‹ Maîtres et Élèves: Essai de Psycho-Pédagogie AffecticeChapitre 95 sur 109 · IX. Bons élèves et mauvais élèves · texte numérisé non relu

IX. Bons élèves et mauvais élèves

A toutes ces questions se rattache évidemment celle qui a trait à la place qu’occupe l’élève en classe en tant qu’élève. Le bon élève sait qu’on a pour lui de la considé- | ration et de la confiance, peut-être aussi un peu plus d’indulgence ; il est naturellement plus familier avec le maître, se comporte vis à vis de lui avec bienveillance. Le cancre, lui, mal coté, souvent blâmé et humilié, ne peut pas ne pas garder une dent contre le maître. Nous pourrions donc, a priori, attendre que la presque totalité du groupe $ soit formée de bons élèves, tandis que le groupe A abonderait en mauvais. Les données de notre enquête sont pourtant moins absolues, moins simples. En voici le tableau :

Se AT Excellents 9,4 % 4,7 % Bons 68,0 % 40,7 % Moyens 18,7 & 32,8 % Mauvais 0,5% ATOS Douteux SL 4,8 % 100 9% 100 %

Aiïnsi nous trouvons, en S, une grande majorité de bons élèves, dont une partie excellents ; maïs il y a aussi une quantité remarquable de médiocres, plus quelques mauvais, et enfin nombre d’élèves disant ignorer la considération que le maître avait pour eux, ce qui équivaudrait plutôt à une réponse défavorable. Par contre, dans le groupe A, si le nombre d’élèves médiocres et mauvais est assez élevé, celui des bons élèves est encore très grand, et on en trouve aussi parmi ceux-ci d'excellents (et même un premier de la classe).

Il s’ensuivrait donc qu’on peut ne pas aimer un maître alors même qu’il vous considère bon ou’‘excellent élève. Et, d'autre part, on peut avoir pour lui de la sympathie même dans le cas où l’on occupe une place modeste dans la classe en tant qu’élève.

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