‹ Maison rustique du XIXe siècle ... Rédigé et professé par une réunion d'agronomes et de praticiens appartenant aux sociétés agricoles de France sous la direction du Dr. Alexandre BixioChapitre 84 sur 295 · LIV, 1Ÿ · texte numérisé non relu

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côtés du corps et sur les cuisses, et la #erce, sur la gorge, le ventre, la queue et les jambes.

Ce triage ne suffit pas, dès qu'il s’agit de moutons à laine fine, et depuis long-temps les Espagnols en avaient adopté un autre d'autant plus commode que leurs troupeaux étant fort nombreux et tous les animaux qui composent chacun d’eux étant à peu de chose près uniformes sous le rapport des toisons, la laine enlevée sur telle ou telle parue se trouve par cela seul classée commercialement. Les Espagnols appellent :

1° Rafinos ou 1° classe, la laine qui se trouve sur le dos, l’épaule, les flancs et les côlés du cou ;

2° Fénos ou 2° classe, la laine du chignon et de l'arête supérieure du cou, celle qui se trouve au bas des hanches et de la partie du genou de devant au commencement de l'épaule, et celle du ventre et de la gorge;

3° Terceros ou 3° classe, la laine du jarret de derrière à la hanche, du genou de devant Jusqu'au pied et de la partie inférieure de la gorge;

4° Cayda où 4‘ sorte, la laine des extrémités ou les portions prises des fesses aux extrémités de derrière, entre les cuisses, etc.

À limitation des Espagnols, les Saxons ont classé les diverses qualités de leurs belles toisons en quatre classes principales, savoir :

1° L’électa, qu'on trouve sur le dos, les flancs, les hanches, l'épaule de devant et les côtés du cou ;

2° La prime, qu'on recueillesur les cuisses de devant, le ventre, l’arête supérieure du cou, la tête et la gorge;

3° La seconde, celle qu’on rencontre aux cuisses de derrière et aux jambes de devant, du genou à l'épaule, à Ja partie inférieure de la gorge, le chignon et Ja queue;

4° La troisième, celle qu’on trouve sur les jambes de derrière, entre les cuisses, au scrotum et aux parties de la génération.

Les établissemens de lavage en Allemaÿgne forment un bien plus grand nombre de qualités, et la plupart du temps subdivisent les précédentes en 1°"et 2° choix; ainsi dans le 1°’, ils ont de la laine super-électa et électa; dans le 2° de la prime de 1‘ et 2° choix, et ainsi de suile.

On a reproché depuis quelque temps en France aux laveurs et négocians en laine, le nombre de qualités diverses qui ont été introduites dans le commerce et qui tendent à apporter de la confusion ou à favoriser la fraude, et on a pensé qu’à l’imitation des Espagnols, trois qualités, indépendamment des rebuts ou caydas, seraient suffisantes pour tous les besoins des arts. Nous laissons aux gens de l’art à décider cette question, et uous préférons donner quelques détails sur la répartition des diverses qualités sur le corps des moutons perfectionnés.

THaeRr, dans ses Annales de Mæglin, nous a fait connaitre les résultats d’observations très-précises qu’il a faites sur des races de mérinos pour distinguer les diverses qualités de laine que présente la toison des moutons de cette race. « La partie du corps, dit-il, où

sur le cou et le dos; la seconde laine. sur les | la laine croit le plus régulièrement, est à 2

cHar. 5°.

pouces de l’échine à (fig. 99) en descendant, Fig. 99.

