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L'intention criminelle (7). — Dès lépoque barbare se

(1) Beaum., 30, 65. L. cl. droiz, 500, 997. Ord. 1368, Isamb., V, 320. Pollock et M., II, p. 480. Fertile, g 174.

(2) Brunner, g 127 (bibl.). Cattier, p. 40. Fertile, § 171. — Cf. cep. Sal., 17, 28.

(3) Brunner, § 128 et 129 (bibl.). Le receleur vaut le voleur. Saclisensp., II, 13, 6. Chaisemartin, p. 491. Cf. les proverbes : voler et tenir le sac sont tout un; par compagnie on se fait pendre. Fertile, g 172.

(4) Ces idées ont amené à une casuistique minutieuse, par exemple à des distinctions bizarres entre les blessures. Dans les Coutumes du moyen âge, il est encore d'usage de mesurer la longueur des plaies pour déterminer la responsabilité du coupable. Ainsi, dans le Midi, on oppose la plaie simple et la plaga leyau, ou plaie de loi majeure (donnant lieu au payement d'une amende plus élevée}. La dimension de celle-ci est d'une once de longueur ou de profondeur (F. de Béarn); l'once est la cinquième partie d'un empan de canne; la canne vaut 1"856. La C. do Soûle de 1520, 35, 15, reproduit l'étalon officiel de la Cour de Lixarre : | [• L'amende pour la plaie légale était, dans cette Coutume de 66 sols morlaas. Les Fors de Béarn, de 155'i, r. de homicidis, donnent encore de curieux détails qui ne seraient pas déplacés dans une loi barbare; après avoir défini la pluga leiau, ils ajoutent : alep es dit membre podat ; caxau (molaire) es membre; si plusieurs molaires sont arrachées d'un coup, il n'y a qu'un alep; un doigt de la main ou même une phalange du doigt est un membre ; mais une dent n'est pas un membre. On n'a pas «le peine à voir combien ces évaluations mathématique» nous transportent loin de notre système d'imputabilité. Montesquieu, Esprit des Lois, 14, 14. Desmaze, Hisl de la médecine légale, 1880. Lespy, Dict. béarn.

(5) A une époque oii on vivait nu milieu d'embûches perpétuelles, oîi chaque jour on avait à redouter un guet-apens, on ne pouvait manquer de soupçonner une intention criminelle derrière ce qui avait l'apparence d'un accident.

(6) Beaum., 31, 12. Bout., II, 40. L. des droiz, II, 463.

(7) L'intention criminelle est désignée dans les textes par les mots per

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