‹ Manuel de pedagogie et de methodique generaleChapitre 104 sur 156 · MA NE EL · texte numérisé non relu

MA NE EL

gues ne font qu'obscurcir la chose et la rendre moins intelligible pour les enfants. Plus les explications sont concises, claires et intelligibles, plus aussi elles sont bonnes. Ceci s'appïique également aux remontrances, aux corrections, etc. En s'efForçaiit d'éviter la longueur, il faut toutefois bien prendre garde que l'instruction ne devienne défectueuse, inintelligible et trop sèche.

4° Raconter beaucoup. — Les enfants n'écoutent jam^ais les instructions avec plus de plaisir, ne les comprennent plus facilement et ne les retiennent mieux, que lorsqu'on les fait en forme de narration* C'est pourquoi l'instituteur doit s'appliquer soigneusement à employer celte manière d'instruire. (§ 82).

5" Une conversation affable. — Un instituteur ne doit pas continuellement parler seul, comme font les prédicateurs en chaire. Les enfants doivent aussi avoir souvent la parole. L'instruction doit se faire par une conversation amicale avec les enfanis, et non par un monologue. Dans cette conversation, l'instituteur doit se mettre à la portée de l'intelligence et de la façon de penser des enfants auxquels il parle. C'est pour-quoi il doit s'imaginer, autant qu'il lui est possible, être à leur place, pourvu qu'il ne nuise pas à son autorité en devenant, pour ainsi dire, enfant avec eux. 11 doit préférer entendre parler les enfants que de parler lui-même.

Or, pour engager les enfants à parler, il doit : a) leur inspirer de la contiance et du goût pour Tétude {§ 116); b) leur faire faire souvent quelque récit (§§ 87 et 88); c) les questionner beaucoup, et non-seulement leur permettre de lui redemander quelque chose, mais, les encourager, le plus possible, à redire et à se faire répéter ce que, dans l'instruction, ils n'ont pas bien compris, ou ce qu'ils penseraient concernant la matière dont on a parlé.

i)E PÉDAGOGIE. 209

Page 1