‹ Maîtres et Élèves: Essai de Psycho-Pédagogie AffecticeChapitre 19 sur 109 · MATE · texte numérisé non relu

MATE

Ici, nous avons des qualités morales et scolaires déji fort appréciables par elles-mêmes. Mais cela n’est pa nécessaire. C’est ce que nous verrons dans le cas suivant |

Habillée très modestement (parents très pauvres), pas bell (maladie de peau). Intelligence moyenne, mais d'esprit assez vif élève médiocre, peu travailleuse, pas toujours obéissante ; quel quefois aussi effrontée ; primesautière, très moyennement réfléchie Très gaie, communicative, sociable. Aimait beaucoup sa maîtresse sentait qu'elle la préférait aux autres élèves (celles-ci s’en aper cevaient également), mais la mettait parfois en colère lorsque en répliquant, elle entraînait ses camarades par l'exemple d Findiscipline.

« Je l’aimais parce qu’elle m’aimait d’une façon absolumen dévouée et aussi parce qu'elle m’amusait. Très franche, très gaie faisait le pitre pour amuser ses camarades. Sans rancune. Je l’aimai aussi parce qu’elle était très orgueilleuse : par la vanité on pouvait en tirer beaucoup. D'ailleurs, si elle ne souffrait pas la moindre raillerie, elle était elle-même très moqueuse, mais d’une manière tout à fait franche, dans le seul but de taquiner et de faire rire sans méchanceté ». — Vo 50s (F 25 cél., — F 13).

Voilà donc quelques défauts non seulement tolérés mais encore appréciés : l’orgueil et la vanité servant de mobile sensible pour obtenir d’heureux résultats éducatifs ; la raillerie et la taquinerie, parce qu’égayant la vie de la classe. Au fait, il ÿ a un humour de bon aloi qu plaît toujours, surtout lorsqu'on est soi-même la cible à se: propres flèches.

Dans le cas qui suit on retrouvera à peu près les même: éléments, plus une sympathie pour la maman de l’enfant Nous croyons même y deviner un autre facteur : le sen liment malernel, entretenu chez la maîtresse par la mère même, qui rechercherait auprès d’elle une collaboratior plus étroite dans l’éducation de l'enfant.

Famille peu aisée. Relation de sympathie avec la mère, rap ports en vue de l’amélioration du caractère de l'enfant. Confidence familiales de la maman.

Enfant intelligente, d'esprit vif; très démonstrative, asse peu réfléchie. De sa nature, pas travailleuse mais bonne élève obéissante. Aimait sa maîtresse énormément, mais la mettait par fois en colère par ses étourderies et sa paresse pour apprendr ses leçons ; aussi élait-elle souvent punie. Elle sentait cependan qu'on la préférait aux autres élèves, celles-ci s’en apercevaien également.

« Très affectueuse et câline, capable de dominer sa natur paresseuse pour faire plaisir à une personne aimée d'elle. Plein d’entrain, respirant la joie de vivre. Parfois colères vives mai pas de rancune, trouvant par exemple ceci : « Je vous aime bie quand même, Mademoiselle », lorsque je la punissais.

« Je l’aimais pour son affection, son esprit primesautier e son imagination ». — IN° 24s (EF 20 cél., — EF 7).

Il y a cependant des cas où l'affection de l’élèv

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