‹ Marques de blé dans la division d'inspection du Manitoba récolte de 1907 [microforme]Chapitre 11 sur 20 · BLÉ GELÉ OU ‘ENTRE-GELÉ · texte numérisé non relu

BLÉ GELÉ OU ‘ENTRE-GELÉ

Avant d'étudier les résultats de la présente investigation, il est bon de dire un mot ou deux concernant la récolte de blé représentée par les divers échantiHons. Dans beucoup de districts du Nord-Ouest du Canada la saison de 1907 a été extrêmement et exceptionneilement peu favorable pour la production de grain de première qualité. Dans de grandes étendues de pays et pendant une partie considérable de la saison de végétation il ÿ a eu des pluies abondantes ou continuelles accompagnées d’une basse température, ce qui a retardé le développement de la plante de blé et la maturation du grain. Malheureusement, au commencement de l'automne, lorsqu'une grande partie du grain était encore à l'état “pâteux”, il est survenu des gelées nuisibles. Le résultat de ces conditions météorologiques a été qu'on a récolté de grandes quantités de blé gelé dont une forte proportion n’était pas assez mûre ou avait trop souffert pour pouvoir servir à la fabrication de la farine, quoique, ainsi que nos analyses et nos essais pratiques l'ont fait voir, ce blé aït une valeur positive et même très considérable pour l'alimentation de diverses espèces d'animaux de ferme.

Les termes “gelé” (frozen) et “entre-gelé”” (frosted), appliqués au blé sont employés indifféremment ou à peu près l’un pour l’autre, l’intensité du tort causé étant ordinairement exprimée par un qualificatif tel que fortement ou légèrement. Il ne semble pas su:ffisant d'employer l’un ou l’autre terme sans quelque qualificatif; car la gelée peut, au point

lu meunier. avoir l'effet de rendre le Wé tout à fait sans valeur on bien ne lui

causer à peu près aueun dommage. La valeur d'un blé peut donc être sérieusement ou très peu diminuée, ce qui paraîtrait dépendre de l'un ou l’autre de deux facteurs ou de tous les deux à la fois. Le principal de ces facteurs est sans doute le degré de maturité du blé lorsqu'il est surpris par la gelée, le blé le moins mûr étant celui qui souffre le plus: mais nous devons au upposer que l'intensité du froid auquel est exposé le blé imparfaitement mûr, a aussi son effet, Ainsi, nous trouvons qu'une gelée, même relativement légère, si elle survient lorsque le grain ne fait encore qu'arriver à l'état “pâteux”, arrête le développe-

,ment et, en conséquence, le grain récolté est petit, contracté et fortement décoloré; d'autre

part, une gelée plus forte, arrivant lorsque le grain est presque mûr, n'empêche pas celui-ci d'être assez bien nourri et de bonne couleur, le seul indice de la gelée étant le fait que la peau du grain est ratatinée. L'eau produit sur la peau du grain un effet très semblable à celui de la gelée.

Le tort causé par la gelée et l'humidité aux blés examinés a été discuté dans la première partie de ce bulletin (page S). I nous suit done de mentionner que l'examen superficiel que nous avons fait des divers échantillons nous fait voir que la proportion de grains affectés par la gelée où par l'eau dans le blé N° 3 Northern est presque négligeable et que toutes les marques supérieures à celle-ci ne paraissent pas contenir un se. grain défectueux. Les marques inférieures au N°3 et particulièrement le N° Get le “ Feed” présentent une forte proportion de grains gelés et ratatines.

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