Зимою «en hiver». V. Rem. 33, IL p
3. Когда пришла ночь... Venant après Timperfectif жплъ, Taspect perfectif de приииа indique qu'il s'agit d'un épisode, et non d'un fait d'habitude: c'est Thistoire d'une nuit qui nous est contée.
4. Поелушалъ..., иоводплъ . . . , понюхалъ... Dans ces trois verbes, également perfectifs, le préverbe iio- présente l'action A^erbale comme durant un certain temps; c'est une variante déjà vue de la valeur générale d'atténuation propre à ce préverbe. Noter que по-вод-п-ть, en ce même sens de «faire un mouvement» , «faire des mouvements» (поводрггь ycâiMii «remuer ses moustaches»), s'emploie aussi à l'imperfectif : il faut alors considérer le préverbe iio- comme servant uniquement à spécialiser le sens général du verbe simple водить «mener», «conduire».
5. Разъ-другой, c'est-à-dire одйнъ разъ, другой разъ, littéral, «une fois, puis une seconde fois». Le sens propre serait donc: «deux fois»; mais cette expression s'emploie le plus souvent au sens approximatif de «une ou deux fois» ou même, dans la langue familière, au sens de нЬекилько })азъ «plusieurs fois». Сотр. день-другой: d'après le contexte, «un ou deux jours» ou «quelques jours».
6. Ничего не было видно «rien n'était visible», «on ne voyait rien». Sur le sens de la particule négative ни, v. Bem. 37, p. 284.
7. KpoM'li сн'Ьга. КрохМ'Ь (l'accentuation кром^ est archaïque ou populaire), dat. sing. d'un ancien substantif крома «bord», «côté», conservé en fonction d'adverbe-préposition au sens de «en dehors de», «à part de»,
Pycju.-i.. 93
Сн'Пг'ь .icviùin. ттттпмтт^ тг п.км-тйт!.. i,;iiri, смха)»!,. Иадч, голоиоП .'{пЛца (Т()йл'1» .MojxK'.iibnï ii.-ip'b. Il ('кии:{|, ;')Т(»т'|, iiâp'i, виднНиим,'" бо.плш'я Щ)к\п :iHf.:vu»i.
Запцу нужно ni'.i.io'* не])онт|'1 мгр*':'/!, больтуи» до])б1т. 4T0UI.I 11])ндтн на :шакбмоо гумнб^ На болыппП до|)бг1, с'льтпшо было, как'ь ни.Т/калп по.к'ки.я. (|и',1])ка.1и лбпшдн. cKpHj l'Uni ьрОгла^ иъ cuhhx'j,.
|]аин,ъ оннть ocTaHOJiiKicH 1|бд.г1-, дороги. MyviarKii iilh'i подл'Ь слит ("ь иодннтыми BopoTHHiuiMii JuKJrniHOH'i/'. /1йца
«outre», «excepté»: ainsi, dcans la locution adverbiale крим!, топ» «outre cela», «de plus».
1, Волипми «en flots», «en nappes».
"2. Rii.uit..iiiei,, de ы1Д1г1'>-ть-си «apparaître», «être visible». Originellement inchoatif; no s'emploie qu'au pronominal. Сотр. p. 67 n. 4.
3. HyvKHo (')i,i.i(>. impers.: iiyvKuo, nom. neut. sing, court de нужнып, -ая. -00 «nécessaire». Les expressions impers, signifiant la nécessité, l'opportunité, la facilité, etc., se construisent avec l'intin. ou чпм/ь: hvvkiio il est nécessaire de»; надо et падоиио «il faut»; tic iiyvKiK» «ce n'est pas la peine de», «c'est àf toi-t que»; не надо, même sens; удобно «il est commode de» (l'infin. seul); логь-6 «il est facile de» (l'infin. seul): etc. Quant à l'expression, personnelle ou impers., de l'obligation morale: онъ дб.Ггксн'!,. она должна «il doit», «elle doit», должно (et должно) «il y a obligation de», — elle se construit avec l'infin. seul; ainsi: должно быть «cela doit être», «sans doute». Noter que l'expression de l'obligation morale s'emploie couramment au sens de nécessité ou même simplement de j^robabilité : même extension qu'en français pour les sens du л^егЬе «devoir».
