‹ Maîtres et Élèves: Essai de Psycho-Pédagogie AffecticeChapitre 42 sur 109 · IV. Conduite — Discipline · texte numérisé non relu

IV. Conduite — Discipline

Ici se présente d’elle-même la «maudite» question de onduite, de discipline. Il va de soi qu’une des conditions adispensables au succès de l’école, de la traditionnelle u moins, est l’obéissance de l’élève. Avec les indociles, >s retors, les indisciplinés, il est difficile d'obtenir des ésultats satisfaisants. L’élève de bonne conduite c’est, want tout, l’enfant docile, poli, « bien élevé », l’enfant

avec qui l’on peut parler», et qui se laisse influencer, >arfois, il est peut-être un peu hypocrite mais, enfin, test accommodant. Les autres qui «nese laissent pas faire», ont intraitables ou difficilement traitables. Ils minent autorité du maître par leurs réponses insolentes, par les répliques ou des réflexions effrontées, causent du lésordre en faisant du bruit individuellement ou en orgaüsant des chahuts. En un mot, ils rendent la tâche du naître très pénible et diminuent sa personnalité. Ce sont énéralement les cancres, les queues de classe qui font > désespoir du maître et qui contribuent peu à sa bonne éputation personnelle ou à l'honneur de l’école en général.

Motifs de l'affection : « Sa politesse, son soin pour ses cahiers ses manières plaisantes ; élève avec qui je pouvais parler et puer, très correct, très poli et amusant.

« Peut-être légèrement joueur et un peu bavard mais très

rdonné. Soigneux au possible.» — (M 21 cél. — M 10). | Pas intelligent, pas travailleur ; trop démonstratif, prime- Rautier, fanfaron, effronté. Trop jovial parfois, sociable, meneur es mauvais élèves), il était assez aimé des camarades car il se renfait intéressant auprès d'eux par ses pitreries, mais peu aimé je ses maîtres. Lui-même n’aimait pas son maître, le mettait en blère par des réflexions stupides, impolitesses, farces, désobéisinces ; était souvent puni.

« Niais, disant et faisant des sottises à tout propos, manquant btalement de scrupules, impoli, s’obstinait à se mal conduire, maufaise éducation.

« Elève nullement intéressant, sur lequel il était impossible exercer aucun moyen de contrainte, se moquait des sanctions hi lui étaient infligées, cherchant toujours à troubler le travail Y ses camarades. Aurait mérité d’être renvoyé de l'établissement Ec. Prim. Sup.) dès les premiers mois ». N° 38 a (M 38 cél. — M 14).

L Tic de tête de droite à gauche. Intelligent, assez travailleur, ‘ève passable mais très fanfaron, très causeur, hâbleur. Mettait tuvent son maître en colère: il n’écoutait rien, et son travail issait beaucoup à désirer. Causait de l’indiscipline dans la classe is le début de son arrivée. Etait détesté de tous les maîtres.

1 « Après son départ de l’école, le maître ne s’est plus intéressé {lui, « car il était trop prétentieux ». L'élève est « aujourd’hui fermé à l’Asile de Ville Evrard, idées de grandeur au début maintenant crainte de tout, il se croit persécuté ». — No 8 a 4 34 mar. — M 13).

Du point de vue caractère et tempérament, nous avons

rot

Se

déjà remarqué que le plus souvent on préférera l’élèv doux et calme, favorisant la marche régulière du trava en classe et plus facile à manier, à l’élève agité, remuani désorganisateur et batailleur. Et cela, en dehors mêm de toute considération morale et sociale mais uniquemen comme conditions favorables ou non au travail de L classe.

Motifs de l'affection : « Sa douceur, son calme, son obéissance Fa régularité dans son travail.

« Enfant délicate, douce et tranquille à l’école, quoiqu très diable et autoritaire à la maison ». — (F 22 cél. — F5).

Proprement mis mais se salissant rapidement. Intelligent mais pas obéissant ni travailleur. Pas communicatif ni sociable N'aimait pas son maître, le mettait en colère par ses réponse ou par son attitude moqueuse, aussi était-il souvent puni. Avai à l’école un jeune frère qui était plus insupportable encore.

Motifs du peu d'affection : « Manque de travail, peu affec tueux ; très sournois et batailleur ». — JVo 52 a (M 21 cél. — M 10)

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