‹ Manuel de pedagogie et de methodique generaleChapitre 145 sur 156 · W AMI EL · texte numérisé non relu

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rapport qui ne se fait point par nécessité, obéissance ou charité, est répréhensible et punissable.

5° Ne récompensez pas non plus des actions dont tout le mérite dépend de V intention de l'enfant» — Elle vous est en effet inconnue et vous devez par conséquent la laisser juger et récompenser par celui qui sonde les cœurs; par exemple, l'apparence de la dévotion, qui n'est qu'hypocrisie, si elle ne vient pas du cœur.

b) Que les récompenses ne peuvent être données que pour des sentiments et des actions qui dépendent du libre arbitre de l' homme , et pour lesquels les enfants ont encore besoin d'être encouragés. — Comme la difficulté ou la facilité de concevoir tel ou tel bon sentiment, de pratiquer telle ou telle bonne action, .est très-différente chez les enfants, à cause de la grande différence de leurs moyens intellectuels, de leurs caractères , etc. il faut aussi y avoir égard pour bien juger ce que vous devez particulièrement récompenser en eux ; car, où la difficulté est plus grande, il faut venir en aide plus efficacement au moyen des récompenses. Il faut, autant que possible, prendre en considération le principe d'oii proviennent les actions bonnes en elles-mêmes, et agir pour celles-ci comme il a été dit au § 232.

§ CGXXXVII.

2* Quelles récompenses il faut doiiner-.

Les récompenses aussi bien que les punitions, doivent être choisies avec discernement. Pour bien faire ce choix, il faut a) chercher dans votre pensée les bonnes suites naturelles des sentiments et des actions que vous devez récompenser, et réfléchir sur les moyens à employer pour donner à l'enfant quelqu'expérience de ces suites agréables. (§ 225).

6) Le cas se présente-t-il d'employer des récompenses positives. (§§ 220 et 224), faites bien attention

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i^ à V espèce du sentiment et de V action, pour choisir <;t donner la récompense de manière à ce que les enfants ne soient pas portés à une appréciation erronée de leurs sentiments et de leurs actions. Pour prévenir cette fausse appréciation, il faut bien vous garder de récompenser également ou même davantage, ce qui est moins important, par exemple, certaines expressions de politesse, que ce qui est plus important, par exemple, robéissauce, la sincérité, etc. Le même motif ne vous permet pas d'exprimer votre estime et votre contentement comme récompense d'actions que les enfants ne font qu'en vue d'une récompense arbitraire : cette expression doit rester la récompense naturelle des actions qui proviennent de motifs plus nobles ; elle doit être proportionnée à l'exce!lence de ces actions. 2° Faites attention au caractère et au tempérament de celui que vous devez récompenser; car c'est nécessaire pour savoir si telle chose est ou n'est pas une récompense véritable et convenable. Ainsi, par exemple, la récompense de s'asseoir à côté de ses parents ou de son maître pourrait être très-agréable à un enfant bien né et sensible à l'honneur, et elle serait très-propre à l'encourager; tandis qu'un autre en ferait moins de cas ou y serait peutêtre indifférent.

La perspective d'une promenade un peu longue avec l'instituteur, ou une chose de ce genre qui demande beaucoup de mouvement pourrait être trèsagréable à un enfant sain et joyeux, et très-désagréable à un enfant maladif ou paresseux.

