‹ Maîtres et Élèves: Essai de Psycho-Pédagogie AffecticeChapitre 97 sur 109 · NON 89,6 % 65,3 % OUI · texte numérisé non relu

NON 89,6 % 65,3 % OUI

Les observations qui accompagnent ces réponses sont du plus haut intérêt. Le plus souvent, comme on le voit, le sentiment pour la branche donnée est conservé pour toujours ; parfois il se trouve même renforcé. Si, par contre, il lui arrive de changer avec le temps, c’est par suite d’un changement de maître, d'établissement ou de méthode. L’attitude positive semble se conserver plus facilement. Si, par contre, l’attitude négative a plus de tendance à changer, cela doit être attribué surtout aux exigences de la vie pratique et de ses intérêts particuliers qui parviennent à détacher la science de la personnalité du maître. Nous retrouvons aussi le phénomène de compensation ou de « revanche » dont ïl a déjà été question plus haut : le sentiment d'’infériorité ou de sous-estimation dont, aux yeux d’un maître donné, l’élève était l’objet, l’incite à fournir des efforts de plus en plus grands afin de « démontrer à ce monsieur » qu’il se trompait, ou qu'il était luimême la cause de l’insuccès.

Nous croyons donc, en terminant, être en droit d’affirmer ici d’une façon toute particulière la puissance extraordinaire de l’influence personnelle-affective sur le rendement scolaire et, ce qui est plus, sur toute l’orientation future de l’activité professionnelle ou scientifique de l’élève, ainsi que sur les « goûts » inetllectuels, moraux et esthétiques qui peuvent persister, chez l'homme, durant toute sa vie.

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