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où des faits scolaires (actes d’indiscipline) sont mis en avant, ceux-ci sont apparemment l'effet d’un complexe affectif inconnu. L’opiniâtreté de l’enfant antipathique, par ailleurs excellent comme élève, s’appliquant à « faire enrager » ce professeur, n’était assurément pas sans cause intime. Une telle conduite poursuivie systématiquement, si elle n’a pas un caractère vindicatif (la vengeance pouvant viser le maître directement ou ne le toucher que par un «transfert »), exprime souvent un désir secret de l’enfant de se manifester devant la classe, fût-ce aux dépens du maître. Il y a cependant le fait singulier que les autres professeurs étaient satisfaits de cet élève. II y a donc eu, ici, une attitude toute personnelle. Notre professeur aurait peut-être dû, par une analyse, remonter à la source de l'hostilité dont il était l’objet de la part de l'élève en question ou, du moins, s’adresser à celui-ci d’une manière personnelle. Malheureusement, il semble n'avoir vu dans l’enfant qu’une sorte de petit ennemi qui aurait cherché à l’amoindrir, à diminuer son autorité, à entraver son travail. Dès lors, il entre lui-même dans un conflit affectif (si, toutefois, son attitude affective n’était pas antérieure au conflit scolaire).
Parfois, le maître est étonné de son sentiment et avoue franchement ne pas pouvoir se l’expliquer. Il sent vaguement que le portrait qu'il fait de l'élève ne suffit pas comme motif. Il lui eût naturellement été plus aisé d'expliquer son sentiment par des faits scolaires (succès, conduite, etc.) ou par des qualités morales, intellectuelles ou esthétiques. S'il décline, cependant, la réponse facile, pour rester dans l’indécis, c’est qu'il doit se rendre compte de la présence de quelque chose en plus.
. Beau et robuste ; très jovial, communicatif ; meneur, très aimé de ses camarades. Intelligent, bon élève. IL s'était particulièrement attaché à cette maîtresse, qu'il rencontrait aussi dans une association sportive. « Avait une lueur singulière dans le regard ; figure franche, ouverte. A présent encore, au lycée et bien plus sérieux, il garde la même expression du visage ».
« Je suis bien étonnée, remarque la maîtresse, d’avoir pensé à cet élève. Pourtant je crois en avoir eu d’autres que j'ai beaucoup aimés. Mais celui-là avait quelque chose d’assuré et d'imposant dans sa petite personne, sans s’en rendre compte. Souvent il s’étonnait lui-même de la facilité qu’il avait à saisir, à expliquer. Bon conteur et doué d’une vive imagination, il était très écouté de ses camarades et suivi dans tous les jeux. »—No 43s (F 24 cél. — M 13). :
«Je n'arrive pas à m'expliquer, dit la maîtresse, les raisons pour lesquelles cette fillette m'était tellement antipathique. Elle était obéissante, m'aimait beaucoup. Cherchait toujours à se faire câliner par moi, comme un petit chat. Peut-être me déplaisait-elle parce que je réemarquais en elle de la lâcheté et un manque de sincérité en tout...» — N° 54a (F 21 cél. — EF 9).