En distribuant des récompenses positives, il faut veiller soigneusement à ne pas rendre les enfants intéressés. A cet effet, il faut vous efforcer d'observer constamment et ponctuellement la règle de ne jamais donner des récompenses ou des punitions qui pourraient paraître seulement comme un effet de Vhumeur actuelle

bonne ou mauvaise de l'instituteur. Toute récompense,' de môme que toute punition , ne doit paraître aux enfants que comme une suite prochaine ou éloignée de leurs sentiments et de leurs actions, ou comme un moyen nécessaire et utile pour leur amendement. Or, pour leur faire envisager de la sorte les récompenses, l'instituteur pourra, lorsque l'occasion s'en présentera , leur parler à peu près ainsi : « Cette mauvaise habitude vous empêche pour le moment de comprendre les suites agréables qui en résulteraient, si vous l'abandonniez ; elle est cause que vous ne travaillez pas encore assez efficacement à voiis corriger. Or, comme j'aime à essayer tout ce qui peut contribuer à votre amendement, pour que vous soyez préservés des mauvaises suites que vous auriez à supporter, je vous promets de vous donner ou de faire telle chose, si vous faites vos efforts pour vaincre votre mauvaise habitude. Naturellement ce que je vous donnerai ne vous procurera qu'une jouissance médiocre bien courte, et il vous serait peu avantageux de ne vous donner de la peine que pour si peu de chose; mais j'espère que cela contribuera à vous encourager et à vous rendre plus forts, pour combattre d'autant mieux cette habitude vicieuse, afin que vous jouissiez d'une manière agréable des heureuses suites permanentes qui résulteront de vos efforts. » Ne dites jamais : « Parce que vous avez fait ou si vous faites telle bonne action, vous aurez telle ou telle récompense. »

c) Ne donnez point pour récompense (§ 219) ce que les enfants ne doivent pas estimer, désirer, rechercher, ou ce qui pourrait facilement leur donner ou fortifier des penchants et des désirs mauvais, par exemple, l'ambition , la vanité, l'avarice, la paresse, etc. Ainsi donc point de friandises, à moins qu'elles ne soient la suite fortuite d'une autre récompense qu'on

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veut par là leur rendre plus agréable, el qu'elles ne puissent nuire à la santé; point de parure extraordinaire qui pourrait inspirer la vanité; point de repos au lit prolongé au-delà du temps nécessaire au rétablissement des forces , etc. »

d) Ne récompensez jamais les enfants en les dispensant de choses qui, considérées en elles-mêmes, doivent leur être toujours chères, respectables et désirables (§ !219)c II ne faut donc jamais les dispenser, en guise de récompense, d'un travail utile, d'un service à rendre, etc.; vous pouvez conclure de là ce que vous devez penser de ceux qui donnent à des enfants des congés extraordinaires comme récompense.

e) Tout ce qui est réellement estimable et désirable, tout ce qui peut servir à l'instruction des enfants pour exciter et fortifier de bons penchants, pour conserver la santé et être propre à fortifier l'intelligence ou le corps; en un mot, tout ce que les enfants doivent estimer et rechercher peut s'employer très-utilement comme récompense; par exemple, rendre un service utile aux autres § 57; apprendre quelque chose de nouveau, assister l'instituteur dans la section des petits, servir la messe, etc., etc.

§ CGxxxvm.

3" Observations concernant certaines récompenses.

Que doit-on penser :

a) des récompenses qui consistent en éloges et en distinctions? Les éloges et les distinctions peuvent servir beaucoup pour exciter la plupart des enfants à bien s'appliquer; aussi les éloges et les distinctions sont d'une grande importance à leurs yeux et ils les désirent beaucoup. Mais, si l'on en use souvent comme de récompense, il y a lieu de craindre (§ 219) qu'on ne rende les enfants avides de louanges, ambitieux et entièrement esclaves des applaudissements des

hommes, 8oit bons, soit méchants. Vous comprenez donc qu'on doit se servir de cette récompense avec modération et avec prudence; car quel mal ne produiriez-vous pas si vous rendiez tels vos élèves? Nonseulement vous leur feriez perdre le bonheur temporel, mais vous les mettriez aussi en danger de perdre le bonheur éternel. (S. Matth. VI. 1). Si vous craignez qu'ils ne soient plus si appliqués en épargnant les louanges, considérez à quoi peut leur servir la science si les louanges et les honneurs deviennent leurs idoles. Tâchez donc d'autant plus soigneusement de gagner tellement leur amour et leur estime, que votre contentement leur soit plus précieux que toutes les louanges.

