‹ Manuel pour l'étude de la langue russe; textes accentués, commentaire grammatical, remarques diverses en appendice, lexiqueChapitre 209 sur 263 · Les incises молъ, де, дескать (ou дискать · texte numérisé non relu

Les incises молъ, де, дескать (ou дискать

Le court récit de la cuisinière, dans Три смерти {y, p. 218), fournit un bon exemple d'une des plus notables particularités du parler populaire,— la répétition, à telle forme qu'il convient, du verbe roHoitinr, : Дай. rnudpiVrb... Что-/Кь, я г(»ио1»10... Н'Ьгь, говорить... Ainsi employées, les formes du verbe «dire» sont prononcées très vite, souvent perdent leur accent, et parfois même se réduisent, dans la prononciation, à une ou deux syllabes: rpio, григь (ou грып.), 1'})имъ, гри.ть, грили, etc., pour ronopio, roBopirn^, говорим'!., говорить, говорили, etc.

Ces emplois des formes du verbe «dire» sont fort usuels; on peut les comparer aux incises françaises «dis-je», «dit-il», «dirai-je», «dira-t-il», pop. «que je dis», qu'il dit», «que j'ai dit», qu'il a dit», etc.; en russe même, ces emplois peuvent être mis en parallèle avec ceux des trois incises mo.ti>, де, дсч'кать (ou диск-ать), incises d'origine verbale et dont l'usage vaut d'être examiné avec quelque détail.

La valeur générale des incises моль, до, дескать (ou дисг^ать) peut être définie ainsi qu'il suit: placé'i en incises et sans acception de personne, de nombre, de temps ni de mode, les «petits mots» мол-ь, де, дескать (ou дискать) servent à introduire dans le récit les paroles ou les pensées d'autrui, ou du moins des j)aroles et des pensées qui, même si elles appartiennent à la personne qui parle, se rapportent à un moment autre que celui du récit même.

Ces trois incises sont d'origine verbale, simples altérations de verbes signifiant «dire», «parler»: мо.ть est pour м(')лвиль, prétérit de молвить «parler», «dire» ; до est pour дЬе, 3" pers. sing. sans -тъ (сотр. можо, dial. et pop., pour можеть, p. 211 n. 4, et V Observation de la Remarque 36, p. 283) d'un verbe д1штц au sens de «parler», «dire»; дескать (prononcé également дискать, sans accent), expression pléonastique, est pour досказать. On notera d'ailleurs que ces incises, en perdant leur valeur verbale propre, ont perdu du même coup leur accent proj^re : en dépit des virgules qui isolent graphiquement моль, дескатг> (дискать) et parfois

294 ManiH'l (lu lan^iK* russe.

même дс, elles font corps avec le mot «jui |)r«'cètk' ou, moins communément, avec le in«>t «цп suit: en d'autres termes ces incises sont envlUiques ou, moins communément, proclitiques. Tout au plus un accent faible demeure-t-il sur la jiremière syllabe de ди-кап..

Les exemples ci-dessous préciseront et le sens et les variétés d'emploi de ces «petits mots».

Gogol, ЛакГ'йская (VOffice), IV: Ciiavi.'n. что (п'ллъ Ш.ислотапип.. Очень, мол'ь, /кал'1кть. что но ласталч. дома. «Tu diras que Nèvéléchtchaguine est venu et qu'il a beaucoup regretté de ne pas trouver (Monsieur) A la maison».

Gogol, Женитьба (le Mariage), acte I, se. 19: Скажп же, скажи: Благодарстиую, молъ, ci. мой.мч. удо1юль('тк1о.мч,.. . «Dis donc, dis: Je vous remercie... je suis bien heureuse».

Gogol, Ревпзоръ, acte II, se. 2: Вы-дс ci. оарино.м'ь, говорить, момк-пииь-и, и баринъ твой — плуп.. Мь1-д(^, говорить, :)такпхч. ип1ромыжниковъ и п()дл(Ч1.овъ видалтг. «Toi et ton maître, qu'il dit comme cela, vous êtes des filous, et ton maître est un voleur. Nous en ал^опз connu, qu'il dit, de ces beaux messieurs pique-assiettes, de ces vauriens». (On notera qu'ici де fait double emploi avec говорить.)

Pouchkine, Сказка о naph Салтан'Ь (Conte du roi Sait an):

«II te salue, mais se plaint de toi: il a promis de nous rendre visite, dit-il, et jusqu'ici il n'est pas venu.»

