DEAN TOY
Mère décédée, père en ménage (profession mal définie).
| Habillé assez bien; une certaine prétention dans la tenue pauvre, de physique efféminé, peu robuste. Très intelligent, d'esprit vif, peu travailleur, élève fantaisiste. Trop obéissant. Réfléchi sous une apparence indifférente, nonchalance affectée ; sournois, obséquieux, hypocrite, feignait l'esprit religieux ou lathéisme suivant les circonstances ; s’épanouissait dans les affaires | louches. Sourire de complaisance, attitude doucereuse ; ironie, cynisme narquois. Communicalif, avec la possibilité de réserver fout un domaine. Meneur discret et perfide, dissolvant, agent provocateur, ayant du mépris pour ses camarades, les uns l’admiaient, les autres le craignaient. Quant aux professeurs, certains l’estimaient.
« Cet emfant m'était antipathique malgré la pitié qu’il m'inspirait (par la vie de famille). Le fond de son caractère était une perversion le la conscience morale. La ruse, l'habileté, la tromperie lui paraissent des vertus. Il savait flatter pour un dessein longuement p'émédité. Il incitait les camarades à mépriser le travail scolaire et il travaillait seul chez lui. Extrêmement empressé et serviable, 1 cherchait à capter la confiance. Ayant les clefs, il fouillait lestiroirs pour se constituer un dossier qui aurait pu dans
fson esprit ‘tre une arme. Il cherchait à se rendre indispensable. YI1 suggérait les hypothèses défavorables en trahissant ceux dont fil avait la confiance. Extrèmement ambitieux et servi par une intelligence vive et une grande souplesse d'esprit, il frappait à {toutes Ps portes, et son attitude humble et aimable apitoyait. Il utilisit aussitôt cette pitié. Est entré ainsi à l'Ecole des Langues fOrienta>s, en vue d’une carrière diplomatique, s'est spécialisé dans le japonais. Aucun scrupule, susceptible même d'utiliser {sa jeunsse efféminée pour trouver de l'argent ou des appuis. {Duplicit constante le rendant très antipathique. « Jai eu pour ce jeune homme une très grande pitié. J'ai essayé prsonnellement de l'aider à vaincre son scepticisme et son amcalité. Je n'ai pas réussi, en partie parce que mes efforts étaient ontrecarrés par d'autres. Après son départ de l’école, [je me sw intéressé à lui, je lui ai donné des conseils pour l'aider à poursuyre ses études et l'empêcher, dans la mesure de mes moyens, de tombe plus bas. Ayant réussi aux examens du B. E. P.S,., ïl est entrélans le commerce, cherchant à travailler le matin seule- |ment por poursuivre ses études, puis a végété par des moyens | vagues »— No 11 a (M 42 père — M 17).
| Quad les raisons morales ou sociales ne se conljuguentpas avec l'élément personnel, elles le font avec {les raisos scolaires. Dans ce cas, le phénomène devient {plus coipliqué encore, et l’élément personnel, quoique {point nntionné explicitement, ne s’y laisse pas moins deviner.
Pas telligente mais travailleuse, obéissante ; placide, réflé- Hchie. Enhnt consciencieuse, appliquée et ordonnée, caractère ! souple, c«duite excellente. ; Moti, de l'affection : « Sa douceur, sa grande bonté pour 1ses camaxdes. :
« Elé: consciencieuse et appliquée. Travaillait pour suppléer Lau manqude mémoire. D'une grande bonté et d’une grande dou- Î ceur, elle ait sympathique à ses camarades et à ses maîtresses ». | No 13 s ( 38 mère — F 13).
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