‹ Manuel des candidats a l'école polytechnique (volume 2)Chapitre 71 sur 289 · SÉRIES LOGARITHMIQUES ET CIRCULAIRES · texte numérisé non relu

SÉRIES LOGARITHMIQUES ET CIRCULAIRES

Séveloppement de /(i+x).

2lli. La fonction /(i 4--r) a pour dérivée

Effectuant la

division, on trouve

Donc, en remontant des dérivées aux fonctions primitives,

/{l+x) = X- — + j-j+...±-~qz^{x). (l)

Dans cette égalité, est une jonction inconnue qui s’an-

nule avec X, et qui a pour dérivée

jé'

(‘*) Ces notions seront complétées plus loin.

(**) I.a fonction p (x) est la différence entre /(i x) et le polynôme

jr' X**

X donc elle existe. En second lien , jj (o) /(i) =1 o.

ALGÈBRE. i39

Il est aisé de voir que si la variable .v est comprise entre o et -+-1, inclusivement, la valeur de 'j'(.ir) converge vers zéro quand n augmente. En effet , pour toutes les valeurs positives de x, on a

c'est-à-dire

D’après l’inégalité (2), la fonction est croissante (224); et, comme elle s’annule avec .r, on a

D’un autre côté, le premier membre de l'inégalité (3) est la

dérivée de f^[x) —

; donc cette dernière fonction est (lé-

croissante. Do plus, elle s’annule avec .r; donc, pour toutes les valeurs positives de x,

La fraction

croîtrait indéfiniment avec /?, si surpassait

l’unité; mais si, comme nous l’avons supposé, x est compris entre

O et -1- 1, - ^ a pour limite zéro. A cause des inégalités (4 ) et

(5), il en est donc de môme pour la fonction ?(or).

Par suite, le développement de /(14-x), en série convergente, est

/(i-^.r) = .r-- + ---^ + y-...±-qr.... (A)

235. Remarque. — La fonction »(.r) représente le reste de la série, ou l’erreur que l’on commet en s’arrêtant au terme — •

Rnlin ,

=F ./(X) = ^ - .r H- X’ . . . H: .r-') = qi - J- ;

donc la fonction y(x) a />oui dcrioce

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i4o ALGÈBRE.

D’après l’inégalilé (5), coite erreur est inférieure au premier des termes négligés: c’est ce qui a lieu pour toutes les séries convergentes composées de termes alternativement positifs et négatifs (99).

Développement de Z(i — x).

236. Une marche toute semblable à celle qui précède donne d’abord

•]/ ( ) étant une fonction qui a pour dérivée — — > et qui s’an-

nule avec a;.

En second lieu , si x varie de o à i — a, a étant une fraction aussi petite qu’on le veut, on aura

I — JC

JC"

OU

Par suite,

iJIH I

La variable x étant inférieure à l’unité, la fraction ,

diminue indéfiniment lorsque n augmente. Donc }(x) jouit de la même propriété; et, par conséquent, pour toutes les valeurs de x comprises entre o et i — a, incliLsivemcnt ,

237. Les équations (A) et (B) peuvent servir à calculer les logarithmes népériens des nombres compris entre o et -i. Par exemple, si l’on suppose x = i dans (A), on obtient

(*) I.a formule (B) , obtenue en supposant x < i , subsiste pour x — i ; car cette dernière hypothèse rend infinis les deux membres.

ALGÈBRE. i4i

seulement, les; séries (A) et (B), même quand elles sont applicables, sont peu convergentes; et, d’un autre côté, il est essentiel d’obtenir des séries qui permettent de calculer les logaritlimes des nombres entiers. C’est à quoi l’on parvient par le procédé suivant.*

Calcul des lograrithines népériens.

238. Si l’on ajoute membre à membre les égalités (A) et (B), on obtient, à cause de

l’osons

nous aurons puis

ou

Cette nouvelle formule sert à calculer le logarithme népérien d’un nombre entier « 4- /?, quand on connaît déjà le logarithme de n. Si l’on suppose = i, elle se réduit à

L 2 rt 4- 1

3(2« 4- if

239. A cause de /. i =r o, la relation (D) donne, de proche en

proche, /.2, /.3, /.4

Par exemple,

2i0. Il est facile d’obtenir >ine limite supériiuire de l’entMir hl <jiie l’on commet en prenant .seulement les / premiers termes de

lii ALGÈBRE,

la série D. En effet, on a d’abord

et, par conséquent,

Ji+i

{■i.i -f- i)(2rt

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