TRAVAILLONS
Mes enfants, il faut qu'on travaille I Il faut, tous dans le droit chemin.
Faire un métier, vaille que vaille, Ou lie l'esprit ou de la niain...
La fleur travaille sur la branche ; Le lis dans toute sa splendeur Travaille à sa tunique blanche.
L'oranger à sa douce odeur.
(1) Nous recommandons à nos jeunes compatriotes de lire, relire et méditer ces bebes et profondes paroles du R. P. Félix. Oh ! le travail, ce mot est bien mal compris, au Canada, hélas ! Notre jeunesse canadienne-française si intelligente, si robuste, si généreuse, perd un temps précieux à d s futilités, au lieu de préparer, dès les premières années de la vie, le bonheur de l'existence entière.
iSrOïlONS SOCIALES âll
Voyez cet oiseau qui voltige Vers ces brebis sur ces buissons ; N'a-t-il rien qu'un joyeux vertige, Ne soiige-t-il qu'à ses chansons ?
Il songé aux petits qui vont naître, Et leur prépare un nid bien doux ; Tl travaille, il souffre peut-être, Comme un père l'a fait pour vous.
Là-bas, ce chien court, saute, aboie, El poursuit brebis el béliers :
Croyez-vous que c'est de la joie, Qu'il folâtre sous les halliers ?
Il va, grondé, battu peut-être, De l'un à l'autre en s'essoufflant ; II va, sur un signe du maître.
Assembler le troupeau bêlant.
Mais qui bourdonne à nos oreillee ?
Regardez bien. Vous pourrez voir Nos chères petites abeilles ; Qui butinent dans le blé noir.
C'est pour vous que ces ouvrières Travaillent de tous les côtés :
Sur les jasmins, sur les bruyères, Elles vont cueillir vos goûters...
Il n'est point de peine perdue Et point d'inutile devoir ; La récompense nous est due, Si nous savons bien le vouloir.
312 MANUEL DE DllOTT CIVIQUE
Le luoiiidre effort l'accroît sans cesse. Surtout s'il a fallu souffrir...
Travaillez donc, et sans faiblesse :
Ne plus travailler, c'est mourir.