‹ Manuel des candidats a l'école polytechnique (volume 2)Chapitre 118 sur 289 · XX — / = O · texte numérisé non relu

XX — / = O

En effet, en représentant par r le premier membre de la nouvelle équation, on reconnaît immédiatement que:

i". La fonction y reste continue et croissante à partir de

2°. Cette fonction, négative pour x = i 4-e, est positive pour X = -x.

Par conséquent, l’équation (2)3 une seule racine positive, comprise entre i et 2.

377. Pour approcher de cette racine, donnons à x les valeurs i,i et 1,2; nous trouverons:

Pour x=i,i, 7=2,2 — /21 = — 0,844522437...,;

Pour a: =1,2, 7=2,4-^11=4-0,002104727

La racine est donc comprise entre les deux nombres substitués, et beaucoup plus près du second que du premier.

D’ailleurs ,

et chacune de ces fonctions conservant son signe à partir de X = I 4-s, la méthode de Newton est applicable (370).

Faisant a = 1,2 dans la formule

nous aurons h — — 0,000 32

Ce résultat permet de supposer que la racine est comprise entre

(*) Suivant l’usage , la lettre c désigne une quantité positive trèspetite.

(**) La limite i|2 étant déjà fort approchée, nous ne suivrons pas la règle qui consiste à choisir la limite pour laquelle y(T) et f t^x') sont de même signe.

1,19967 et 1,19968. Efféctivement ,

donne

7= 2,39934 - log /.io{*) = — 0,000106788;

donne

7 = 2,399 36 — log X /. 10 = 4- 0,000008999.

Une nouvelle application de la formule de Newton montre que la racine est comprise entre 1,199678 et 1,199679. La substitution de ces valeurs donne ensuite :

pour X— 1,199678,

7= 2,399356 - log^^^^/.io = - 0,0000044..., pour x= 1,199679,

y = 2,399 358 — log /. 10 = + 0,000 002 2

378. Si nous appliquons actuellement les formules (2) et (3) du n“ 368, en y supposant

nous aurons

/(a) = — 0,000 004 4) /(P) = 0,0000022, l®Sy {^) ~ ^ a J ) ( ^ I 1 ) ~

puis

P, = ï, >99679 — 0,000 001 • gg = 1,1996786666;

et enfin, avec huit décimales exactes,

(*) Les Tables de Callet ne donnant pas les logarithmes népériens des nombres supérieurs à 1200, il est nécessaire, pour continuer le calcul, d’employer les logarithmes de Briggs comme intermédiaires.

Alj(iiiBUE.

379. E\emi’1.e II. — Dctrrnünt'r le coeffu ienl a, de numièrc (jue ré(juiilin>i

e^ + e~ — ax = «> ( i )

ait deux racines égales.

En général , on dit qu’««f ê(juation transcendante f { ,c) = o a deux racines égales à x , t/iiand la (juantité x annule , en même temps, f{x) etf'{x) (*).

Cela posé , la dérivée du premier membre de l’équation ( i ) est f'[.v) = — a.

Égalant cette quantité à zéro, nous aurons à déterminer a par la condition que l’équation

ait une racine commune avec la proposée (i).

L’élimination de a donne

ou

Cette équation est précisément celle que novis avons considérée dans l’exemple I : elle a pour racine

11 resterait donc à substituer cette valeur dans la formule

mais il sera plus commode de prendre celle-ci :

(pie l’on tire aisément des équations (1) et {2). Elle donne, au moyen des Tables logarithmiques,

(*) 11 est évident que la délinition des racines cifalcs, fondée sur la considération du plus grand commun diviseur, n’est pas applicable , en général , aux équations transcendantes. '

ALGKBHt;. -^31

380. Jiciiia/yitr. — L’équation ( i ) auia riH incs p<t\Hhcs inv^nlcs tant que le cocllicient a sera supérieur à eette dernière valeur; elle n’en atira aucune dans le cas contraire. Par exemple, l’équation

n’a pas de racines réelles.

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