‹ Manuel pour l'étude de la langue russe; textes accentués, commentaire grammatical, remarques diverses en appendice, lexiqueChapitre 25 sur 263 · томъ, au neutre, antécédent de какъ. Сотр. p. 15 n · texte numérisé non relu

томъ, au neutre, antécédent de какъ. Сотр. p. 15 n

3. Пере-стать, perf., «cesser de»: même syntaxe que стать «se mettre à»; v. p. 1 n. 4. Le préverbe пере- (ripe-) est significatif à la fois de l'action interrompue (type пере-стать) et de l'action reprise (type пере-д'Ьлать «refaire»): cette double valeur n'est qu'un développement logique du sens originel donné p. 32 n. 1.

4. Cviiinb'ix'b ]Г111Ц1тхъ «mendiants aveugles», слЬпыхъ jouant le rôle d'épithète et т'ицпхъ celui de substantif.

5. Малеш.шй, dérivé diminutif de малый. Très usité à la forme courte (малъ, мала, мало et мало), l'adjectif малый est rare à la forme longue, hors certains emplois consacrés; à cette forme, on le remplace généralement par малрныпй, l'idée diminutive convenant excellemment au sens même de ce qualificatif. Noter l'emploi de малый en fonction substantive, au sens de «garçon » : умный малый «un garçon intelligent», добрый малый «un bon garçon».

6. Меня пугали: пугать «effrayer», «faire peur», se construit avec l'ace, et l'instr.: пугать кого чЪмъ «faire peur à qqn de qqe chose».

7. Сид-Ьло. Avec les noms de nombre, le verbe se met au singulier ou au pluriel: au singulier, si l'idée collective l'emporte sur celle d'unités prises isolément; au pluriel, dans le cas contraire; mais souvent le meilleur usage hésite entre le singulier et le pluriel. On remarquera la tendance à employer le singulier quand le verbe précède son sujet.

8. Двое. La série des noms de nombre collectifs двое, трое, четверо,

38 Manuel (le lauj^iie russe.

ЧТО Miit. дГ>.1ат1>\ n боялся бЬжать назадъ ii боя.ии ii])oilTn^ мимо iix'b'^: il ,\\'малъ, что они схватягь mch/i^ Идр} гь ОДИН'!, 11;гь нйхч, (у него были б1У1ые, как']^ молоко, iviaaa^) поднялся, вшлъ меня за руку^ и сказалъ: «ПаренёЮз! что же милостыньку?'^» Я вырвался огь него и Л1)иб1,жалъ^ къ матери. Она выслала со мною денег1> и х.гГ,ба^. Нй-

пнтеро, etc., se construit, à la forme du nom. -ace, avec le gén. plur. du nom déterminé; aux autres formes (gén. -ace, dat., etc.), il y a accord en cas entre le déterminant et le déterminé. Ex.: двое нйщпхъ, двопхъ пйщихъ, двопмъ нйщимъ, etc. Sur remi)loi de cette série de noms de nombre, v. Rem. 21, p. 265.

1. Что мн'Ь д-Ьдать. Il a été dit plus haut (p. 14 n. 8) que le sujet logique de la proposition infinitii^e apparaît en russe au datif. C'est là une constatation de fait et non une explication: en réalité le datif construit avec l'infinitif conserve sa valeur de datif. On a : что мн'Ь д-Ьлать comme on aurait: что мн'Ь надо д'Ьлать «ce qu'il me faut (ou «ce qu'il me fallait») faire».

2. Про-й-гы, perf. Employé comme préverbe, про- signifie essentiellement le mouvement ou l'action à travers ou le long de, soit dans l'espace, soit dans le temps.

3. MiÎMo пхъ. Мимо «devant», «le long de», à la fois adverbe et préposition. Ce double caractère explique que le pronom personnel de la 3® personne construit avec мимо puisse ne pas préfixer h- (v. p. 8 n. 4): on dit également bien мимо пхъ et мимо нйхъ.

