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ASCEMSION DROITE ET DÉCLINAISON

Supposons qu'on prenne provisoirement pour origine des ascensions droites le point A où le cercle horaire dune étoile remarquable coupe Téquateur.

On pourra calculer à l'aide de ce point les ascensions droites de toutes les étoiles. Ensuite, pour avoir les ascensions droites définitives, quand on prend le point Y pour origine, il suffira d'ajouter à tous les nombres précédents l'ascension droite du point A par rapport à r.

19. Exemple. — Trouver l'ascension droite d'une étoile S, sachant qu'elle a passé au méridien à 9^ 48™ 27» et que Vheure du passage de y au méridien était 2^ 30™ 49*.

Pour que l'horloge sidérale marque 0^ 0™ 0», il faudrait la

retarder de 2^ 30™ 49» ; l'heure du passage de S au méridien

serait alors TMI-SS» ou ^7+— +5^^^^] •

Par conséquent, l'ascension droite de l'étoile exprimée en degrés est

ou 70 X 15 -+- 17' X 15 ■+- 38' X 15

ou 105° -h 255' -h 570".

Or 570" = 9' 30"

Donc on a pour yaleur de l'ascension droite

Inversement, connaissant l'ascension droite d'une étoile, on peut calculer l'heure de son passage au méridien.

20. Lunette méridienne. — Pour mesurer des ascensions droites, il ne s'agit en définitive que d'observer des passages d'étoiles au méridien, et l'on conçoit que le théodolite puisse fort bien se prêter à cet usage.

Mais, dans les observatoires, on aime mieux avoir des instruments plus stables que le théodolite.

La Iv.nette méridienne se compose d'une lunette astronomique tournant autour d'un axe ,horizontal placé de telle façon que son axe optique décrive le plan méridien.

Pour réaliser cette condition, il faut de grands soins de construction et des vérifications minutieuses , mais lorsqu'on est arrivé au but, on n*est plus obligé de recommencer à chaque fois, comme avec le théodolite, la détermination du méridien.

L'axe de rotation de la lunette repose sur de solides piliers de maçonnerie destinés à donner de la stabilité à Tappareil . Pour se servir d'une lunette méridienne, il n'y a qu'à noter l'instant où une étoile déterminée passe dans le champ de la lunette, plus exactement, au point de croisement des fils du réticule.

21. Mesure de la dôcllnalson. — Lorsque le cercle vertical du théodolite est dans le plan méridien, on peut viser une étoile à sa culmination, et si on a déterminé la direction de l'axe du monde, une simple lecture du cercle gradué donnera la distance polaire de l'étoile . En prenant le complément, on aura sa déclinaison.

On emploie plus souvent une méthode qui s'appui e sur la remarque suivante :

La déclinaison d'une étoile est égale à la hauteur du pôle au-dessus de l'horizon, augmentée de la distance zénithale de cette étoile à sa culmination supérieure.

Prenons en effet pour plan de figure le méridien du lieu. Soient OZ la verticale, OH la trace de l'horizon, OE celle de l'équateur, OP l'axe du monde et A A' la trace du parallèle que décrit l'étoile.

La distance polaire étant égale à l'angle POA, la déclinaison D de l'étoile S est égale à 90^ — POA.

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