'Tourguénev, Три портрета (Trois portraits) : Вы думали запугать меня. Васйл1й Пвановичъ. Вотъ, дескать, Л^его пугну... «Vous pensiez m'effrayer, Vassili Ivanovitch. C'est cela, pensiez-vous, je vais lui faire peur...»

Tourguénev, Дымъ (Fumée), XIV: ...руки въ панталоны, и ротъ презрительно скрпвлёнъ: и, мо.лъ, гетй. «...les mains dans les poches du pantalon et la bouche tordue en une grimace méprisante, avec l'air de vous dire qu'il est un génie».

Ibidem: A что до Кулйбина, который, не зная механики, смастерплъ 1хак1е-то пребезобразные часы, такъ я бы :зти самые часы на позорный столбъ выставить приказалъ : воть, молъ, смотрите, люди добрые, как'ь не надо д-Ьлать. «Et pour ce qui est de ce Koulibine qui, sans savoir la mécanique, a fabriqué je ne sais quelles montres informes, eh bien, je les aurais fait clouer au poteau d'infamie, ces montres-là. Voyez, bonnes gens, aurais-je dit, voyez une montre comme il n'en faut pas faire».

Ibidem : Иные молодцы даже русскую nayicy открыли : у насъ, молъ, дважды два тоже четыре, да выходить оно какъ-то бойч'Ье. «Et je sais même des gaillards qui ont découvert une science russe: chez nous aussi, disent-ils, deux fois deux font quatre, mais cela vous prend un air plus galant».

Appendice. — Reinar<|iu's 43- 44. 295

Observaticn I. — Les exemples <iui prt'cèdent iiioiitreiit h-s petits mots» .МП.П,, дг. ,i,(''(i{;iTF, uiKium.) dans des propositions simplement juxta- })Osées à la proposition principale: ('|сажи же, cKaii.'i'i : И.иич'дирстуш. М'М'ь, с'ь мои.м'ь удп1{о.11,(ти1('.мъ. . .: et cette construction тапцк' bien la répugnance de la langue russe pour les j)rocéd«'s du style dit indirect ( сотр. pp. 2 n. 3, S) n. 7, 14 n. 4) : ('i;a-,i.ii vi,<'. ckmvi.h : 1)лаг<»да])ет1'Л1<>. mo.ti., au lieu «'t ])lace de ('lui/ixi'i vu»', ciuivi.i'r, что ты u.iai<M,a|«-Ti{yriiii,. Toutefois remi)l()i des incises моД!.. д»\ деск'ать (дисиат!.) ne rend nullement impossible la subordination par что. Ex.:

Pouchkine, Скп:пч"а о .мГ'])Т1<пГ| царсипГ. (Conie de la ptnot cesse morte) : lli. iKtHc'i. iii'i;{i»"o 1||>км(11|Г|.1а<'1.: liaivpacirhiiiiiiicF,. icjumiiLiaci., Чт6-де HT. iVx'Tii u-'i. m'iM'i. aaiii.iâ, Хоть liHanâ II lie была.

^EUe s'inclina très bas; toute rougissante, elle s'excusa d'être ainsi venue chez eux en visite sans en avoir été priée.»

Gogol, Ревизоръ, acte V, sel: Да ооьяий ие1..мт,, чтобъ знали: что М(»тъ, дн(ч;ат1., какую честь Б<')гь ппслалъ roixvuii'ne.My .. . «Et puis annonce à tous, afin que nul n'en ignore, le grand honneur envoyé par Dieu au préfet de la ville...»

Tourguénev, Три 11орт1)ета: Г)а1)Ы111ни 11})ика;и1ла сказать, что очень, дескать, иужио-съ (c'est une réi)Hii4iiaH qui parle). «Mademoiselle m'a dit de dire que c'était urgent».

Tolstoï, Война и Мйръ (la Guerre et la Paix), IV*-' partie, II: Возьми ты ееИчасъ сгиш парный и ступай гы к'ъ Везухову, и скажи, что гра(|)Ъ, молт., Ильи Андреичт^... «Prends-moi le traîneau à deux chevaux, tout de suite, et cours chez Bézoukhov, et dis-lui que le comte Elie Andréitch...»

Observation II. — Dans l'usage actuel de la langue, молъ, де et дескать (ди(ч;ать) sont à considérer comme des façons de parler familières ou archaïques, — до et дескать (дтч^а.ть) surtout.

