Les patronymiques (fils de..., fille de
Il est d'usage courant, en russe, de désigner les personnes par le prénom (имя) suivi du patronymique (отчество) plutôt que par le prénom
Appendice. — Kemanjues 14 — 15. 2G1
suivi (lu nom de ГапиПс (фими.йи i. la (l(''sijj:nati()n i>ar le juc'-iium seul étant i4''ser\44' j>(»ur l'intimité. Dans une réunion d'Iiounncs ou de femmes se connaissant et causant ensemble, on n'entend jamais ni noms de famille ni expressions correspondant à «monsieur», «madame», mademoiselle': t<»ut se borne à des <'J('an fils de Pierre» et «Ol^a lille de Serge'>. <,)uand un Kusse se présente à vous, il vous dit son nom de famille; et, sitôt la conversation engagée, il sera poli de lui demander: II(t:JH(').n,Te yiJiiiVn, lîiuiie ими и етчсстноУ ou: 11о:июЛ1,П' у:и1;'п1,. luiin. \\л(-1, :м|{\'г1. по ймсии и от'кчтм) У Et <1е même, si un Eusse vous demande votre nom (luuri. lîaci, ;м1пп.У) et cpie vous répondiez par le prénom seul, il ajoutera : A im патюиисГ)? — On notera (jue les orthodoxes (chrétiens de rite grec) n'ont jamais (ju'un seul nom de baptême.
La dérivation des patronymiques se développe sur celle des adjectifs d'ai)i>artenance en -онъ, -chi, dont la formation a été exposée p. 12 n. 9. Les suffixations sont les suivantes:
masc. -ои-ичъ, fém. -ои-ма. pour les adjectifs d'ap})artenance en -ов'ь;
masc. -('М-пчь, fém. -(Ч^-иа, pour les adjectifs d'ai)partenance en -(чгь.
Mais, dans la conversation familière, les suffixations patronymiques masculines -омичь, -(ч^пчч, se réduisent à -i.imi.. -ичь. et la suffixation féminine -enna des patronymi^pies formés sur les noms en -<ч1 ou -t.ft et en -ai"! perd la voyelle -c-. Ex.: Ииань, Ивап-ош., Пваи-он-ичь (Ииап-ычь), Пванов-иа: АидрсГг, Андре-(чл., Аид})е-(ч^-ич'1> (Андре-ичь), Аидре-св-на (Андрсв-па); (Vprhit. СсргЬ-евъ. (Vi)ii)-(4i-ii4'i. (('ерИ^-ичь), Серг1>-(ч^-и;'. (C('})rt>ii-na). De même, dans le parler très familier, Пван-ов-на se réduit à Ииап-на. Степан-ов-на (de С'пчи'ип. «Etienne») à Стопаи-па,
Les exceptions à cette formation sont extrêmement rares; la plus communément citée est Hiv(4n. «Jacques», Яковгкчп., Як'ов.юв-ичч., Яковлевна ; encore remarquera-t-on que cette exception i>orte sur la dérivation de l'adjectif d'appartenance et non sur la suffixation proprement patronymique.
Quant aux noms de baptême masculins en -a, -и (très peu nombreux: six seulement sont usuels), ils forment leurs patronymiques masculins directement, sans l'intermédiaire de l'adjectif d'appartenance en -пи'ь; mais les patronymiques féminins, sauf deux, présentent le suffixe -ПН-; les suffixations étant ainsi, au masc. -пчъ, au fém. -йи-ич-на ou -ич-на, on a les formes suivantes:
Ку:}1,.ма (pour KoCBMîi) «Cosme», Ky:îi,M-ii4i,, g. -ича, Кузьм-йн-ич-иа ; Лука «Luc», Лук-ичъ, Лук-йи-пч-на ; Оома «Thomas», Оом-йчъ, Оом-йв-пч-на; Il.ii.ii «Elie», 11ль-птг>, 1Тлг,-йн-ич-па ; enfin Никита «Nicétas», Никпт-пчъ, Нпк'йт-ич-иа. et Савва «Sabbas», Савв-ичь. Савв-ич-на.
Noter c]ue seuls Никита et Савва, n'accentuent pas la voyelle finale: cette particularité d'accentuation suffit à expliquer l'absence du suffixe -ИИ- dans leurs patronymiques féminins.
ObservaUon. — L'ancien usage réservait aux nobles, à titre de privilège, les patronymiques en -ов-ичъ, -ов-па; -(чьичч.. -(4{-иа : -нчч., -ич-иа,
•)(;2 Manuel «l«; laii^^in- russe.
-iiii-iri-ii;i : It's iioîi-iioblcs, lils ou lilb's de paysans (i.']»f(Ti,i'mf). (rarti.sans des villes (MLiuânV), de marchands (uyiiubi), de prêtres (сиятснники), devaient se contenter des adjectifs d'ai)j)artenance correspondants: Ilhâm. liaKioin., Ilâmvn. Пнаиомь. Aiijourtriiui encore, dans les actes officiels, les non-nobles sont assez communément désignt's non par les patronymi(pies en -имь, -на, mais i)ar les adjectifs d'appartenance. Toutefois l'usage moderne est de donner du patronymique en -и'п., -iia non seulement à ceux ou celles qui, soit par leur instruction, soit par leur rang social, et quelle que soit leur naissance, s'élèvent au-dessus des classes dites populaires, mais encore à tous ceux ou celles à qui l'on désire manpier un respect particulier.