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ou à 2 pouces de l’omoplate, dans la direction du garrot à l’ombilic.Dans la plupart des individus et dans les races pures sans exception, la laine est dans cet endroit à la fois la meilleure et la plus fine de toute la toison. A environ 3 pouces plus en arrière, on trouve sur le dos à la qualité moyenne de la laine. Sur la croupe cet dans les parties voisines, la finesse est un peu plus marquée, mais Ja laine est plus courte, moins tassée et moins nette. En général, elle parait en ces endroits avoir moins de nerf et une teinte matte et blafarde. Vers la naissance de la queue Zen descendant, la laine se montre un peu plus longue, elle est plus frisée et s'échappe en pointe. La finesse est encore moindre. À environ un pouce au-dessous de la naissance de la queue e commence une ligne qui forme la limite naturelle entre la laine de la toison supérieure et la laine toujours décroissante de la cuisse. Au jarret f se trouve en majeure partie la laine la plus commune de toute la toison. A l'épaule g, de même que près du genou, la laine gagne en finesse et est trèsfrisée. Celle du ventre 2 est rarement bonne, elle est trop mince et sujette à se tordre; malgré sa finesse, qui égale celle des meilleures qualités, elle est de peu de valeur. La laine du garrot £ se fait remarquer par sa disposition à se cordonner; moins elle est tassée, plus elle est disposée à se tordre, et quand elle est dure, ses extrémilés sont pres-

ue toujours défectueuses. Des deux côtés Le cou # la laine est d’une belle venue, elle cède peu à ceile des meilleures parties; elle est en général plus longue que ces dernières. Dans les toisons ur peu drues elle a un lustre qui lui est propre. La qualité de la laine des parties supérieures de l’arête du cou / va toujours en décroissant. Dans plusieurs individus, la laine de la nuque 72 décroit sensiblement en proportion de celle des autres

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parties du cou. Elle égale ordinairement celle de la partie supérieure de l'arète du cou ; toutefois, dans les toisons très-serrées, elle se rapproche davantage de la laine des parties latérales de celui-ci.»Ces différences entre la qualité de la laine sur différentes parties du corps, ainsi que les limites où elles sont circonscrites, sont variables avec les races, les familles et même d’individu à individu, et il est des troupeaux, tels que ceux dits de race électorale et le troupeau de Naz, etc.

où la laine est presque uniformément belle sur toutes les parties du corps.

Nous avons fait connaitre plus haut les divisions par qualités qui sont adoptées en France pour les laines indigènes et les laines fines, nous ajouterons seulement ici que les pelures en général sont partagées en 4 classes : commune, haut fin, bas fin, et métis ou mérinos, suivant leur finesse, et que les laines fines de ce genre lavées, c'est-à-dire les 'écouailles, sont classées par qualités d’après la méthode employée pour les laïnes de loison.Il en est de même des yaunes, des crottins, des pailleux, etc., qui, triés et lavés, se divisent en 2? ou 3 qualités.

$ III. — Des moyens pour mesurer la finesse des laines.

D'après les détails dans lesquels nous venons d'entrer, on conçoit saus peine que le classement et le triage des laines se font généralement d’après l’ensemble de leurs qualités ou suivant les besoins , mais que la plupart du temps c’est la finesse du brin qui sert à fixer le mérite respectif et la valeur des Jaines. Quelque exercé que soit Pœil ou la main du propriétaire ou du marchand de laine, il est difficile de juger de la finesse de ces filamens, surtout aujourd’hui que les laines ont acquis une grande ténuité sans faire usage d’un instrument qui grossisse le brin et serve en même temps à en mesurer le diamètre. Un assez graud nombre d’instrumens de ce genre ont été inventés et désignés sous les noms de mensurateurs des laines , de micrométres et d’ériomèétres ; les plus connus sont ceux de Dollond, de Lerebours, de Voigtlander, de Schirmer, etc.

Tous exigent beaucoup d'habitude pour être employés convenablement , et il est trèsdifficile dans leur usage d'éviter de graves erreurs. Un autre instrument de ce genre, dû à M. Kœhler, et dans lequel on mesure par un procédé mécanique l'épaisseur de 100 brins à la fois, n’est pas susceptible de donner une grande exactitude. Enfin l’ériomètre de Skiadan, qui mesure la finesse de la laine en cent millièmes parties d’un pouce, parait donner avec promptitude des appréciations exactes; mais son mécanisme est compliqué, et il a en outre le défaut , ainsi que les autres instrumens de ce genre mentionnés précédemment, d’être d'un prix élevé et peu à la portée des cultivateurs.

Nous avons pensé qu'avec un microscope composé, disposé d’une certaine facon, on parviendrait à mesurer la finesse des laines

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