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Pour porter les enfants à se ressouvenir facilement si leur âme a éprouvé ou fait telle ou telle chose, et à mieux remarquer ce qui s'est passé en
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eux, décrivez, en parlant ou devons on d'un autre, Topéralion on la disposition de l'âme dont vous avez en vue de le«r donner une idée; et puis demandez-leur s'ils ont déjà éprouvé ces sensations; s'ils se souviennent encore bien de l'événement et des circonstances dans lesquelles ils les ont éprouvées. Ce que nous disons dans les§§ précédents peut-être utile aussi [)Our le point qui nous occupe maintenant.
Vous pouvez, par exemple, apprendre à vos élèves ce qu'on appelle comparer en leur disant :
« Lorsque je vois deux objets devant moi, par exemple , deux chats , ou que je me les représente par la pensée, je les considère l'un après l'autre, puis j'examine en quoi ils se ressemblent, et en quoi ils diffèrent : c'est l'opération de l'âme par laquelle elle compare. Vous souvenez-vous d'avoir quelquefois comparé deux objets? Si vouliez maintenant comparer ces deux livres ensemble, que devrait faire votre âme? »
Si vous voulez leur donner une idée de re qu'on nomme désir y vous pouvez leur dire :
« Lorsque je vois un objet ou que je me le représente vivement, la pensée me vient d'ordinaire que sa possession me ferait plaisir, et je sens en moi un attrait et une tendance intérieurs à l'avoir pour me procurer ce plaisir. Faites attention si vous n'allez pas éprouver cela. J'ai encore quelques belles et bonnes pommes que vous aurez; mais je ne sais si ce sera aujourd'hui ou demain. Ah! vous aimeriez de les avoir aujourd'hui ? Dites-moi d'abord ce qui est venu à votre esprit en entendant parler de ces pommes? — Bien, qu'elles doivent être d'un goût agréable. Or, votre âme se représentait le plaisir que vous éprouveriez en les mangeant. Mais n'éprouviez-vous rien lorsque j'émettais le doute si vous les auriez aujourd'hui ou demain? Pourquoi vous
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écriiez-vous tous : aujourd'hui! vous aimez donc de les avoir maintenant; donc votre ame éprouvait une certaine impulsion à ressentir réellement le plaisir attaché à Taclion de manger ces fruits. Or, savezvous comment on appelle cette tendance de l'âme à éprouver un plaisir sur lequel on compte? — Bien, on l'appelle désir. Dites-moi maintenant, N., qu'estce qu'on momme désir? Vous souvenez-vous d'en avoir eu? Qu'éprouviez-vous alors? Comment le désir se forma-t-il en vous? »
Procédez de même pour leur donner une idée du dégoût , du libre arbitre , etc. ^'