés de graisse. Les derniers se vendent aux fabricans de charbon animal et de produits ammeniacaux; les fermiers peu-

vent les utiliser directement pour l’engrais des terres en les réduisant en poudre gros.

sière dans un r7oulin à cylindres cannelés.

Exposés pendant deux heures à la vapeur chauffée sous trois atmosphères de pression, ils deviennent très-faciles à diviser sous le marteau ou dans un moulin à meules verticales en fonte.

Broiement des os.—1/’expérience a démontré qu’il est nécessaire de diviser les os pour en extraire convenablement la graisse et la gélatine : nous avons dit plus haut comment elle doit être oblenue, nous supposons donc ici que les os en sont privés.

Le moyen le plus simple et le moins dispendieux de premier établissement pour broyer les os en menus fragmens consiste à les frapper à l’aide d’une masse sur un billot encadré; voici la description des ustensiles relatifs à ce procédé : :

(Fig. 72.) Plan et élévation du billot en bois dans lequel est encastrée une plaque de fonte taillée en pointes de diamant. |,

(Fig.73.) Plan et élévation du cadre en bois qui entoure la plaque en fonte pour retenir les os lorsqu'on les frappe avec la masse.

(Fig. 74.) Masse en bois dur, garnie en dessous d'une plaque de fer taillée en pointes de diamant aciérées, ou d’un grand nombre de clous à forte tête pointue.

Fig. 74.

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On s est encore servi de machines à pilons ; ceux-C1 étaient terminés par une plaque en fer taillée en pointes de diamant, comme la masse que nous venons de décrire, et le fond da mortier présentait des barres en fer placées de champ, entre lesquelles les menus fragmens d’os se dégageaient sous la percussion.

. La machine préférée er Angleterre consiste en deux cylindres à cannelures dentées (fig. 75).

On termine le broyage en faisant repasser les os ainsi concassés entre deux autres paires de cylindres cannelés, en tout semblables, mais plus rapprochés et à dentures plus fines. Une machine à vapeur est ordinairement appliquée à faire mouvoir ces trois

aires de cylindres, qui exigent une grande orce mécanique. (foyez pour l'emploi des os broyés, liv. 1°", pag. 94.)

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