b) De la première ou d'une des premières places dans la classe? — La première ou une des premières places ne doit jamais leur être présentée comme quelque chose qui leur est honorable ; cela leur donnerait une idée fausse de l'honneur et leur inspirerait facilement de l'ambition. En conséquence l'instituteur ne dira jamais, par exemple : « C'est vous qui avez le mieux lu, vous aurez donc Vhonneur d'être à la première place, ou d'avancer de 3 ou i places. » Il peut cependant s'en servir avec avantage comme de récompense, lorsqu'il en tire parti pour montrer aux enfants la confiance qu'ils se sont acquise par leur conduite. Il peut dire : « Placez-vous là auprès de ceux auxquels je puis le plus me fier, pour que je sache où sont ceux que je dois moins surveiller, ou auxquels je puis proposer les questions les plus difficiles, etc. » De là vous pouvez conclure comment vous pouvez punir en faisant descendre de quelques places. Si vous voulez, pour engager à s'appliquer à l'écriture, suspendre dans la classe les copies de vos élèves, ne les placez pas d'après la beauté, maiâ d'après l'application, lorsque la différence est no-

table entre une première copie et une des dernières. Ne leur représentez pas non plus comme récompense ou comme punition que leurs copies sont suspendues plus haut ou plus bas, mais comme un moyen, 1° pour vous, de vous rappeler et de mieux retenir à quels élèves vous pouvez vous fier le plus pour l'écriture; ^° et pour les enfants, de mieux remarquer s'ils font des progrès dans l'écriture ou s'ils rétrogradent.

c) Des cadeaux? — Un instituteur n'en peut faire que peu; et, si même il pouvait en faire beaucoup, il devrait néanmoins en être sobre, parce qu'ils perdent leur prix ou qu'ils font aisément agir dans des vues d'intérêt, lorsqu'on en use fréquemment. Il ne faut pas leur donner le nom de récompenses , mais bien de souvenirs. L'instituteur ne dira donc jamais non plus, si dans la commune il est d'usage de distribuer des prix annuels aux élèves : « Celui qui se conduira le mieux aura un livre, une image pour récompense; » dites : «t il aura un souvenir utile. »

Si l'on veut, en effet , éviter que les prix ne soient nuisibles plutôt qu'utiles, on ne doit les leur faire envisager que comme un souvenir qui doit leur être cher et précieux, soit pour leur rappeler avec joie leur bonne conduite et le contentement de leurs supérieurs, soit pour les encourager dans leurs efforts pour se rendre encore meilleurs et plus agréables à Dieu.

Faites aussi en sorte que les prix puissent être utiles aux enfants. Au lieu d'images, il vaudrait mieux de bonnes gravures représentant des traits de l'histoire sainte. Ceux qui distribuent beaucoup d'images , feraient bien mieux de dépenser leur argent à l'achat de petits livres utiles aux élèves. Un encrier, quelques feuilles de papier ou un cahier dont les enfants pauvres

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manquent si souvent, seraient pour eux un présent utile.

