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instituteurs que la chose concerne, se graver de plus en plus dans l'esprit la pensée de leur sort futur, pensée qui doit les faire trembler bien plus que ceux qu'ils ont séduits par leur exemple! Puissent-ils ne jamais perdre de vue ces paroles de J.-C. (S' Malth. XVIII. 6. 1 .): Si quiconque scandalise un de ces petits qui croient en moi^ ce serait un bien pour lui, qu'on lui attachât une meule de moulin et qu'on le jetât au fond de la mer. — Malheur à Vhomme par qui le scandale arrive! On peut regagner ce qu'on a perdu sous le rapport de l'instruction; on peut rectifier des idées erronées que Ton a inculquées dans l'esprit de quelqu'un ; mais comment effacer l'impression produite par le mauvais exemple? Par conséquent rien n'est plus important pour un instituteur que la connaissance de soi-même, la vigilance sur ses actions et le soin le plus assidu de ne donner à ses élèves aucune occasion, aucune cause de séduction, de tentation au mal.
Outre les qualités qui sont lescompagnes inséparables de la véritable crainte du Seigneur, l'inslituteur doit posséder les suivantes dans un degré éminent.
§ XVIll.
1" La délicatesse de conscience.
Quiconque a de la conscience, s'efforce de connaître exactement tous ses devoirs, et d'acquérir la prudence et l'habileté nécessaires pour pouvoir les remplir. Il s'examine fréquemment et se rend compte à lui-même s'il les remplit, et de quelle manière il les remplit : et non-seulement les fautes graves, mais aussi celles qui paraissent moindres, peuvent à ses yeux avoir des suites si funestes qu'il travaille soigneusement à les éviter.
Si vous réfléchissez sur ce que je vous ai dit précé-
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lîemmenl concernant Timporlance de vos nobles fonctions, vous concevrez que lelle doit être votre manière d'agir, et que vous devez acquérir cette délicatesse •de conscience, si vous ne voulez pas être cause d'un mal immense et irréparable, et qui ferait votre propre malheur.