Il est remarquable que, dans les quelque soixante pages des textes réunis en ce Manuel, Tolstoï n'a pas une seule fois employé l'un de ces «petits mots».

44. Quelques termes se rapportaut au mariage. Noms de parenté.

La demande en mariage. — Là où les anciens usages se sont le mieux conservés, c'est-à-dire dans les classes paysannes et chez les petits marchands des villes, on ne fait pas soi-même sa demande : on envoie des marieurs, сваты (de снагь, -a), ou une marieuse, сваха, -и.

Les сваты ne sont pas des professionnels : parents ou amis du fiancé, л.чнйхъ, -â (proprement «celui qui recherche une жена»), ayant ses pleins pouvoirs et ceux de sa famille, ils viennent négocier avec la famille de la fiancée, т^нЬста. les conditions matérielles du mariage projeté. Mais

21)6 Mamu'l (le Ьтцчи' russe.

со chiiinMciMii formel, eu tant <iue négociation conduite par les cumti.i. ne s'est maintenu qu'au village.

La «lûxa. au contraire, est une professionnelle de son ешрЬл, et que l'opinion publique ne tient pas en très haute estime. En tant que marieuse professionnelle, la смлха est inconnue dans les campagnes: c'est pour les marchands des villes seulement (iu'elle travaille. On trouvera d'inoubliables figures de vniwn dans la VK'tnnri.na (le Mariage) de Gogol et dans les comédies de mœurs d'Ostrovski.

Сиататг. дЬику, невЬсту, c'est rechercher une fille en mariage, la demander en mariage pour autrui; détermination: за et l'accusatif: oniï Meini с'ьатаюгь за Кондрашку (Голдаткпно житьё, р. 155 1. 9) «ils me demandent en mariage pour Kondrachka». Сватать se dit aussi i)arfois, mais plutôt par plaisanterie, du fiancé: и тео'Ь такого генерала сосватаю «je te trouverai un beau général», dira la сваха à la fille qui \e\\i faire un brillant mariage.

Свататься, c'est rechercher en mariage pour soi-même; détermination usuelle: за et l'ace, ou къ et le dat.: ииъ сватается за одну богатую ncBlicry ou Kl. одной богатой нев'Ьст'Ь «il demande en mariage une jeune fille riche». Quand сватать ou свататься se disent du fiancé et de la fiancée pris ensemble, la détermination peut être съ et l'instrumental: я её съ нймь сосваталъ; мы съ ней сосвата1н.1; оиъ съ ней сосватанъ.

Le сватовство constitue le premier acte des fiançailles; les fiançailles elles-mêmes sont dites сговоръ «la convention», «les accords», помолвка «l'engagement», ou обручбшо «la fête des anneaux», chacun des deux fiancés recevant, ce jour-là, son anneau de mariage. Au A'illage, les fiançailles sont couramment désignées sous le nom de рукобитье, l'usage étant que les parents des fiancés scellent les accords à grands coups frappés dans les mains, ou de пропой, proprement «beuverie»: c'est qu'on urrose les accords comme on arroserait telle autre convention passée entre des parties: сотр. заппт1>, perf., запивать, imperf., винимь торговую сд'Ьлку (торговая сд'Ьлка «transaction commerciale», «marché»).

А dater de l'engagement des fiançailles, les fiancés sont dits помелвленные. de по-молвить, perf., «promettre en mariage», «fiancer».

Le mariage proprement dit. — Le nom religieux et officiel est бракъ, -a: сотр. вступить, perf., вступать, imperf., въ бракъ съ к'Ьмъ «se marier à...»; брако-сочеташе «union par le mariage», «les rites du mariage»; ново-брачные ou simplement молодые (= молодые супруга) «les jeunes époux», «les mariés». В^нчан^е (v. ci-dessous), moins solennel que бракоco4eTâHie, désigne plus spécialement «la bénédiction nuptiale», et свадьба. -Ы (pour *сватьба, de même rac. que сватъ. сваха, сватать), «la noce»: я былъ y него на свадьба «j'ai assisté à sa noce». Quant à жешггьба,- mot très général, c'est l'expression concrète pour désigner ce qui, en termes :abstraits, serait вступленхе въ брак'ъ: оиъ намъ разсказалъ 11стор1ю своей женитьбы «il nous а conté l'histoire de son mariage».