4. С-хват-ятъ, de с-хват-п-ть, с-хвач-у, с-хват-ишь, perf. de хват-а-ть, -а-ю «saisir»: «je croyais qu'ils allaient me prendre, m'emporter». Noter la très grande liberté du russe en matière de concordance des temps (думалъ au prétérit, схватять au présent-futur): l'accord logique n'y est point sacrifié à l'accord grammatical purement formel.

5. Глаза: plur. en -a. V. p. 14 n. 5 et Bem. 18, p. 263. Le génitif de глаза est глазъ: sur ce génitif à désinence zéro, v. p. 32 n. 4.

7. Что же мйлостьшьку? Suppléer une coupe après что же qui, originellement, constituait une proposition interrogative indépendante; quant à l'accusatif милостыньку, il suppose un verbe du sens «donner». «Eh bien! nous feras-tu une petite charité?» comme si on avait: что же? милостыньку подашь? милостынька, dér. dim. de милостыня.

8. Приб'Ьжалъ. Employé comme préverbe, при- signifie: 1° l'approche, l'arrivée; 2° l'adjonction, l'adaptation. La détermination indirecte des verbes composés avec при- s'exprime en général par къ et le datif: прибЬжалъ къ матери.

9. Денегъ и хл-Ьба, génitifs partitifs: «de l'argent et du pain».

KVii;i. Mii.ii.'iiii.b p;i;ici>;i;M.iH;i.ii. . . . 39

mie (юрадома.пкм.^ х.гГ.иу. (Tii.iii крсстГт.С/Г ii \Wï\k ilonVM'i, Hi'iiniil ("I. nfbibiMii r.iîiiiaMii ciuiim.ri.: Х.гГ/п, гиоП xn|M')iiiiri — ciiaci'i H('>rj>'V> II uiri. oii'/iTi. i{:{',i.i'i, mciivi ;'.â \)\\л ii oinv-

IIîM'I. (M'. M\l\\ cru (TillO «lu'uil.n*. Il ("I) Tt,X'l> Ilop'l. 'ri перестал'!. OO'/m.eW (Vlt.lIMX'I. пГпцпхЧь

1. Об-рг1д-ор}-а-ть-ся, perf. de рад-ов-а-ть-ся, рйд-у-ю-сь «se réjouir>: dérivé de радъ. Construction: le dat. ou iia et l'ace; что. Сотр. p. 16 n. 8.

2. Крест-п-ть-ся «se signer». Le signe de croix avant de manger est l'une des manifestations les plus usuelles de la piété des Russes. Sur

3. Спаси Ббп.. С-пас-й, de с-пас-тй, -y, -ёии,, perf., «sauver», imperf. опас-а-ть, -а-ю. Littéralement: «Dieu (te) sauve!» «Dieu (te) fasse merci!» d'où, simplement: «merci!» Cette formule, donnée ici sous sa forme originelle, s'est réduite, par chute du -i^b final, à la locution adverbiale courante спасибо «merci». — Fort nombreux en Russie, les mendiants aveugles sont grands réciteurs de complaintes pieuses (духовные стихи, littéral, «vers spirituels»), et ils empruntent volontiers au texte même de leurs chants des façons de parler de caractère religieux ou du moins archaï<iue. Un précieux recueil de leurs complaintes et de chansons de mendiants en général a été publié en 1861 par P. A. Bezsonov (1828 — 1898) sous le titre de Кал'Ьки Порех6ж1е, les Stropiats (plus spécialement «aveugles») errants.