4. Ha :5нак-6моо ryjnié «à un enclos de battage qui lui était connu . Le гумн('». c'est l'enclos où l'on fait les battages, les nettoyages de grains, etc.; le токь, -a «aire à battre» en est la partie essentielle; les gerbes sont disposées tout autour, en «meules > i скирды, de скнрдь. -â) ou en tas plus petits (кмадутк-н, de кладу|пка. mot provincial); tout près se trouve le «séchoir» (ohhhi.. -a).
5. Кресла. Dans les traîneaux de charge on appelle ьресл('> ou iqxMvia (ce même mot s'employant indifféremment dans ce même sens au singulier ou au pluriel) toute la partie placée au-dessus des «patins» (полозья): c'est donc le corps même du traîneau.
6. Кафтанонь: к-афтанъ. long paletot de gros drap, noir ou bleu à lu ville, brun ou gris au village, serré à la taille. Les Russes distinguent : русское платье, русская одёжа «costume russe», costume national, et н-Ьмецкое платье «costume allemand», costume étranger. Ceux c[ui s'habillent à la russe (ходяиие ш. русской од(;ж'Ь. кто ходить вт. ])усс1чО|1 одёж).!
<)4 Mamu'l (Ir 1;И);,П1<' iMisse.
iix'i. ni'.i.m M\Ti,' muiii.i. Г)и|»(М.1.1. yci'.i. рГ.смГии.! iix'i. rn'.i.iii oivii.ic". 11.!и pTuin, Il ii(t((')iri. ijx'i. iiK'.i'i. iiap'i,. .1о|11ад|1 iix'i,
иГ.1.111 lhVi||i,i;|. Il in, iiuTV llpIKTji.n. l'ilK'll. /loiliaill Td.llui.llici.
iri, xoMV'iâx'i.'^, iii.ijr.i.iii. i:i.iiir>ipiii;a.iii l'.'i. yxâoax'i.'. .Mv,i.iiKn
portent le long caftan (mot tnro, volontiers eérémonieux, croisé sur la poitrine, ou la 111М,|,("ика, plus courte et plus légère, également croisée sui- la poitrine, moins habillée, et généralement en drai) gris léger (111>д-д*'ика, proprement «vêtement de dessous»: dérivé de la rac. д'Ь-, idée de poser, de mettre, avec нидь préfixé: сотр. (>-д»''Жда, pop. о-дёжа «vêtement»; sur д1'.-ть et ses composés, v. p. 49 n. 6). Ceux (|ui s'habillent à l'allemande (кто xiVuit'I' isi' ii'I..m<'4u.".m'i> ii.ii'm.t., носищ!»' !гЬ.мецкоо пла'п.с, ou, plus littérairement, кто од'1'>иастся по-европейски) portent la redingote, ciojrryiv'b, -â (on écrit aussi ссртукъ, -a: franc, surtout) ou le veston, пид-.1>;11х-|.. -a (ang. pea-jacliet), et le pardessus, па.п.тб. — On remarquera qu'en ce passage le mot кафтанъ semble pris en un sens général qu'il n'a pas d'habitude, celui de «manteau»: il gèle très fort (v. p. 96 1. 9 : трбскгь .\io})ô:5a иг. fiptMuiaxb h;?67i), et le caftan de drap protégerait mal les charretiers contre le froid; il est plus naturel de les supposer vêtus de la demi-pelisse, полуптубокъ (v. p. 51 n, 7), avec, par-dessus, la touloupe, тулупъ (v. p, 207 n. 5), ou au moins Varmiak, армйк-'ь (v. p. 210 n. 2).
