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Problème III. — Une circonférence CMD roule sur une

circonférence égale ABA', supposée fixe, en rencontrant constamment P axe OZ de celle-ci. Quel est le mouvement d'un point de la première circonférence ?

Faisons passer l’axe des x par la position initiale A du pointai. Menons OC, CD, MC et MD. Abaissons ME, EG , EF, respectivement perpendiculaires à CD, OZ,

(*) Dans le cas de la cycloïde simple , d = R , MN = - MC ; donc

p = a MC.

OC. Menons encore l’ordonnée MP, puis la droite FP, évidemment parallèle et égale à EM. En prenant pour unité la vitesse de roulement, nous aurons, comme on le voit aisément,

ME = R sin r, DE = R (1 + cos/),

CE = (i — cosf), OF = GE = ^R(t-|-cos/); puis

x = OF cosf 4 - FP sin t = ~ R (1 4- cos t ) ( 2 — cos t) , j j = OFsinr —FPcosr = ^R(i — cosr) sinf, > (1)

z = CEsin^ = -R ^ 3(1 — cosr). ^

72 . Ces valeurs, qui pourraient servir à construire par points la trajectoire (*), donnent

[ +2Cosr) sinr, 1

• cosr)(i + 2cosr), /

Irv^.

sinf;

iR(-<

1 — cos t -J- 4 cos 2 t ) ,

1 4 cos/)sinr, ^

^tt

cos t ;

lR’(t-

- cosf ) (5 + 3 cosf),

iR’( 5 -

- 4 cos/ + 3 cos’r);

(*) Cette trajectoire est une épicycloïde sphérique. Sa projection, sur le plan des xy, est un limaçon de Pascal , que l’on peut représenter par

u = — R (1 — coscü).

T R (t + 3cosf) cos^ f v/â y/ 5 —J— 3 cosl

\J 5 + 3 cos t

COS^ COS fi

cos v

î — acosf — acos’ t ~ — 2 Sinf(i -H cos*) ^3

2 \/ï + cos f.

. 1 (5 + 3 cos t ) sm - / v ■ ■ - - 2/6 2 y^ + cosf

73. Plusieurs circonstances intéressantes ressortent des dernières équations :

i°. La vitesse c, nulle pour t — o, augmente jusqu’à ce que l’on ait cos t = — | j après quoi elle diminue. Le minimum répond à

cos — t — o , ou t = 7r. A ce moment , le point matériel est en D,

à la rencontre de la circonférence mobile et de l’axe directeur. De t = iz à t — 2 tt, la vitesse repasse par les valeurs qu’elle avait acquises antérieurement.

2 0 . L’accélération tv, d’abord égale à R, diminue jusqu’à ce que

cos f = | : le minimum est R Elle augmente ensuite, de

manière à atteindre son maximum R v/3, lorsque t — n, etc.

3". Pour / = o, les relations (8) se réduisent à

cos >. cos fi cos 1

— 3 ~ ~cT ~ y/3 a y/3 ’

l’accélération centripète C, égale à zéro, est dirigée suivant AD. Au point D, qui répond k t — n, cette accélération atteint son maximum R \jz ; elle est alors dirigée suivant la perpendiculaire à DA, etc. (*).

(*) Nous engageons te lecteur h compléter cette discussion, pour laquelle nous devons nous borner à de simples indications.

74. Problème IV. — Un point matériel M parcourt une ellipse ABA' B', de manière que le rayon vecteur mené au foyer F décrit des aires proportionnelles aux temps. Quelles sont les circonstances du mouvement (*).

Nous adopterons les dénominations et les notations suivantes :

rayon vecteur = FM = r, demi grand axe — OA = c,

... „ . ... fa ’ — b 1

demi petit axe = OB = 0, excentricité = - — , = e ,

anomalie vraie — angle AMF = w , durée de la révolution — T,î

vitesse moyenne angidaire = aire AMF = A.

L’énoncé donne ( D . D., 350) :

r= aji — e 1 ) .

1 e cos w ’ A t 7r ab T*

ou

A = ~ na,t y / 1 — (a)

75. Pour simplifier la valeur de A , on représente par ^ c l’aire décrite dans l’unité de temps, c’est-à-dire que l’on pose c — na 3 fi — c’ ; ( 3 )

(*) Les données de ce problème constituent les deux premières lois de Kepler. Le problème lui-mèmc est celui que Newton s’est proposé, et d’où il a conclu l’admirable principe de la gravitation universelle. (O., Cosmographie. )

d’où A = i<v. (4)

76. L’aire A, considérée comme une fonction du temps, a pour dérivée -r 3 «' (*).

Donc, à cause de la formule (4) :

77. Rapportons l’ellipse à des axes rectangulaires, passant par le foyer; nous aurons

x — r cosw, j=rsinw.

Ces valeurs donnent, en vertu de la formi% (5),

Il c •

x = r cosw sino),

y' = r'sinw-l- £cosw;

x"- [r"- 1 -^ cosw,

p)sino>.

Par suite, c’=r' J - t-p> (8)

78. Il reste à remplacer r' et r” par leurs valeurs, exprimées en fonction de r (**); mais, dès à présent, la comparaison des formules (9) et (7) montre que r accélération w est dirigée suivant le rayon vecteur.

(*) En raisonnant comme dans le Chapitre XXI de la Gcomctric analytique -à deux dimensions, on trouve

A/ A( 2^ ; At

AA aT ’

etc.

(**) D’après la marche indiquée au commencement de ce chapitre et dans les problèmes précédents , on pourrait sc proposer d’évaluer vetw en fonction du temps, ou du moins en fonction de l’anomalie vraie; mais, ainsi que le lecteur peut s’en convaincre , le premier problème est à peu près insoluble, et le second conduit à des valeurs compliquées, qui déguisent complètement la grande découverte de Newton.

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