Quelque solennité dans la distribution des prix est ;ivanlageuse, si elle est telle qu'elle puisse produire un bon effet sur tous les enfants; elle ne l'est pas, si elle est propre à inspirer aux uns de l'orgueil, de la vanité, et à rendre les autres envieux et à les décourager. Ce dernier effet est toujours à craindre lorsque le grand nonibie de spectateurs, l'éloge public des enfants qui reçoivent un prix, la musique, les applaudissements; en un mot, lorsque tout cet extérieur de la solennité est ce qui paraît le plus important aux enfants. Une très-grande affluence, surtout de personnes étrangères, n'est pas à désirer; du moins la multitude des spectateurs ne doit jamais être alléguée comme un motif pour eux d'obtenir un prix. La véritable solennité pourrait, ce me semble, consisler eu ce que, après avoir fait subir un examen, on chantât un cantique d'actions de grâces, ou seulement quelques vers pour rendre les esprits attentifs et susceptibles de bonnes impressions. M. le curé pourrait alors prier les assistants de remercier Dieu avec lui, par exemple, en ces termes: « Remercions Dieu pour toutes les giâces et les bienfaits qu'il a daigné accorder aux enfants de cette commune, » Et, après avoir récité une formule d'actions de giâces, il pourrait ajouter : « Priez Dieu avec moi pour qu'il veuille bien leur pardonner toutes les fautes qu'ils pourraient avoir commises, à l'école ou ailleurs; » e! il se servirait de nouveau d'une formule de prière. Dans ces prières, on pourrait citer nommément quelques-uns des bienfails accordés et quelques-unes des fautes commises. Ensuite , Mr. le curé pourrait exposer aux enfants, que toute notre vie n'est, pour ainsi dire, qu'une année scolaire, pendant laquelle nous devons apprendre à aimer Dieu et notre prochain

de tout notre cœur; et leur montrer ce qu'ont à espérer à la fin de cette année scolaire, c'est-à-dire, à la fin de la vie, ceux qui ont été appliqués; et, au contraire, ce qu'ont à craindre ceux qui ont été paresseux et négligents. Après avoir développé cette similitude d'une manière frappante , il leur ferait comprendre que la distribution des souvenirs, à la fin de l'année qui vient de s'écouler, peut, en quelque sorte, leur servir d'image et de représentation de la manière dont les choses se passeront à la fin de l'année scolaire de leur vie; ces idées peuvent être utiles, tant aux élèves qui ne reçoivent aucun souvenir , qu'aux autres. Il pourrait expliquer brièvement ici pourquoi ceux qui ont obtenu un souvenir n'ont point sujet de s'élever au-dessus des autres qui en ont été privés, ni ceux-ci de s'en attrister. — Une instruction plus ample sur ce sujet devrait être donnée d'avance en classe.

On doit ensuite distribuer les prix sans les accompagner de louanges particulières, mais bien de quelques bonnes instructions; par exemple : « Vous vous réjouissez maintenant, quelle ne sera pas votre joie à la fin de l'année scolaire de votre vie, si vous l'avez bien passée! votre père et votre mère se réjouissent ; combien plus grande sera leur joie si vous êtes réunis dans le ciel ! »

La solennité pourrait se terminer par une prière en commun , pour demander à Dieu que les enfants qui se sont bien conduits, avancent de plus en plus dans la bonne voie, et que les autres se corrigent.

d) Des récréations? — Lorsqu'elles peuvent procurer quelque utilité, ou, du moins, n'occasionner aucun dommage, on peut les employer comme récompenses; par exemple, jouer aux boules, aux quilles, jeux qui procurent aux enfants un mouvement utile; une promenade dans les champs avec l'instituXeur, pour contempler les œuvres de Dieu ; à une fabrique , etc. ,

pour apprendre à connaître les arts inventés par les hommes. Mais toutes les récréations doivent leur être représentées comme des suites de leur avancement dans le bien, et ne leur être accordées que lorsqu'ils les ont en quelque sorte méritées. Tâchez, autant que possible, d'inspirer à vos élèves du goût pour l'étude j vous pourrez alors les récompenser par l'instruction ; vous pourrez, par exemple, dire : « Mes enfants, si vous vous appliquez autant qu'il est en vous, nous gagnerons du temps pour avancer dans le calcul, pour apprendre à bien chanter ce cantique. Si vous apprenez bien telle chose, vous pourrez passer ensuite à telle autre, etc.

e) Du témoignage donné par l'instituteur, de son contentement et de sa satisfaction? — Je félicite de tout mon cœur l'instituteur qui a mis ses élèves en état de considérer son contentement et sa satisfaction comme une grande récompense, et son mécontentement, comme une forte punition; il aura rarement besoin d'avoir recours à d'autres moyens de punir et de récompenser (§ 219). Pour l'y exciter, il faut considérer soigneusement ce qui est dit §§71 et 72.