1. Чуп,, ancien doublet de l'infinitif чу-я-т1>, чу-ю, -опп, «flairer», puis «éprouver une sensation», «sentir» (v. p. 189 n. 1); conservé, à l'emploi absolu, en valeur d'adverbe avec sens de «à peine», proprement «juste de quoi en éprouver sensation»; parfois se redouble: чуть-чуть. Le dérivé чуточку (dial. чутку), forme d'ace, en fonction adverbiale (сотр. капельку «un peu», «un tout petit peu», proprement «une gouttelette», «une larme»), s'emploie dans le même sens, et aussi, notamment avec les comparatifs, dans le sens de «quelque peu», «un soupçon»: больному чуточку получше «le malade est un tout petit peu mieux»; чуточку вина «un soupçon de vin»; à la négative, ни чуточки, forme de gén, (сотр. ни капельки, ни Kan.Hi). Sur la locution чуть не, v. plus bas, p. 99 n. 3.
2. Bfobie. L'emploi de la forme longue de l'adjectif en fonction d'attribut, même en dehors du cas spécifié p. 16 n. 5, est l'une des caractéristiques de la syntaxe populaire; mais il n'est nullement rare dans la langue classique.
3. Толкались въ хомутахъ, littéral, «se cognaient dans leurs colliers», — «se cognaient à leurs propres colliers». Les secousses de la marche dérangent les harnachements; de plus, mal nourris, l'hiver surtout, les chevavix de paysans sont toujours trop à l'aise dans leurs colliers.
4. Въ ухабахъ. Les ухабы (de ухабъ, -a) des chemins russes ne sont pas les ornières laissées par le passage des roues: ce sont des sortes de ravines transversales creusées parfois en trous si profonds (рытвины, de рытвина, сотр. ры-ть. р6-то «fouir», «creuser») qu'au moment du dégel
loroii'/i.iii. odi^oiT'/i.iTi. nn.iii 1;иут;'п1П ."ioin;i,i,('ri. ^\\гл (T;i|>iii;;i iii.ii'i |)ЙД()-М'1>'. II одГпп, |);i;îciu-i:',i.iiJ;i.ri. ,i,|iVi'n.M\. luiiri, v iK'iVi \i,|i;i.iii
Когда оои:'/!, IIj)of,xa.Гl.^, :iaîiii.'i. iicpcci^-oMii.n, дпр/ит"^ ii iio.kmVuii.i.'v ' iioim'M'i» in. rvMiiv. Cona'ii'iih'a ot'i. оГн'к'.а" vr.iiда.1а ;'.аГ1ца. ()ii;i ;'.а.|;'гл.1а ii просилась ;;a ыьм'ь''. Лаяц'ь ik»-
un cheval peut s'y noyer: adj. \ xâoiicn.iil : ainsi: ухйиистая .injM'uii clicmin raboteux», «bossue».
1, Гйдом'ь, instr. de 1)ядъ. -a en fonction d'adverbe: en ran^- . l'un à côté de l'autre». Les diminutifs 1)Идком'1., 1)йдып1кодп. s'emploient dans le même sens. Noter les expressions: ридомь ci, iVriiMi.. littéral, «en rang avec ceci», «à côté de cela», «de plus» (on dit aussi dans le même sens lia ряду [souvent en un seul mot, иа])яду] ci, iVniM'i,): cii.iôiiii. да рядолп, «à tout bout de champ», «toujours et partout» f'cii.Ktiiii.. adv., «de suite», «sans intervalle», «sans interruption»: сотр. сп.кчтк.й. -ли. -ôc «continu», «compact»); ikm'i. 1)яд'1> (habituellement en un seul mot, 1юд])яд'1,) ou, dans le même sens, сряду (= ci. ряду) «de suite»: t})i'i дня иодридч- ou сряду.
