III. — Union de FÉgli^e et de l'État
1. Suivant les vues de la Providence, l'Eglise et l'État doivent-ils existei' unis ou séparés ?
Suivant les vues de la Providence *, l'Eglise et l'État doivent s'unir sur le terrain religieux et social ('). L'alliance qui devrait exister entre les deux puissances consiste en ce que chacune de ces deux sociétés doit : 1° éviter ce qui pourrait porter atteinte aux droits de l'autre ; 2° prêter à l'autre, dans certains cas, le concours de sa puissance et de ses moyens d'action.
(1) lia séparation de l'Eglise et de l'Etat est nue fausse théorie eoiidamaée par l'Église.
RAPPORTS DE l'ÉGLISE ET DE L'ÈTAT 337
2. Pourquoi l'Elat ne doit-il pas se séparer courplctcment de l'Église ?
L'État ne doit pas se séparer coriiplUeinent de l'Église, parce qu'en agissant ainsi il trahirait les intérêts les plus cliers de ceux qui le composent.
3. Comment l'État, en se séparant de VÉglisc, trahit-il les intérêts de ses membres ?
L'Etat, en se séparant de l'Eglise, trahit les intérêts de ses membres: 1° en les privant des lumières et des bienfaits de la religion, soit dans les lois, soit dans les institutions civiles ; 2° en ne les aidant pas à acquérir ou à conserver les biens nécessaires, ou du moins utiles, au salut éternel.
En effet, que servirait à l'État de procurer la prospérité et la richesse des citoyens, si par sa négligence, son ignorance ou sa perversité il devenait la cause, même indirecte, de leur perte éternelle (')?