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| élèves reconnaissaient sa beauté mais ne l’estimaient pas comme moi. Moi je l’aimais exclusivement pour sa beauté et non parce que c'était un bon professeur, car elle n’avait évidemment pas toutes les qualités désirables d’un professeur ». (F 16—F 95 cél.).
« Je l’aimais parce qu'elle était belle, très gentille et bien habillée. Très douce, toujours souriante et de bonne humeur, très aimable et jamais en colère, toutes les élèves l’aimaient. Elle était ont belle mais à nous elle semblait merveilleuse» (F 10—F 25
cél.).
« Elle était très belle, habillée avec modestie mais en même temps avec élégance et-je l’aimais beaucoup pour sa beauté, son sourire et sa bonne tenue » (F 13 — EF 25 cél.).
La beauté, la grâce, l’élégance, la distinction qui imposent aux élèves en général et aux jeunes filles en particulier ne sont au fond qu’un modèle idéal auquel l’on voudrait ressembler ou que l’on voudrait atteindre par une communion plus proche. De même l’aspect sportif vigoureux | pour les garçons. Une communauté de goût, de tendance ou
de certaine capacité esthétique (pour la musique, par | exemple) peut aussi déterminer la sympathie pour un maître. | La voix même joue un rôle important ; on note une voix agréable, douce charmante, ou bien, au contraire, une voix «affreuse », «noire », etc. Dans tout cela, l’élément érotique, le plus souvent inconscient ou très dissimulé, ne joue certainement pas le moindre rôle. La propreté, le sourire constant, la force physique (ou, encore, la santé précaire et la fragilité physique), l'allure jeune, vive, sautillante et rieuse, tout cela peut attirer pour des raisons les plus diverses, immédiatement ou par association. De même que la malpropreté, la laideur, l’aspect rébarbatif, etc., sont } à même de repousser, du moins au début. Il faut cependant | rappeler que la répulsion qu’inspire la laideur seule tend généralement à s’atténuer avec de l'habitude. Elle est même, très souvent, supplantée complètement par des considérations d'ordre moral, à moins qu’elle n’aille y chercher un appui...
D'une façon générale, la beauté ou la laideur comme concepts esthétiques purs sont rarement des causes déter- | minantes de sentiments. Elles sont même, souvent, en désaccord complet avec ceux-ci. Comme nous l’avons déjà dit | ailleurs, l'aspect statique des formes physiques compte beaucoup moins queleur expression dynamique, qui est rapprochée des qualités morales ou intellectuelles et jugée d’une façon | personnelle et affective selon les lois générales de sympathie | et d’antipathie.