• 2. Когда оСюлъ iipo'hxa.i'i, «Quand le train de traîneaux eut passé». On aura remarqué déjà l'impuissance de la langue russe à exprimer })ar des formes" différentes les différentes modalités du passé distinguées en français par les prétérits dits : passé défini, passé indéfini, plus-queparfait et passé antérieur; toutes sont confondues en russe en une forme unique, le prétérit de l'aspect perfectif, tandis que le prétérit de l'aspect imperfectif recouvre à peu près les emplois de l'imparfait français.
3. Иороскочйлъ дорогу; сотр., plus bas, dans le même sens: перескочил!, черезъ дорогу: les deux constructions sont également correctes.
4. Полегоньку, et de même, plus bas, потихоньку «tout doucement», «tout doucettement»: v. Rem. 38 p. 285. Sur les suffixations diminutives en -cHbKiil. -oHbKiii, v. Rem. 13, p. 258.
5. Со6ач(Ч1ка отъ обола «le petit chien du train de traîneaux». La détermination d'un substantif par une préposition insiste sur l'individualité bien plus expressément que ne fait la détermination par un adjectif ou le génitif: сотр. чашк-а йоды «une tasse d'eau» et чашка ci, водой «la tasse pleine d'eau», «/a tasse avec de l'eau dedans»; оанка варенья «un pot de confiture» et банка ci, вареньем'ь «le pot aux confitures»; дверной ключ'ь «une clef de porte» et клк'игь on, две})!! «la clef de la poi-te»; etc. On obtient ainsi, en russe même, et dans .ce cas particvilier, une différenciation de sens assez pareille à celle que fournit, dans les langues qui les possèdent, l'opposition des articles défini et indéfini.
6. 3a HiLM'i.: au sens de, «à la suite de», la préposition :5a se construit toujours avec l'instrumental, même après un verbe de mouvement.
90 MaiiiM'l <!•• I.in;,'!!»' russe.
cKiiiù-i.ri. K'i. r\.Mii\ iii) <'\Г>пя.м'1.' : ;'.;iriiui ,i«'|t«iui.iii <\Гм'ц|-. a сопака lia дсн'йтомч. ii|)bi'/Ki;f. :?air/i:;.ia in, ciit.rv ii (MTaimm'i- .laci.. Тогда .'{аяцч. vô.uv остапош'ккя. поспдГкГ!» па :{;Vuiiix'i, лапах'!. Il ii(/m\6ni.KV потГмч» iri. rvMiiv. По дорбгЬ ôn'i. па ;{(М('пйх'1,'^ пстрГ/гил!, днухк ;^г'и1п,(*и'1.. Они кормились и играли. Заиц'г. поигралъ ci) тоиарп1цам1г. иокопа^гь п. ними морозный cnf.ri,. iioivn.'* (улими^ M iKHiiiVri. далг.пш. На дсp(''BHt.*^ неё 6ь1ло тихо, огнй^ бь1ли потииены. Только слы- И1ал('и па улицф, плачч, ребёнка въ пзб1',. да трескъ мороза^ !Г1. б1)('внахъ избъ^. Заицч» npoiiicri, на itmho^^ и там'ь наиим'ь тот^артпцей. Опт, иоигратх, съ нх'вгп на расчйпм'Нномъ току, поНтъ овса из'ь начатой кла.тушки, взоб})ал('й но крьпп1>, занесённой сн-Кго.лгь^^ на овпнъ, и черезч> иле-
Сотр. les locutions du type: пойти, послать :ш дбкторомъ «aller, envoyer chercher le médecin»; v. p. 22 n. 2.
1. Ilo суб('»им'ь. Cy-ooil, pop., même sens que cy-rpûo-r, : non pas «tas de neige», comme on traduit souvent à tort, mais «haute neige», «neige profonde»; au pluriel, «champs de haute neige», champs inégaux et vallonnés. Cy, forme archaïque de оъ : сотр. су-поросная (et aussi cyп()})о('ая) свиньи «truie pleine», «laie pleine», en face de стельная корова «vache pleine» (v. p. 75 n. 2).
2. Зайца держали субои «la haute neige portait le lièvre», ne se crevait pas sous son poids.