4. Mh'I> его стало жалко «J'eus pitié de lui». V. p. 17 n. 1.

Тетерева, сидйть на дерев Ь. Лисица ^ подошла къ нему н roBopiirj>: «Зд1)авствуП^, тетеревочекъ, мой дружочекъ, какъ услышала твой голосочекъ^ такъ п^ пришла тебя пров-Кдать.» — «Спасибо на добромъ cлôв'feV> сказалъ тетеревъ. Лпс1ща притворилась', что не разс.1Ь1шитъ^, и гово-

1. On reconnaîtra dans ce récit une ИЬге imitation de la fable de La Fontaine le Coq et le Renard (liv. II, fab. 15).

2. Лиепца. Le simple лиса, d'usage courant au plur., лисы, ne s'emploie guère au sing. que dans la langue des contes populaires; au sing. on dit communément лисица, forme originellement diminutive; on observera d'ailleurs que лисица est lui-même assez peu usité au plur.

3. Здравствуй, 2^ pers. sing. impér. de здравств-ов-а-ть, здравств-у-ю, imperf., «être en bonne santé», usité surtout à l'impérat. здравствуй (quand on tutoie), здравствуйте, comme formule de salutation.

4. Тетеревочекъ, gén. -очка, «gentil petit coq», dér. dim. de тетеревокъ, gén. тетеревка, diminutif lui-même de тетеревъ, -a; et dérivation pareille pour друж-6ч-екъ, друж-окъ, другъ; голос-оч-екъ, голос-окъ, голосъ. Sur les dér. dim., dont de nombreux exemples ont été vus déjà, v. Rem. 13, p. 256.

5. Такъ п. La locution adverbiale descriptive такъ и introduit généralement le second membre des phrases dont le premier commence par какъ ou какъ только au sens de «dès que».

6. Спасибо (v. p. préc. n. 3) на добромъ слов-Ь: formule usuelle de remerciement pour une bonne parole: en règle générale, спасибо se construit ал^ес за et l'accusatif.

7. Притворилась, что... «fit semblant que...» При-твор-п-ть-ся, perf., при-твор-я-ть-ся, imperf,, proprement «se fermer», «se clore», s'emploieau figuré dans le sens de «faire semblant», et se construit avec l'instrumental ou что: онъ притворяется больнымъ «il fait le malade».

8. Раз-слыш-итъ, de раз-слыш-а-ть, perf.: le coq est trop haut perché;

JIlKlIlUl и Т<''Т('})('ВЪ. 41

l)i'iri.: <^^Гто roBojii'iiiii,? НС cibiiiiv. Ti'.i пы. т(тс1И'И('>чок1>, Moi'i .ipyvKoMt'in.. coiiKM'i,' ii;i TpaHviiii.T погу.г/ггь. 11(»1'()П()])Ггп,co Miiofi, a T(V^ я Cl. дгрсиа ^ ne pic.c.ir.iiiiy. T('Tq)Oin, (*Ka:ia.ri.: lioioci. я сходГт.' па Ti)ain. IIjim'i,. пгпцам'ь. опасно ХОДИТ!, по :^ем.гИ.»

«II. III ты -Mcii'/i п()1'1111Ь('я?> сказала .шспца. «Но тебй, такч. д])уп'|хч^ :nit,j)cfi 6оюсь^> сказалъ icTcpeii'b. <l]c'/iKic звГ>1)11 6ывак)гь^.>^

sûrement le renard ne l'entendra pas, ne distinguera pas ses paroles. Sur le sens du préverbe раз-, y. p. 35 n. 6; sur la liberté dans la concordance des temps, v. p. 38 n. 4.

1. Tb'i бы... сошёлъ «Tu ferais bien de descendre» (et aussi, en ce même sens, To6t> бы сойти). Cette valeur du conditionnel est fort usuelle. Dans cette construction, l'idée comparative s'exprime par лучше: ты бы Л5'ч111е сошёлъ (ou root, бы лучпк^ сойти) «tu ferais mieux (ou «tu aurais mieux fait») de descendre».

2. Ha травушку иогулить, поговорить. Le renard, «adoucissant sa voix», choisit à dessein les formules les plus insinuantes: de là l'emploi des diminvitifs à sens de tendresse (трав-уиша, dér, dim. de трав-а «herbe») et des verbes à signification atténuée (préverbe no-). «Descends donc sur rherbette faire un tour, causer un peu».

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