‹ Manuel de pedagogie et de methodique generaleChapitre 46 sur 156 · LVIII · texte numérisé non relu

LVIII

7" la Politesse,

Plusieurs personnes de la basse classe, tant dans les villes qu'à la campagne, mettent dans leurs paroles et dans leur conduite beaucoup de grossièreté et d'indécence, ce qui leur nuit beaucoup, puisque les personnes bien élevées les en estiment moins, évitent leur commerce ou prennent moins de part à leur misère. Par exemple, dans un village où est situé un château habité par le propriétaire, si, parmi les familles

indigentes, il s'en rencontre une dont père, mère et enfants soient modestes et laborieux, les hôtes du rJiâteau ne se montreront-ils pas plus bienveillants à leur égard qu*à l'égard de ceux qui sont grossiers et immodestes? Ne les assisteront-ils pas plus volontiers et plus largement?

La grossièreté et la rudesse ont encore d'autres suites fâcheuses. Elles diminuent les agréments de !a conversation, même parmi ceux qui ont contracté ces vices; elles produisent insensiblement une impression désagréable, empêchent ainsi l'estime et l'amitié , rendent la commisération plus difficile, conduisent à la dureté de cœur , et deviennent un obstacle à Taccomplissement des principaux devoirs religieux. Une conduite honnête, modeste, convenante, produit de bons fruits et tout opposés aux suites mauvaises do la grossièreté que je viens d'énumérer; elle préserve en même temps de la familiarité trop répandue , (it cependant si dangereuse, entre les enfants et les personnes âgées, de sexe différent. Vous voyez donc bien pourquoi on vous conseille d'habituer vos élèves à une conduite honnête, et de les y exercer.

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