VI. Obéissance
À La question d’obéissance ne présente, évidemment, qu'un aspect particulier de celle qui a trait à la discipline.
En dehors de quelques renseignements complémentaires, elle peut donc lui servir de contrôle.
Dans le groupe S, seulement 4,5 % des maîtres sont obéis d’une façon peu satisfaisante ; tous les autres bénéficient d’une obéissance plus ou moins complète de la part des élèves. Leurs ordres sont exécutés « à la lettre », « Lou- Jours comme il le désirait », « immédiatement », et pour la plupart avec un empressement sincère. Bien mieux, on exécute leurs ordres « avec joie », « avec amour », « de tout, le cœur ». C’est « l’idylle », ici.
En A, ceux des maîtres qui savent imposer la discipline se font naturellement obéir. Leur nombre ne serait pourtant que de 48 %,. L’exécution de leurs ordres se fait «sans désir », sans empressement, ou avec un empressement simulé. On n’a pas le sentiment net d’une véritable obligation :
Leurs ordres sont faits : — comme chose sans importance ; vite mais en cherchant toujours à ne pas faire précisément selon l’ordre ; — avec retard ; — comme un lourd fardeau dont on veut,
se débarrasser au plus vite ; — par la peur mais sans plaisir ; — à contre-cœur, à la hâte, afin d’en finir ; — avec haine.