f) Des communications faites aux parents sur la bonne ou mauvaise conduite de leurs enfants? — Il est juste que les parents soient tenus au courant de la conduite de leurs enfants en classe , pour qu'ils puissent régler en conséquence leur manière d'agir à leur égard. Il est juste aussi que les enfants désirent contenter leurs parents, et qu'ils craignent de leur déplaire. On peut donc user de ces communications comme récompenses ou punitions. Pourtant, en en faisant usage, il faut bien prendre garde si les parents sont assez raisonnables pour y conformer leur conduite envers leurs enfants.

g) Des tableaux moraux? — Quelques instituteurs ont différents tableaux de mœurs qu'ils collent sur du

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carton. Ils ont toujours à leur disposition un, deux ou plusieurs petits tableaux de ce genre, si le nombre d'enfants est fort considérable. Un plus grand est suspendu en un lieu convenable dans Técole. Sur les petits se trouvent les noms des élèves. Si Tun se comporte mal d'une manière ou de l'autre, ils mettent vis-à-vis de son nom, au-dessous du tiret, un point, ce qui se nomme un mauvais point ; s'il se comporte bien , au contraire, ils placent un point au-dessus du liret, ce qui se nomme un bon point. Sur le grand tableau il y plusieurs colonnes ayant chacune un litre indiquant ce que signifient les bons et mauvais points qui s'y trouvent (voyez le modèle ci-joint.)

Les enfants reçoivent sur ce grand tableau un bon ou un mauvais point dans la colonne Conduite, lorsqu'ils en ont un certain nombre sur les petits tableaux après avoir préalablement soustrait le nombre des mauvais de celui des bons, ou vice-versâ. Les enfants qui ont ou tous mauvais ou tous bons points sur le petit tableau, sont encore notés d'une manière particulière sur le grand ; par exemple , à l'encre rouge. Ils reçoivent à la fin de chaque semaine ou de chaque mois, un bon point pour le progrès dans la lecture, s'ils s'y sont bien appliqués pendant ce laps de temps; et un mauvais, si le contraire a eu lieu.

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Or, que doit-on penser de ces tableaux? — On ne doit pas, à mon avis, donner des points aux enfants comme punition ou récompense , mais on doit leur représenter ces points comme un moyen, \° pour rinstituteur, d'apprendre à mieux connaître ses élèves;

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2" pour ceux-ci, de les rendre plus attentifs à leurs . actions ou omissions, à leurs progrès ou à leur négligence dans la pratique du bien, et aux suites éloignées qu'ils doivent en attendre. Employés dans ce but, ces points peuvent être très-utiles. Mais, pour Têtre réellement, il faut spécifier dans la colonne Conduite, quelques vertus particulières, par exemple, sincérité, obéissance, ordre»

Ces mêmes vertus doivent se trouver aussi sur les petits. Du reste, chaque instituteur peut faire quelque changement à ces tableaux selon les besoins de son école. On peut omettre sur le grand les noms des élèves aussi longtemps qu'ils ne se montrent nullement disposés à se servir de ce moyen pour leur amendement; l'instituteur noterait à part, sur le petit, leur conduite, afin d'apprendre à les mieux connaître. Il en est de même des plus jeunes élèves encore iii^ùpables de regarder ces tableaux, comme un moyeu en ployé pour leur amendement.

Cette annotation sur les tableaux sera encore trèsutile, si l'instituteur tâche d'en tirer parti pour rappeler à ses élèves l'importante vérité que Dieu tient un compte exact de toutes nos actions et omissions. Il pourra , à cet effet , employer la représentation symbolique des livres dont il est fait mention dans l'Apocalypse (XX. J2.)

On a recours au grand tableau moral pour décerner des souvenirs auxquels on donne ordinairement le nom de prix.

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