‹ Manuel de droit civique [microforme] (volume 2)Chapitre 211 sur 270 · RÉSUMÉ DU CHAPITRE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ DU CHAPITRE CINQUIÈME

I. La Propriété est tout ce qui peut être possédé en propre. Ce que l’on possède se nomme bien. On distingue les biens meubles et les biens immeubles.

Il y a deux espèces de propriétés : la propriété personnelle et la propriété publique. Le droit de propriété est universellement reconnu. On acquiert la propriété par le travail, par achat, héritage, etc. L'acte par lequel on acquiert où cède une propriété quelconque est désigné sous le nom de contrat. Nous devons respecter l1 propriété d'autrui. Ce respect s'étend aussi bien à la propriété publique qu'à la propriété privée.

IL Le droit de Tester est celui qui permet à tout propriétaire de disposer librement de ses biens par testament. Un père de famille est libre de partager ses biens entre ses enfants au meilleur de sa conscience.

Un testament est un acte authentique par lequel on déclare ses dermières volontés et dispose de ses biens après sa mort. Celui qui est chargé de l’exécution d’un testament se nomme exécuteur testamentaire, [l faut user du droit de tester avec justice, ayant toujours en vue le bien de ceux que l'on favorise ou que l’on prive d’un héritage,

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Le rôle de la presse catholique consiste avant tout et surtout à travailler à la gloire de Dieu et au salut des âmes ; à défendre et aider sincèrement l'Église dans l’accomplissement de sa mission divine. Au point de vue social, la presse a égalernent un noble rôle à remplir en éclairant et en guidant l'opinion publique dans la bonne voie,

Tout bon citoyen doit se faire un devoir de n'encourager que les bons journaux, les publications réellement catholiques. On ne saurait trop combattre les mauvaises publications de tout genre.

Un bon journal canadien-français doit avant tout être souinis aux autorités religieuses, respectueux envers le pouvoir civil, soucieux de la morale publique, dévoué à nos institutions, rédigé avec soin, en bon français, et s'efforcer de faire aimer à ses lecteurs le beau, le bien et le bon.

IV. Le Travail est abso!.nent nécessaire à tous les membres de la scciété. Sans lui les hommes vivraient dans la plus profonde ignorance et la terre resterait stérile. Nous sommes tous obligés de travailler en vertu de la condanination prononcée contre le premier homme, Adam : “ Vous mangerez votre pain à la sueur de votre front.” Celui qui ne travaille pas ne réussit jamais, tandis que le travail, dans la jeunesse, assure le succès et prépare le bonheur de toute la vie. Nous devons travailler avec courage et assiduité. N'oublions pas que le travail est agréable à Dieu, qu'il élève intelligence et “que l’ oisiveté est la mère de tous les vices.’

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Les devoirs des ouvriers envers les patrons et ceux des patrons envers les ouvriers sont résumés dans ces deux grandes vertus: la Justice et la Charité. Le Pape Léon XIII à publié une Encyclique sur “ La condition des ouvriers” qui contient une étude complète et chrétienne de la question du travail.

:V. La Religion est le rapport d’obéissance, de reconnaissance eb d'amour de la créature intelligente envers le Créateur. L'existence de l’univers et l'ordre qui y règne supposent nécessairement une cause puissante et sage. Cette cause est Dieu : c'est lui qui a tout créé et qui règle tout. De toutes les créatures, l'homme seul est doué d'intelligence et de liberté ; il est seul capable de connaître, de vouloir et d'aimer ; mais Dieu, étant la sagesse même, n'a pu donner ces facultés à l’homme qu'afin qu'il les employât à sa gloire. De là, la nécessité d’une religion. Le premier devoir que la religion ve à l'homme est l'étude de ses préceptes.

De toutes les connaissances, la religion est la plus importante pour l’homme : aussi devons-nous souvent lire et méditer les principaux traités qui contiennent ses principes fondamentaux. Les catholiques doivent particulièrement témoigner une profonde reconnaissance à Dieu qui leur permet de puiser aux sources intarissables et salutaires de ses divins Sacrements en les faisant naître dans la vraie religion.

VI La Morale est la science du bien et de nos devoirs. Elle repose sur la religion et se retrouve dans la pratique des vertus chrétiennes, Les prin-

cipales vertus qu'un bon chrétien doit pratiquer sont : la charité, la pureté, la piété, la modestie, l'humilité, la douceur, la chasteté, la justice et le dévouement. Ces vertus naturelles ont pour principe les lumières de la raison. La raison distingue l'homme de la bête et elle a été donnée au premier afin de lui faire discerner le bien du mal, le vrai du faux.

La droite raison demande de nos actions qu’elles soiènt ce qu'exigent nos rapports avec Dieu, avec les autres hommes (notre prochain) et avec nousmême. Il est au pouvoir de l’homine d’obéir à la raison, de pratiquer le bien moral, de marcher droit à sa fin suprême ; mais il peut aussi poursuivre des fantômes de biens trompeurs et courir à une perte volontaire. L'’homine jouit de la liberté : à lui de l'exercer pour son salut et non pour su perte.

Les règles de morale sont certaines vérités pratiques qui servent à éclairer le jugenent de notre conscience. Voici ces règles: la loi naturelle, lu loi positive, soit divine, soit ecclésiastique, sait même civile lorsqu'elle est juste. Entin, la conscience est ce sentiment intérieur, véritable tribunal, par lequel l’homme se rend témoignage à lui-même du bien et du mal qu'il fait.

VIL L'Honneur est la considération qui suit la veriu, le courage, la probité et quelquefois les: tülents. C'est aussi un sentiment qui nous porte au courage, à la loyauté et à toutes les actions dignes d’admiration. Il est très louable de rechercher. honnêtement la considération de ses concitoyens.

C'est un motif propre à nous aider à nous maintenir dans le sentier du devoir,

Tout homme d'honneur est tenu de ne jamais trahir l'Église ; d’être fidèle à sa Patrie ; de ne jamais tromper dans les affaires et les marchés ; d'avoir en horreur le faux serment, le blasphème, la corruption électorale, l’ivrognerie, l'hypocrisie; de respecter les vieux parents ; enfin de n'avoir qu'une seule parole qui peut s'appeler à juste titre: la parole d'honneur.

LECTURES EN CLASSE

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