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ASCENSION DROITE ET DÉCLINAISON

Les lois du mouvement diurne nous fournissent un système bien préférable : celui des ascensions droites et des déclinaisons.

17. Définitions. — Soient : PP' l'axe du monde, EQE' réquateur. On appelle ascension droite d'une étoile S l'angle de son cercle horaire PSP' avec un cercle horaire convenablement choisi et pris pour origine. Ce dernier cercle coupe l'équateur en. un point y que l'on appelle V origine des ascensions droites.

L'ascension droite est donc égale à l'angle yOQ. Les ascensions droites se comptent sur l'équateur de Oo à 360O, en partant du point y, de l'ouest à l'est, dans le sens indiqué par la flèche.

Si on suppose que le méridien du lieu soit représenté par le cercle PEP', l'angle des deux cercles PSP' et PEP' est l'angle horaire de l'étoile S (n^ 14).

On appelle déclinaison d'un astre S l'angle que fait le rayon OS avec le plan de l'équateur ; c'est donc l'angle QOS. La déclinaison se compte de l'équateur au pôle, de 0° à 90o. Elle est boréale ou australe selon que l'astre est dans l'hémisphère boréal ou dans l'hémisphère austral. Nous conviendrons de compter les déclinaisons positivement ou négativement suivant qu'elles seront boréales ou australes. Avec cette convention, la déclinaison d'un astre est^ dans tous les cas^ le complément de sa distance polaire,

Remarqob. — Quand on connaît l'ascension droite et la déclinaison d'une étoile, sa position sur la sphère céleste est parfaitement déterminée. En effet, connaissant l'ascension droite a, on fait avec Oy, dans le sens de la flèche, et dans le plan de l'équateur, un angle fOQ égal à a. Ensuite, dans le cercle PQP' on mène une droite OS faisant avec OQ un angle QOS égal à la déclinaison donnée D, en ayant soin de porter cette droite dans l'hémisphère boréal ou dans l'hémisphère austral suivant que le nombre donné D est positif ou négatif.

Ces deux éléments, ascension droite ou déclinaison, qui

permettent de déterminer complètement la position d'un astre, s'appellent ses coordonnées.

18. Mesure de rascension droite. — On voit facilement que Vascension droite d'un astre^ augmentée de l'angle horaire de cet astrCj est égale à Vangle horaire du point y.

En effet, yOE est l'angle horaire du point y,

yOQ est l'ascension droite de l'astre S,

QOE est l'angle horaire de l'astre S,

et on a sur la figure

Ceci posé, nous voyons que lorsqu'une étoile S est à sa culmination supérieure, son angle horaire est nul. Par conséquent, son ascension droite est, à ce moment, égale à l'angle horaire du point y.

Supposons qu'on possède une horloge sidérale, et qu'on l'ait réglée de façon qu'elle marque OhomQs au moment du passage du point Y au méridien : soit t Iheure sidérale du passage au méridien de l'étoile S. D'après le ■^" n^ 15, l'angle horaire du point y

est à cet instant iS® x t. Par conséquent, l'ascension droite de l'étoile est aussi IS^X t.

On en conclut la règle suivante :

Pour avoir l'ascension droite d'une étoile^ on règle une horloge sidérale de façon qu'elle marque 0^ 0™ 0» au moment du passage du point y au méridien ; lorsque l'étoile considérée passe au méridien^ on regarde l'heure^ et en multipliant par 15 le nombre ainsi observé, on obtient en degrés l'ascension droite de l'étoile.

Remarque. — On peut évidemment prendre pour origine des ascensions droites un point quelconque de l'équateur. Nous verrons dans la théorie du Soleil quelles sont les raisons qui ont conduit à prendre l'origine actuelle.

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