‹ Maîtres et Élèves: Essai de Psycho-Pédagogie AffecticeChapitre 18 sur 109 · IV. Affection mutuelle · texte numérisé non relu

IV. Affection mutuelle

Très souvent nous rencontrons le caractère affectueux comme vertu attrayante. D'une façon générale, l’affection appelle l’affection ; aussi la mutualité de sentiments estelle signalée plus d’une fois. |

Le professeur, homme ou femme, est très sensible aux sentiments que l’élève a pour lui. Il n’en est pas seulement flatté comme d’une récompense à son labeur. Un élève sympathisant, c’est un allié. C’est, en classe, un appui de plus. On en est plus fort, plus assuré. On est souvent porté à lui pardonner quelques manquements à la discipline, à lui passer même un insuccès scolaire. Le maître est sûr d’avoir de l’emprise sur l’enfant et de pouvoir en

tirer tout ce qu’il voudra. | | Ce qu’il faut encore noter, dans bien des cas d’affection mutuelle, c’est qu’on est fréquemment en présence de relations extra-scolaires, soit avec les parents soit avec l’élève lui-même : promenades, visites à domicile, etc.

Bonne élève, appliquée, obéissante. Fréquentait la maîtresse

à domicile et était la première à s’attacher à elle et à l’aimer. Etait toujours aimable, souriante et très franche. Point capricieuse mais très ambitieuse. « Était très affligée lorsque, parfois, je lui faisais une observation au sujet de son travail ou de sa conduite. Était particulièrement remarquable par son affabilité. Ne mentait jamais. Pas vindicative ni rancunière. Avait une imagination

\ très développée et sentait particulièrement la beauté de la nature et des choses ». —: IN° 43s (F 20 cél., — F 10).

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