‹ Manuel d'histoire du droit privéChapitre 47 sur 267 · MARIAGE DE LA MAIN GAUCHE · texte numérisé non relu

MARIAGE DE LA MAIN GAUCHE

leur conduit)!! poiii" !'i'aliscr t'i)!!iint! l'image Je la !!iysliqiie alliance du Ghi'ist et do l'Eglise, il rejeta toute union des sexes en dehors du mariage (1). Mais le concubinat était tellement entré dans les mœurs, qu'il persista dans beaucoup de lieux, (ju'il fut même toléré par la loi civile. C'est ainsi qu'on le trouve organisé dans les Siete Partidas, sous le nom de barragania (0). Contre les prêtres concubinaires. l'Eglise eut besoin de l'énergie de ses plus grands pontifes (3). Au seizième siècle, le concubinat avait disparu à peu près partout ; il ne restait que le concubinage, simple union de fait, contre lequel le concile de Trente déploie ses rigueurs (4), prescrivant à l'évèque de faire trois monitions à l'homme et à la femme qui vivent ensemble sans être mariés, après quoi ils seront frappés d'excomunication par l'ordinaire (5). Plus indulgente, la jurisprudence séculière ne leur inflige aucune peine ; ce péché ne fait de tort à personne, dit Ferrière. On se contenta d'annuler les donations entre concubins (G), sans quoi ils auraient eu un privilège par rapport aux gens mariés (7).

Page 1