S CLV
HuiTiKME UF-GLE. -- Tâchez d'acquèriT le talent de l'examen et de la catéchétiqiie , c'est-à-dire, la science fie renseignement en dialoguant.
Une question peut avoir un double but; car vous pouvez questionner : i** pour connaître si vos élèves savent bien telle ou telle chose : cette manière de questionner s'appelle examiner; S** vous pouvez questionner afin de porter vos élèves à la réflexion, et de leur servir de guide pour trouver ainsi d'eux-mêmes ce que vous voulez leur apprendre : questionner de la sorte, c'est ce qu'on appelle catéchiser, c'est-à-dire, enseigner en dialoguant, (i)
Or, afin d'examiner et de catéchiser avec habileté, vous devez observer : a) ce qui est requis pour bien questionner; b) comment les questions doivent être conçues, et comment on doit les poser aux enfants;
c) ce qu'il faut observer par rapport aux réponses;
d) quand et comment doit se faire l'examen; e) quand et comment il faut employer la catéchisation.
§ CLVÏ.
i' Qualités requises pour bien qucstioflucr.
Pour bien questionner, l'instituteur a besoin: V d'une connaissance claire et bien nette de la matière sur laquelle
(1) On entend par méthode catéchétiqùe ou socratique, ia manière du développer une vétité en arrangeant une série de questions propres à conduire l'enfant à une vue claire et distincte de la chose qu'on veut lui apprendre, li suit de là que, taire une question et en recevoir la réponse, n est pas catéchiser ; demander ou écouter une récitation , est encore moing catéchiser. La catéchisation consiste dans l'art de rechercher les idées encor« latentes dans l'âme de l'enfant, de les développer par des questions partielles, et de les chercher, malgré la difficulté de les découvrir, jusqu'à ce que la vérité proposée devienne claire aux yeux de l'enfant.
Sacrale séparait l'objet en question de tous les autres avec lesquels il pouvait être confondu, et le désignait toujours avec assez de clarté pour conduire infailliblement le répondant à l'unique réponse qu'il voulait obtenir
L'abrégé de la doctrine chrétienne destiné aux fidèles a pris le nom de catéchisme, à cause de l'affection que l'antiquité chrétienne, aussi bien que l'antiquité païenne, semble avoir eue pour cette méthode, et de l'usage que les érôques et les prêtres en firent pour l'instruction religieuse des catéchumènes. [Extrait du Man. des insl. de MM. Engling et Parigel, page -217 et suivantes).
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il veut questionner. Il doit, en outre, l'avoir si fraîclieraent présente à la mémoire, qu'il puisse se la représenter exactement, sans grande réflexion et dans toutes ses parties; en conséquence, il doit auparavant étudier diligemment ce qui fera le sujet de ses questions (§ 58. b). 2° Il faut à l'instituteur le talent de remarquer promptement si les enfants comprennent ses questions et leurs réponses; si, et en quoi leurs réponses sont défectueuses. Ce talent, il peut et doit tâcher de l'acquérir par une grande attention sur lu physionomie des enfants, sur le ton de l'expression dans leurs réponses, sur la manière dont ils répondent, et, en même temps, sur les réponses données.
— 5° La facilité de faire; sans beaucoup y réfléchir, une nouvelle question, et de V exprimer brièvement et clairement. Pour acquérir cette facilité il faut de l'exercice, et l'instituteur peut en acquérir sans être entouré de ses élèves. Qu'il s'imagine être en leur présence, qu'il les questionne et qu'il pense aux réponses qu'ils donneraient probablement. Qu'il soit ensuite attentif sur la manière dont il devrait questionner, si réellement telle ou telle réponse était faite par les enfants. Cet exercice lui sera encore plus utile s'il le fait par écrit, et s'il relit au bout de quelque temps sa composition pour corriger ce qu'elle peut présenter de défectueux.