Appendice. — Renianjiuî 44. 2'.>7

Le л'егЬе religieux est иГ.ичатьси, perf. по-мЬнчап.сл et. daii.-> le parler populaire, ии-нЬича'п.ся, <se marier», proprement «porter la couronne»: dans le rituel nuptial de l'Eglise orthodoxe, une couronne est maintenue au-dessus de la tête des fiancés i)endant le temps que le i)rêtre les marie, et cette couronne est appelée du même nom qui désigne la couronne des souverains, id-.iiéui», g. мЬица. — d'où l'expression идти m<m,i. Hi.iK'U'b (de la fiancée seulement) au même sens que idwi4;Vn.-(w.

Bciym'iTi. (нстуиать) \n, ()\улки et иГ.мчпп.ся mis à i)art, les verbes qui se rapportent au mariage sont diftérents pour les deux sexes; les plus usuels sont:

Pour la fiancée, 11<ч{'1.(та: тлда'ь. perf., тлданап., imporf., дич1. :i;i.\iy,i.-i. aa b<iiV) «donner sa fille en mariage à...», «marier sa fille à...»: Hiiiirni. perf., идти ou иы\одиг1>. imperf., аамулл. :$a кого «se marier à...», proj^rement «aller se placer derrière le mari», sous sa protection; она .ïaMyvKt'Mi, a;i KliM'i. «elle est mariée à...» — Noter l'emploi du nom. sing. en fonction d'ace, (idée de mouvement) dans замужь, et сотр. les emplois similaires du nom. plur., p. 26 n. 5; dans :j;biy>K(>M'r. toute idée de mouAa^ment est absente : on a donc très régulièrement la forme de l'instrumental.

Pour le fiancé, женйхъ: женить, imperf. et aussi perf., сына на h('i.Mi. «marier son fils à...»; Ихснйтьси, imperf. et aussi perf., на ь»'|.м'г. «se marier à...» (les perfectifs по-женйть et ии-жеиии.ся sont d'emploi populaire ou très familier); оиъ жснагь па комъ «il est marié à...»

L'opposition des termes se rapportant au mariage est symbolisée dans le dicton: Ппторг. а.-сиптги. Москиа ламуап. идёгь. (Пйтсрт.. nom familier de ПотербурП).)

Toutefois on retiendra que гьччп'ш.ся et le pluriel НхЧЧ1аты se disent fort bien du mari et de la femme pris ensemble: они ■/Ь(Ч1Йлп(ч, дна год;) тому назадъ ou они два года какъ Ж(Ч1аты «il у а deux ans qu'ils sont mariés».

On trouvera dans le récit Со.тдаткиио ачитьё une description sommaire de quelques-uns des rites paysans du mariage.

Noms de parenté. — La série en est fort riche:

Мужъ, -a «mari», vKenâ, -ы «femme», cyni)yni, -овъ «les époux», c.-à-d. супругь, -a «l'époux» et супруга, -и «l'épouse».

Отец'[>, отца «père», мать, матери «mère», родители, g. -ей «les parents» (le père et la mère), c.-à-d. родйпмь et родительница: — Д'Ьдч.. -a, dim. д'Ьдуиич'а. «grand-père» (отецъ отца или матери), бабка ou mieux бабушка «grand-mère» (мать отца или матери); — прад'Ьдъ «bisaïeul» (отецт, Д'Ьда пли бабки), прабабка ou mieux прабабушка «bisaïeule» (мать д'Ьда пли бабупихЧП: — прапрад'Ьдъ «trisaïeul» (отецъ ирад-^^да или прабабушки), et de même, au moins comme terme juridique, прапрабабка «trisaïeule» (мать прадеда или прабабушки).

Сынъ, -а, р1. еыионья. -ей, «fils», дочь, дочери «fille» ; брагь. -а. plur. братья, -ьевъ, «frère», сестра, -ы «sœur».

09g Mamifl tlt' lan^Mic russe.

