LX
Quelques points qu'on ne doit pas permettre dans une école où l'ordre règne.
!'• Point de mensonge.
Les lèvres menteuses sont en abomination au Seigneur (Prov. 12. 22). Le mensonge est une tache affreuse pour l'homme^ une preuve de son peu d'éducation. Un voleur est préférable d un menteur ; mais tous deux courent à leur perdition. (Eccl. 20. 26). -— Ces paroles de l'Esprît- Sainl sont sans doute des motifs suffisants pour ne pas souffrir le mensonge dans vos élèves ; mais il existe, en outre, un motif particulier qui doit être pris en considération. Les enfants, de même que les grandes personnes, se servent du mensonge comme d'un manteau pour voiler leurs fautes, leur ignorance, leurs mauvaises intentions et leur cupidité, et comme d'un moyen pour avoir ce qu'ils souhai-
lent, ou pour éviter ce qu'ils redoutent. Or, s'il leur réussit de cacher leurs fautes sous le voile du mensonge, ou d'exécuter par là leurs mauvais desseins, le penchant au mal augmente, et la peur de lo commettre diminue ; et il arrive qu'ils s'attachent toujours plus au mal, qu'ils le commettent plus fréquemment et qu'ils s'y habituent plus fortement.
Il ne faut pas songer à un amendement aussi longtemps que l'habitude de mentir continue ; car comment un instituteur peut-il corriger ses élèves» s'il no sait point ce qu'il doit reprendre en eux? et comment peut-il le savoir avec exactitude, si les enfants lo trompent continuellement par leur déguisement et leurs mensonges.
La correction de vos élèves doit être votre affaire principale; or, leurs mensonges vous rendent impossible leur correction, il est donc évident que vous ne devez pas souffrir le mensonge. Quant aux enfants qui ont la mauvaise habitude de mentir, vous devez tâcher de les en déshabituer de toute manière, par des instructions, des exhortations, des réprimandes, des menaces, des punitions (Voyez § § 227-230 du traité des récompenses et des punitions).