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Lorsque vous vouiez faire comprendre quelque chose à vos élèves au moyen d'exemples ou de comparaisons,
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VOUS devez vous préparer avant la classe; car, pen* dant rinstriiction , rien de convenable ne se présentera à votre esprit, ou, s'il se présente quelque chose, vous n'aurez ni le repos ni le temps nécessaire pour réfléchir si c'est réellement ce qui convient. Je vous conseille donc d'annoter les exemples et les comparaisons que vous rencontrez çà et là, dans le livret dont j'ai parlé § 39, et de noter en même temps à quelle occasion vous voulez les employer. Vous pouvez faire ces annotations brièvement, et seulement d'après leur contenu : par exemple, la bassesse que nous commettons en offensant Dieu par des péchés délibérés peut être démontrée par l'exemple d'un homme qui se sert des bienfaits mêmes pour injurier et chagriner son bienfaiteur. — Que sans la grâce de Dieu nous ne pouvons persévérer dans le bien, par la comparaison d'un enfant qui marche soutenu par la main de sa mère ou par une lisière.
Vous pouvez aussi les écrire en détail; par exemple, la cause de tant de plaintes sur les misères de la vie et l'injustice de ces plaintes, peuvent être expliquées par la comparaison suivante.
La petite Claire debout près d'un rosier, pleurait amèrement. Pourquoi pleures-tu, Claire, lui dit son père attiré par ses larmes. Voyez, voyez, dit l'enfant en montrant les épines avec son doigt ensanglanté, voyez ce méchant arbuste. — Le père penche le rosier et tourne du côté de Claire les belles roses qu'elle n'avait pas aperçues, et dit : Mais regarde donc ici, regarde ces belles fleurs! — Claire sautant de joie et battant des mains, s'écria : Papa, donnez-moi une fleur de ce bel arbuste. — Le père lui en donna trois des plus belles, en disant : Donnes-tu encore le nom de méchant à cet arbuste? — Oh! non, papa, il est bon au contraire. — Mais cependant, ma fille, il a de piquantes épines. — C'est vrai, papa, mais il a
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do si belles ileurs î — Tu appelles mauvais les jours de douleur; pourquoi? parce que lu ne vois et ne sens que les épines. N'oublie donc pas de regarder aussi les belles roses, les fruits excellents des jours de douleur! En les voyant, lu diras : Oh! qu'ils sont bons, ces jours! Mais le secours du père (de Die!i) est nécessaire pour découvrir les fruits produits par les peines.
§ CXLÎ.
Avant tout, notez les comparaisons par lesquelles notre divin Sauveur nous place devant les yeux, avec une si grande clarté, ses salutaires doctrines. Par exemple, avec quelle clarté et quelle précision ne fil-il pas voir la folie, la mauvaise conduite et le malheur du pécheur ainsi que la miséricordieuse bonté de Dieu , par la parabole de renfanl prodigue (S. Luc. XV) ; — la nécessité de la pénitence et des bonnes œuvres, par l'allégorie de l'arbre stérile (S. Luc. Xill); — le danger de différer sa conversion et l'exercice des bonnes œuvres, par l'allégorie des dix vierges (S.Matlh. XXÏ); — l'obligation d'employer les forces que Dieu nous a données pour faire le bien, par la comparaison des talents distribués aux serviteurs (S. Matth. XVIIÎ) ; — que tout homme, sans différence de condiîion et de religion, est notre prochain, par la parabole du Samaritain (S. Luc. X); — le motif pour lequel Dieu souff're aussi des pécheurs opiniâtres parmi les justes, et sa conduite à la fin du monde envers es justes et leî? pécheurs obstinés, par l'allégorie du iemeur (S. Matth. XIIl); — pourquoi les bonnes leçons le produisent pas le même effet sur tous , par l'alégorie du semeur dont la semence tombait dans diférents terrains (S. Matth. XIII); — l'utilité et 1rs [ualités d'une bonne prière, par les allégories d'un ils qui demande du pain à son père (S. Luc Xlj ,
— du Pharisien el du Publicain (S. Luc. XVIÏÏ), — de raiiii qui va trouver son ami pendant la nuit (S. Luc. XI), de la veuve (S. Luc. XVIII). — En vous servant de ces comparaisons, ou d'autres tirées de TÉvangile, prévenez que ce sont des comparaisons de notre divin Sauveur.