Дидя. -II. (lim. дядк^тка, <'ОП('Ь'> ( l'/iin ii" 'iTiiy «on<;k* })}itei'nel», дядя lit» мап-рп oncle maternel), п-тка, -ii. dim. n lyiiii.a, «tante»; — илсмяпншп., -a «neveu» (сьпп. opâra иди сгстрь!), жи-мяпппца, -i.i «nièce» (ди'П, ojcVra или (ч'сгрьО; — Miiyivi., -a «petit-lils» ou «petit-neveu^ (en ce dernier sens le terme propre est ниучатимЯ плсмяииит.), ииу'чк'а, dim. de внука (le simple hiiyua est des moins usitésj, «petite-fille» ou «petite-nièce» (en ce dernier sens le terme propre est ииучатмая плг.мяниица) : ннучата, -'ь, au plur. seulement, «petits-fils et petites-filles», et aussi, par abus, «petitsneveux et petites-nièces»; — ираниук'ь «arrière-petit-fils», «arrière-petitneveu», et de même, mais inconnus à l'usage courant, правнучка «arrièrepetite-fille», «arrière-petite-nièce», et ираииучата «arrière-petits-enfants», «arrière-petits-neveux et arrière-petites-nièces».

Двок'фодпый брать (par opposition à родной брать «frère germain») «cousin germain», двок)ридн:1я <*<'<'тра (par opposition à родная сестра) «cousine germaine»; троюродный брать «cousin issu de germain», троюродная сестра «cousine issue de germain» ; et de même дво1ородный д1'.дъ «grandoncle», днок'фодная бабушка «grand- tante».

Свгк'оръ, -кра «père du mari» (мужшшъ отецъ), свекровь, -и «mère du mari» (мужнина мать); тест]>, -я «père de la femme» (женлнъ отецъ), тёща, -и «mère de la femme» (женина мать); — деверь, -я «frère du mari», золовка, -и «sœur du mari»; шуринъ, -a «frère de la femme», свояченица, -Ы (d'après Grot, своя'шница) «sœur do la femme», свояк*ъ, -a «mari de la sœur de la femme» (евояченицынъ мужъ); — зят]., -я «gendre» et «beaufrère» (мужъ дочери, сестры, золовки); сноха, -и «bru»; невестка, -ir, à la fois «bru» et «belle-sœur» (жена сына йлп брата).

Отчпмъ, -а (ou вотчимъ) «beau-père», «parâtre», мачиха, -и (d'après Grot, мачеха) «belle-mère», «marâtre» ; пасынокъ, -нка «beau-fils», падчерица, -ы «belle-fille».

De façon générale on distingue кровное родство «parenté par le sang» et свойство «parenté par alliance». Mais on ne perdra pas de vue que les termes de la parenté par alliance ne se sont conservés en leur intégrité que dans les classes populaires; la société dite polie emploie peu et parfois comprend mal les désignations telles que свёкоръ et све- K'pÔBb, cHoxâ ou золовка, шурпнъ ou деверь; le plus souvent elle a recours à la nomenclature française, singulièrement plus pauvre, mais, de ce fait même, plus commode: мой beau-père, моя beUe-sœur, etc.

Les parents autres que les père et mère (родители) sont désignés par les noms de родные (en fonction de substantif) ou de рбдственниь-н (fém. родственницы) : онъ .мн'Ь родственникъ, она MHf> родственнш^а «il est mon parent», «elle est ma parente». Dans le peuple, les père et mère et les parents (родители и родственники) d'un «ménage» se donnent mutuellement le titre de сватъ, masc. (plur., en ce sens, сватовья, -ьёвъ), et de сватья, féminin.

Enfin il ne sera peut-être pas sans intérêt d'indiquer ici comment on dit «papa» et «maman» en russe.

Appendice. - K«'m;»r<|U<'S 44 — 45. 299

Pour le ])ère, les désignations lamilière.s sont: dans le peuple: uâni, ('i;'iT-i.iui, oiVr-mmiia, et aussi п'п-и. пгг-слыич; dans les autres classes sociales: iiâiia, iiMii-iiMi.ii. iiiiii-i'iii.iui. iiaii-iiiiiii. mais aussi иаткшп.'а. Pour la mère, sans distinction de classes: мама, мам-очк-а, мам-сш.ка. мам-упник мам-ата. ]><)]>. мам-iui: мат-утка (de мап.). рор. мат-ка. — On notera (|ue les formes иаг-юшка, мат-уписа sont des plus fréquentes au sens plaisant de «petit père», «petite mère» en dehors de toute relation de parenté.

jiaiia est un emprunt au français, mais avec accentuation russe: l'accentuation iiaiiâ. française ou allemande, se rencontre aussi: pur snobisme; ainsi accentué sur la finale, iiaiiâ est un mot français, et, <omme tel, n'est pas décliné.

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